octobre 24, 2020

Windrider

De : Vincent Monton

Avec Nicole Kidman, Charles « Bud » Tingwell, Tom Burlinson, Jill Perryman

Année: 1986

Pays: Australie

Genre: Drame, Romance

Résumé :

Alors qu’il se prépare pour le championnat du monde de surf, PC Simpson tombe amoureux d’une chanteuse, Jade.

Avis :

Cinéaste australien de seconde zone, voire même plus, Vincent Monton demeure encore aujourd’hui dans l’anonymat, alors même qu’il a presque cinquante ans de carrière. Réalisateur de quatre films, dont « Windrider » est le premier, Vincent Monton officie surtout en tant que directeur de la photographie. Bon, il faut dire que si tous les films de Vincent Monton sont à l’image de ce premier film, on peut comprendre que le réalisateur ait vite abandonné.

Troisième film dans ma rétro Kidman, et après avoir joué les rebelles en BMX et les paysannes, voici que l’actrice se fait chanteuse pop. Avec « Windrider« , Nicole Kidman trouve là son premier vrai rôle et si la comédienne (qui a plus de temps à l’écran) ne s’en tire pas trop mal, ce n’est malheureusement pas encore avec ce film qu’elle passera par la case de l’excellent métrage. Doté d’une histoire insignifiante qui prête à sourire, ce « Windrider« , comparé aux deux autres films, aura au moins le mérite de se faire divertissant sur l’instant.

PC Simpson est un gosse de riche qui est passionné par la planche à voile. S’il travaille bien pour son père, et qu’il a un bon job, le jeune homme ne respire que par cette discipline, d’ailleurs, il s’entraîne même pour les championnats d’Australie. Et c’est pendant cette période qu’il fait la connaissance de Jade, une jeune chanteuse ambitieuse, qui travaille matin, midi, soir et nuit pour percer. Les deux jeunes gens commencent une histoire.

« Windrider« , c’est donc un film sur la planche à voile, et franchement, après la publicité pour BMX que fut « BMX Bandits« , j’avais quelques appréhensions sur ce film. J’avais comme le sentiment que j’allais me retrouver avec une publicité Décathlon pour promouvoir ce sport et finalement, même si le film souffre de ce syndrome, il aura au moins le mérite d’essayer de raconter une histoire, et même si c’est loin d’être exceptionnel, ce premier film pour Vincent Monton aura su se faire divertissant.

Alors bien sûr, il faut être indulgent avec ce film pour lui trouver des bons côtés, car cela ne vole pas bien haut. L’intrigue par exemple n’a rien d’incroyable et en plus d’être d’une facilité et d’une naïveté déconcertante, elle est aussi vue et revue. Très vite, on sait où et comment cette histoire d’amour va évoluer. Bref, il ne faut pas sortir de Saint-Cyr pour écrire ce scénario.

Mais malgré ce manque cruel d’originalité et d’ambition, « Windrider » se fait attachant, notamment grâce à son ambiance made in 80. Ce genre de film fait et pensé comme ça, on ne peut que le trouver dans les années 80. Et entre une BO typique de ces années-là, des essais pour créer un suspens là où il n’y en a pas et l’innocence de ses acteurs, « Windrider » arrive à se faire amusant. Oui, ce n’est pas terrible et oui, on connaît ce film et pourtant le moment n’est pas vraiment désagréable et ça, c’est plutôt pas mal du tout.

Si « Windrider » se fait aussi attachant, c’est un peu grâce à ses deux comédiens. Des comédiens qu’on a connu en bien meilleure forme et pourtant, il se dégage quelque chose entre ces deux-là. Il y a une belle alchimie, et malgré le fait que le film soit terriblement cliché, ou mal imbriqué, « Windrider » peut se vanter d’avoir réussi sa petite romance.

Petit film donc typique des années 80, « Windrider » a ses défauts comme il a ses qualités et si le tout est très vite oubliable, que son intrigue ne vole pas bien haut, le film réussi à nous faire passer un petit moment de cinéma amusant l’espace d’une soirée. Très, très loin d’être essentiel, ou encore indispensable, on ne peut même pas inciter à découvrir « Windrider » tant le film est insignifiant au final, mais si jamais vous tombez dessus et qu’il n’y a rien d’autre, alors ce petit film entre bon et mauvais, en vaut bien un autre.

Note : 09/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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