Therion – Les Fleurs du Mal

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Avis :

En quelques années, Therion est devenu le leader incontesté du heavy métal symphonique et cela depuis les années 90. Fondé en 1987 par Christofer Johnson, le groupe a évolué du death vers le heavy symphonique et cela dès le troisième album studio. La particularité du groupe, c’est de faire la part belle aux chœurs et chants lyriques ainsi qu’à des instruments plus classiques comme le violoncelle ou le violon. Après plus de 25 ans d’existence, le groupe possède de nombreux fans partout dans le monde et surtout en Europe puisqu’ils sont originaires de Suède. Leurs influences sont diverses et variées, allant du métal pur à des styles très classiques. D’ailleurs le groupe n’hésite pas à citer Richard Wagner comme source d’inspiration. Par deux fois, le groupe a même joué des concerts avec un orchestre symphonique composé de plus de 100 musiciens et 70 choristes. Alternant une reprise de leurs chansons et des morceaux plus classiques, le groupe s’essaye à de nouvelles choses et c’est toujours un plaisir de voir des gens tenter et évoluer. Pour fêter ses 25 ans d’existence, le groupe a décidé de surprendre tout le monde en reprenant des titres français. Mais pas des tubes récents, non. Des titres assez vieux, que même moi, pauvre petit français ne connaissait pas ! Alors c’est vrai que j’en connaissais certaines, mais la plupart sont de très vieux morceaux qui parlaient à Christofer Johnson. Alors que vaut cet album ? Accroche-t-on ou pas du tout ?

Les Fleurs du Mal ne doit sa référence à Baudelaire que dans le titre, car tout le reste n’a absolument rien à voir. Il ne s’agit pas d’une mise en musique du recueil de poèmes. En fait, les reprises sont encore plus étonnantes, car hormis un morceau de Gainsbourg, de Vartan et de France Gall, il faudra chercher très très loin pour retrouver les artistes français qui ont inspiré Therion. On commence avec résolument le plus connu, Poupée de Cire, Poupée de Son de Sylvie Vartan. Pour le coup, en termes d’entrée en matière, c’est plutôt réussi. Le rythme est rapide, les riffs sont bons et cela rend plutôt bien. Pareil avec Initiales B.B de Gainsbourg, qui rentre bien dans un rythme métal et qui est plutôt bien fichue. Par contre, certains morceaux sont beaucoup plus difficiles d’accès. Au rayon des vraies réussites, on pourra certainement se lancer dans l’écoute de Mon Amour, Mon Ami de Marie Laforet, car le rythme est lent, mais il y a une certaine pesanteur sur ce titre, une vraie ambiance bien lourde. Polichinelle est plutôt bien foutu aussi mais dans un style plus classique. On pourra aussi écouter d’une bonne oreille Dis-Moi Poupée d’Isabelle, qui assure avec son solo de guitare. Tout comme Wahala Manitou qui se conclut sur un très bon solo de gratte. Il y a aussi d’autres morceaux intéressants comme Je n’ai besoin que de Tendresse et son rythme effréné, mais quand on écoute l’album dans son ensemble, on a du mal à retrouver l’esprit de Therion, avec des morceaux grandiloquents et des guitares puissantes. On sent tout de même que le groupe s’est refermé dans un carcan en choisissant des morceaux difficiles d’accès et surtout peu connus du grand public. D’autant plus que l’on retiendra surtout les morceaux les moins bons, à savoir les plus mous et les moins touchants comme La Maritza de Sylvie Vartan, Une Fleur dans le Cœur de Victoire Scott ou encore La Licorne d’Or toujours de Victoire Scott. Ces morceaux manquent vraiment de nervosité et n’emballent pas non plus par leur manque de poésie et de punch. D’autant plus que cela fait assez rétrograde.

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Au niveau du chant, bien évidemment, ça tient vraiment la route, surtout au niveau des voix féminines. Relativement enchanteresse et proche du lyrique, la voix de la chanteuse s’imbrique parfaitement avec les riffs lourds comme avec les morceaux plus calmes. Mais, parce qu’il y a toujours un mais, parfois, elle monte trop vers les aigus et cela ne rend pas très bien, cassant même un peu les oreilles comme sur le morceau Sœur Angélique d’Annie Philippe. On sera certainement plus satisfait des chants masculins, bien que moins nombreux mais relativement puissants et changeant de la voix lyrique féminine. Du coup, J’ai le Mal de Toi ou Dis-Moi Poupée sont des morceaux relativement rafraîchissants.

Au final, Les Fleurs du Mal de Therion est un album mitigé. Si le choix de faire des morceaux français est surprenant mais louable, le résultat n’est pas à la hauteur de nos espérances. Si certains morceaux valent le coup, d’autres sont carrément dispensables. Bref, pas la purge que l’on peut lire dans certaines chroniques, mais pas le chef d’œuvre non plus, il s’agit d’un album qui s’éloigne du heavy symphonique de Therion. En espérant qu’ils reviennent avec un gros album bien lourd pour le prochain !

  1. Poupée de Cire Poupée de Son
  2. Une Fleur dans le Cœur
  3. Initiales B.B
  4. Mon Amour Mon Ami
  5. Polichinelle
  6. La Maritza
  7. Sœur Angélique
  8. Dis-Moi Poupée
  9. Lilith
  10. En Alabama
  11. Wahala Manitou
  12. Je n’ai Besoin que de Tendresse
  13. La Licorne d’Or
  14. J’ai le Mal de Toi
  15. Poupée de Cire Poupée de Son
  16. Les Sucettes

Note : 12/20

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Par AqME

TrasherNote de Trasher: 05/20 D’habitude j’aime bien Therion, mais la j’adhère pas du tout… poupée de cire poupée de son à la sauce métal symphonique, c’est vraiment moche.

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