House of Cards Saison 2

D’Après une idée de : Beau Willimon et Frank Pugliese

Avec Kevin Spacey, Robin Wright, Kate Mara, Michael Kelly

Pays: Etats-Unis

Nombre d’Episodes: 13

Genre: Drame

Résumé:

Frank Underwood, homme politique rusé et vieux briscard de Washington, est prêt à tout pour conquérir le poste « suprême »…

Avis:

Remake d’une série britannique du même nom qui était diffusée dans les années 90, si « House of cards » est ressorti de l’écriture de Beau Willimon, il faut savoir que David Fincher en est le producteur et c’est lui-même qui a choisi les acteurs principaux de la série. C’est lui qui voulait Kevin Spacey et Robin Wright dans le rôle des époux Underwood. Il les voulait eux, et personne d’autre et quand on voit le résultat à l’écran, on peut dire que David Fincher fait de très bons choix.

Alors que la première saison était un excellent démarrage, qui posait aussi bien ses personnages que son univers, avec ces treize nouveaux épisodes qui composent la saison deux, on peut dire que « House of Cards » est enfin lancé. Si le début demeure pile dans la continuité de ce qui a été fait auparavant, très vite, la série impose son rythme et nous enferme totalement dans les méandres de la politique américaine et le moins que l’on puisse en dire, c’est que plus les épisodes passent et plus la série gagne en profondeur et en intensité. Une intensité qui atteint un comble avec ce final, qui n’est qu’un appel à une troisième saison au plus vite !

Francis Underwood a très bien manœuvré et c’est en tirant des ficelles invisibles qu’il a réussi à se faire promouvoir par le Président lui-même au poste de Vice-Président des États-Unis. Dès lors, Francis voit plus loin, mais pour l’instant, il a quelques soucis à régler, et notamment son alliée, la jeune journaliste Zoé, qui enquête sur la mort du député Peter Russo, une mort bien étrange selon elle. Et surtout une mort dont elle soupçonne Francis de ne pas être étranger. Il faut donc pour Francis la court-circuiter…

On avait donc laissé Frank tout juste nommé Vice-Président et on se doutait bien que le prestigieux poste n’était pour lui qu’une étape. On savait que l’homme ferait tout pour obtenir le « titre » suprême. Cette nouvelle saison, c’est donc la conquête du pouvoir par Monsieur et Madame Underwood.

Cette conquête du pouvoir jouit d’une écriture précise. Ici, tout est maîtrisé, jusqu’à la dernière note. On plonge littéralement dans les coulisses du pouvoir et autant dire que la version Frank Underwood est loin d’être jolie. Tromperie, duperie, stratégie, menace et coup bas sont au programme de ces treize épisodes qui s’enchaînent sans temps mort.

Ce qui est excellent ici, c’est la maîtrise incroyable entre deux sentiments. D’un côté « House of cards » est une série qui est très froide. C’est une série où il y a peu de place pour le sentiment et en même temps, et malgré cet aspect-là, « House of cards » arrive à se faire très humaine sur certains points. Certaines histoires, certaines relations sont très touchantes. La peinture est parfaitement nuancée et la complexité de la série fait que même si elle est un divertissement, elle laisse un sentiment de réalisme. Elle essaie au maximum de s’approcher du réel, tout en offrant un spectacle prenant.

Cette précision, on la retrouve, comme pour la première saison, dans la mise en scène. Soucis des cadrages, « House of cards« , c’est des plans magnifiques, c’est une montée en puissance. C’est de la politique qui flirte énormément avec le thriller. Comme pour la première saison, on retrouvera derrière la caméra James Foley, Carl Franklin, John Coles et à cela, on ajoutera un prestige en plus, car certains épisodes sont réalisés par Jodie Foster et Robin Wright.

Si la série avait installé, et bien installé, ses personnages, cette deuxième saison est une magnifique confirmation. Kevin Spacey est grand dans ce rôle-là. Robin Wright impressionne dans un rôle glacial et en même temps touchant. Michael Kelly, qui incarne le bras droit de Kevin Spacey voit son rôle grandement développé, tout comme Nathan Darrow, le garde du corps des Underwood. Bien sûr, cette saison développe beaucoup le personnage du Président des États-Unis, tenu de manière impeccable par Michel Gill. « House of cards » voit aussi arriver plusieurs personnages, et parmi eux, il y a Derek Cecil, qui incarne un conseiller en communication. Le rôle est intéressant et on a bien du mal à lui faire confiance. Le comédien tient un rôle qui pourrait bien prendre de l’ampleur dans les prochaines saisons.

Cette deuxième saison est donc un excellent thriller politique, qui tout en suivant ce qui avait été fait dans la première saison (on reprend pile là où on avait laissé nos personnages), passe un cran au-dessus. Cette conquête du pouvoir par l’ex député, aujourd’hui Vice-Président, n’a pas de limite. Une conquête qu’il résume parfaitement en cette phrase « – La route du pouvoir est pavée d’hypocrisie et de cadavres ». Bref, il est clair qu’une fois cette saison finie, on a qu’une envie, c’est de voir la suite.

Note : 16/20

Image de prévisualisation YouTube

Par Cinéted

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Facebook : Lavisqteam.fr – Contact: lavisqteam@laposte.net