Casting

Fiche technique :

Auteur : Romaric Galonnier

Joueurs : 4 à 8

Durée : 30 à 40 min

Type/public : Ambiance / Famille

Age : 14 ans

Mécaniques : Déduction, association d’idées et de visage

Première parution : 2014

But du jeu :

Obtenez le plus d’argent possible en faisant en sorte que vos acteurs soient choisis par le réalisateur !

Règles :

L’un des joueurs incarne le Réalisateur pour la manche, les autres sont les Agents. 7 Tuiles Acteur côté femme sont placées dans le clap, chacune en face d’une des lettres du mot « CASTING ». Chaque Agent pioche ensuite secrètement un Jeton Lettre du mot Casting : chacun sera donc l’agent d’une des actrices.

Le Réalisateur lit ensuite une des questions sur une de ses cartes. Les questions portent sur la personnalité ou le vécu des acteurs (comme « quel est son plus beau souvenir ? » ou « quelle était son appréciation sur son bulletin scolaire ? »). Les Agents répondent à la question sur leur calepin, puis le tendent au Réalisateur, qui doit faire correspondre la réponse avec les actrices et tenter de retrouver qui est leur Agent.

Les Agents vont ensuite estimer le nombre de bonnes réponses qu’a obtenues le Réalisateur grâce au Jeton Pari, puis les Jetons Lettre sont révélés. Pour chaque acteur correspondant au bon Agent, celui-ci gagne 2M$ et le Réalisateur 1M$. De plus, si un Agent a correctement estimé le nombre de paires trouvées par le Réalisateur, il gagne un certain montant dépendant du nombre de joueurs.

Une fois la manche terminée, l’on retourne les Tuiles Acteur côté homme, et une nouvelle manche débute avec un autre joueur comme Réalisateur. Pour la manche suivante, de nouvelles Tuiles Acteur seront placées côté femme, et ainsi de suite. La partie se termine lorsque tout le monde a été Réalisateur, et c’est le joueur possédant le plus de M$ qui l’emporte !

Le clap avec les sept acteurs au centre. A quatre joueurs, trois des tuiles ne seront pas choisies par les Agents.

Avis :

L’éditeur Blue Cocker avait créé la surprise en sortant Medieval Academy, un excellet jeu de draft. Est-ce que son successeur, Casting, a obtenu le même succès ?

Ce titre fait donc la part belle à l’imagination. Il s’agit, à partir d’un simple dessin, d’inventer une vie, un background, une histoire à l’acteur que nous cherchons à faire engager. Mais c’est surtout un prétexte à l’enrobage cinématographique puisque dans les faits, il s’agit uniquement de trouver un métier, une passion ou autre qui colle le mieux à l’acteur, pour que le Réalisateur fasse le bon choix. Mais ce postulat est précisément ce qui pose problème. L’on entretient des clichés et autres discrimations sexistes, racistes, l’on pose des préjugés sur un visage, fût-il fictif. Un homme à l’allure patibulaire avec un blouson en cuir ? Il était un rebelle à l’école et possède une moto, des tatouages et boit plus de bière que d’eau. Une jeune femme blonde avec un large sourire ? C’était la chef des pompom girls de son lycée. Une femme plutôt âgée vêtue d’une robe plutôt ancienne ? Elle nettoie les vitres et doit nourrir ses trois enfants… Vous voyez le topo. Surtout qu’essayer de faire original va à l’encontre de l’esprit du jeu vu que le Réalisateur ne trouvera jamais le bon Agent sans plus d’informations, qui n’existent de toute façon pas.

Et dès lors que l’on prend conscience de cela, soit l’on se plonge dans un titre amusant qui n’a pas vocation à autre chose que détendre aux dépends d’illustres inconnus qui n’existent de toute façon pas, soit cela ne fonctionne simplement pas et l’on ne s’amuse pas. Ce qui est dommage car le matériel est plutôt sympathique, avec un clap servant à accueillir les Tuiles Acteur (qui sont sur fond rose pour les femmes et bleu pour les hommes……). Les paravents individuels ont de petits jeux de mots ou références amusants deux minutes, et chaque joueur a son calepin avec ses couleurs et son crayon à papier. Du bien et du moins bien, en somme. La règle du jeu est entièrement dans le thème cinéma, ce qui est quand même agréable (par exemple, la partie « matériel » est appelée « décors et accessoires », etc).

La rejouabilité est correcte sans plus puisque pour une partie à 8 joueurs, plus de la moitié des Tuiles Acteur seront utilisées… D’un autre côté, le nombre de questions est relativement conséquent (96 en tout).

Un jeu raté avec un matériel décent mais qui entretient des clichés et des préjugés de sexe, d’ethnie ou de classe sociale. A éviter.

Note : 06/20

Par Flippy Who

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