novembre 30, 2020

Hero Festival Saison 5

Il y a des évènements que l’on ne fait qu’une fois, et puis il y a les manifestations où l’on prend un plaisir certain à y remettre les pieds. Bien évidemment, le Hero Festival en fait partie, et cela pour deux raisons majeures. La première est qu’il se situe dans la belle ville de Marseille et que les évènements de ce genre dans le Sud-Est (ou tout du moins de cette ampleur) se font rares. Si on retrouve des conventions comme la Sud Japan Expo ou d’autres salons du geek dans quelques villes de moindre envergure, on reste soit dans des choses plus intimistes, soit dans des évènements très spécialisés, ne laissant que peu de place à la diversité culturelle. J’entends par là que si on va à une Japan Expo, il va être difficile de croiser quelques super-héros américains. La seconde chose réellement plaisante avec le Hero Festival rejoint cet état de fait, sa diversité. Les univers sont mélangés, permettant de rencontrer Princesse Mononoké aux côtés de Spider-Man sans que cela ne pose problème à qui que ce soit. C’est d’ailleurs cette richesse qui doit faire le succès de ce festoche qui garde encore et toujours des bons points. Comme des points faibles ou des petites choses à réaménager. Car si la quatrième édition nous avait littéralement enchantés, ce cinquième opus a été terni par trois/quatre petites choses qui nécessitent juste un petit ajustement.

Quand les univers s’entremêlent et s’aiment.

Mais commençons par les bonnes choses lors de notre venue au festival. En premier lieu, l’accès pour les accréditations presse a été grandement facilité. Un barnum nous attendait à l’entrée, un petit bip sur notre QR code et on entre directement dans le vif du sujet. Du côté des entrées payantes, c’est aussi très rapide, notamment pour ceux qui ont pris leurs entrées sur internet, tout cela se faisant très rapidement et sans queue interminable. L’autre gros point fort de ce Hero Festival, c’est la diversité des exposants, leur amabilité et bien évidemment leur accès. Si l’année dernière, on pouvait se plaindre des travées trop étroites et le fait de piétiner dans les allées à cause du monde, cette fois-ci, on respire un peu plus, c’est plus aéré, et pourtant, on a la sensation d’avoir plus de stands et plus de boutiques. Des plans détaillés sont disponibles à l’entrée, le staff est hyper agréable, et le fait de redisposer les univers est très intelligent, permettant de mettre en avant d’autres univers lors de l’entrée principale. D’ailleurs, on notera que cette année, le steampunk était un peu plus mis en avant par rapport à l’année dernière et cela permet de découvrir un univers différent, moins connu que le reste, et pourtant si riche.

Groovy!

Très clairement, on sent que les remarques qui ont pu être émises l’année dernière ont été entendues et que les organisateurs essayent au mieux d’améliorer leur édition d’années en années. On notera aussi que le cosplay a pris une énorme ampleur sur le festival. Cette année, il y a vraiment eu des déguisements de grande qualité, avec parfois des costumes grandiloquents ou plus vrais de nature. Un espace était même dédié au cosplay, ce qui a fait les joies des photographes et des amateurs. Enfin, le dernier gros point fort de cette année et qui était un point faible l’année dernière, la restauration. Il y avait plus de points de restaurations, plus de petits restaurants présents dans tous les univers et de ce fait, les queues pour se sustenter étaient moins longues. Bref, on pourrait croire que tout cela était très réussi, un presque sans-faute, mais quelques petites choses nous ont un poil dérangées.

Into the Spider-Verse

Alors c’est le moment où on va croire que nous avons passé un mauvais moment au Hero et c’est entièrement faux. Comme l’année dernière, la visite fut des plus agréables et on aime toujours cette convivialité qui règne dans ce milieu culturel. Cependant, le Hero Festival devient vraiment victime de son succès. C’est-à-dire qu’il y a vraiment beaucoup trop de monde pour l’espace de l’évènement. Si les allées étaient plus espacées, cela ne nous a pas empêchés à certains moments de piétiner ou même de se faire bousculer. Si vous venez avec des enfants, il faut vraiment éviter la poussette et ne pas les lâcher car plusieurs, ma fille de quatre ans s’est faite bousculer par une personne pour pouvoir passer. En soi, ce n’est pas très grave, mais certaines personnes ne font pas attention, et quand il y a du monde comme cela, c’est parfois très incommodant. Tout comme l’accès direct dans les boutiques et les stands. Il a fallu parfois jouer des coudes pour voir ne serait-ce que les devantures et quand on veut faire un achat, c’est parfois anarchique. Je me doute bien que le festival ne pourra pas faire grand-chose pour cela et c’est même plutôt une bonne nouvelle pour ce genre d’évènement, d’attirer toujours plus de monde, mais il faudrait peut-être établir une limite. Par moments, c’était presque anxiogène et j’ai abandonné tout espoir de revenir vers un stand au milieu d’une foule très compacte.

Ensuite, cette année, il y avait moins d’ateliers créatifs ou de participation au sein des différentes scènes. Du moins, c’est l’impression que j’ai eu. Le spectateur était plus passif, malgré des combats médiévaux, des concours de cosplay ou des démonstrations de jeu de danse. On a eu plus l’impression de rentrer dans un grand magasin geek où l’entrée est payante. Et du point de vue des invités, c’était un poil moins bien que l’année dernière. Frankie Muniz, connu pour son rôle de Malcolm, a dû aspirer tout le budget et derrière, nous avons eu droit à des acteurs tertiaires de Kaamelott. Rappelons que l’année dernière, nous avions eu Carice Van Houten, grande actrice en dehors de son rôle dans Game of Thrones, ou encore Le Joueur du Grenier, deux invités plutôt prestigieux et aux univers écartés. Je ne dis pas que Frankie Muniz n’est pas un invité de seconde zone, bien au contraire, mais il n’y avait que lui à se mettre sous la dent et c’est bien dommage.

Alors dit comme ça, on pourrait croire que je suis très déçu de ce Hero Festival, mais il n’en est rien, bien au contraire. L’organisation est toujours au top, les remarques des années précédentes ont été écoutées, les divers univers sont respectés et se mêlent dans une joie communicative et on trouve des stands que l’on ne voit nulle part ailleurs, ce qui fait grandement plaisir. Mais comme toute convention qui se respecte, il manque parfois quelques petites choses et il y a toujours des améliorations à apporter. On pourrait peut-être prévoir des happenings au niveau des jeux de société, comme des avant-premières, des bornes de jeux vidéo plus accessibles, une zone entière dédiée à la création et aux ateliers, etc..

Bien vu l’aveugle!

Bref, quoi qu’il en soit, le Hero Festival reste une référence en la matière et certainement l’un des évènements majeurs du Sud-Est. Malgré quelques défauts perfectibles, le Parc Chanot de Marseille est rarement aussi chatoyant qu’à ce moment-là, mais aussi rarement aussi convivial. Ce fut encore une fois un succès mérité et on espère une sixième édition encore plus dantesque et dynamique.

La Force était présente à cette édition.

Par AqME

Photos: Victorien Vicente

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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