Capitaine Alatriste

Titre Original : Alatriste

De : Agustin Diaz Yanes

Avec Viggo Mortensen, Unax Ugalde, Elena Anaya, Ariadna Gil

Année : 2008

Pays : Etats-Unis, Espagne, France

Genre : Historique

Résumé :

« Ce n’était pas l’homme le plus honnête, ni le plus pieux, mais c’était un homme courageux. Il s’appelait Diego Alatriste. »
Tels sont les premiers mots du best-seller international d’Arturo Pérez-Reverte, « Le capitaine Alatriste ». L’histoire se déroule dans l’Espagne impériale du XVIIe siècle, entre 1622 et 1643, sous le règne de Philippe IV, avant-dernier roi de la Maison d’Autriche. Philippe IV est un monarque faible et facilement manipulable, dominé par une Cour corrompue, agitée par les intrigues orchestrées par le très influent comte-duc Olivares. L’Empire espagnol décline lentement. La société souffre de ses nombreuses contradictions. Le luxe et l’opulence de l’aristocratie coexistent avec la misère et la vulnérabilité du peuple.
Ce monde déclinant est le théâtre des aventures de Diego Alatriste, fier soldat au service de Sa Majesté dans les Flandres, et mercenaire à Madrid et Séville en temps de paix.

Avis :

Agustín Díaz Yanes est un réalisateur espagnol qui est loin d’être connu. Réalisateur, il propose régulièrement de nouveaux films, mais pour la plupart, surtout dans ses derniers films, ils sortent directement en DVD. « Capitaine Alatriste« , tourné en 2006, aura attendu deux ans avant de sortir en salle et il demeure à ce jour le dernier film de son réalisateur à être sorti en salle chez nous.

Un film en costume avec Viggo Mortensen ça ne se refuse jamais, et je dois avouer que malgré des critiques mitigés, j’étais curieux et optimiste pour ce « Capitaine Alatriste« , mais finalement, c’est une belle déception que j’ai trouvé là. Si les costumes et les décors sont incroyables, pour le reste « Capitaine Alatriste« , c’est avant tout un scénario chaotique, qui malgré les deux heures et demie que dure le film, il nous perd dans les méandres de ses intrigues. Politique, guerre, romantique, héritage culturel, « Capitaine Alatriste » n’arrive jamais à passionner et comme on s’y perd, le film d’Agustín Díaz Yanes a tendance à se faire aussi agaçant que long… Dommage.

Dans l’Espagne impériale du Siècle d’Or, le Capitaine Diego Alatriste, soldat au service du roi Philippe IV, lutte sur le front des Flandres pendant la guerre de Trente Ans. Son compagnon d’armes, Lope Balboa, est grièvement blessé lors d’une embuscade hollandaise. Avant de mourir, Balboa fait promettre à Alatriste que celui-ci veillera sur son fils, Iñigo, et le maintiendra à l’écart de la vie de soldat.

Triste de déception que ce film d’Agustín Díaz Yanes, qui après le plutôt cool « Sans nouvelle de Dieu » est parti dans un film en costume qui se veut dense et épique, mais qui va être malheureusement très loin de tout ceci.

Si l’on devait commencer par quelques bons éléments, mon optimiste à envie de s’arrêter sur les costumes et les décors qui sont pour le coup incroyables et bluffants. Rarement un film n’aura été aussi beau et soucieux du détail. On ajoutera à cela une photographie de Paco Femenia (fidèle du réalisateur) qui est sublime.

On notera aussi quelques bonnes prestations, Javier Camara, Elena Anaya, ou encore l’étonnante Blanca Portillo dans la peau d’un curé. Bons, malheureusement, ces comédiens ne trouvent aussi que de petits rôles dans ce film.

Mais voilà, c’est à peu près tout, car pour le reste et surtout le plus important, ce « Capitaine Alatriste » est bien loin d’offrir l’intrigue et le spectacle espérés. Outre le fait que le film soit particulièrement lent, ce qui véhicule beaucoup de longueurs, il y a surtout un énorme souci dans son scénario.

« Capitaine Alatriste« , c’est un film dont l’intrigue se déroule sur plus d’une vingtaine d’années. Une vingtaine d’années d’aventures, de trahisons, de politiques, de religions, d’amour, de drame, de guerres, de batailles. Bref, c’est une intrigue chargée et dense et c’est bien là le souci, car même avec deux heures et demie de film, Agustín Díaz Yanes n’arrive pas à gérer cette histoire et l’on se perd complétement, aussi bien dans le temps qui passe que dans les actions des personnages. C’est bien simple, à certains moments, le scénario est si chaotique que l’on ne comprend rien à ce qui se passe. Comment, pourquoi, quand ? Tout se mélange, tout est confus et au bout d’un certain moment, à force de répétitions, on ne va même plus faire l’effort d’essayer de suivre et de comprendre.

On ne pourra alors pas se raccrocher à la mise en scène qui, si elle peut avoir de bonnes idées et offre de très belles images, elle demeure aussi chaotique que son scénario. Peuplé de longueurs, le film est mou malgré tout ce qui s’y passe, Agustín Díaz Yanes nous ennuie et surtout, il nous donne l’impression que rien ne se passe. Sentiment augmenté avec cette impression de ne rien comprendre des différentes intrigues et autres affaires.

On ne se raccrochera pas non plus aux personnages principaux et aux comédiens, dont finalement, on n’arrive pas à s’attacher, tant eux paraissent détachés du film. Puis il est bien difficile de s’attacher à des personnages quand on ne comprend pas bien de quoi il retourne.

Longueurs, confusions, brouillard ont donc eu raison de moi, et ce « Capitaine Alatriste » s’est donc avéré être une belle déception. Ennuyant et lourd, on s’y perd au gré des mésaventures de son Capitaine. Reste alors simplement les belles images et une certaine ambiance réussie. Bref, c’est dommage, car on sent vraiment que le projet tenait à son équipe.

Note : 08/20

Image de prévisualisation YouTube

Par Cinéted

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Facebook : Lavisqteam.fr – Contact: lavisqteam@laposte.net