décembre 5, 2020

A la Dérive

Titre Original : Adrift

De : Baltasar Kormakur

Avec Sam Claflin, Shailene Woodley, Jeffrey Thomas, Elizabeth Hawthorne

Année: 2018

Pays: Américain

Genre: Drame, Romance, Aventure

Résumé :

Tami Oldham et Richard Sharp  décident de convoyer un bateau à travers le Pacifique et se retrouvent pris au piège dans un terrible ouragan. Après le passage dévastateur de la tempête, Tami se réveille et découvre leur bateau complètement détruit et Richard gravement blessé. À la dérive, sans espoir d’être secouru, Tami ne pourra compter que sur elle-même pour survivre et sauver celui qu’elle aime.

Avis :

Réalisateur islandais, depuis plusieurs années maintenant, Baltasar Kormákur c’est un film pour les studios et un film pour lui. Il y a deux ans de cela, il avait conquis le public avec l’Hollywoodien « Everest« . L’année dernière, il nous est revenu directement en DVD avec un thriller islandais où il était l’acteur principal, « The Oath« .

Tournant toujours avec la même cadence, moins d’un an après son petit thriller, voici qu’il est de retour avec un film grand public, « A la dérive« . On a bien souvent entendu dire que le film était un naufrage complet et je dois dire que j’avais des craintes en entrant en salle, mais finalement, ce « A la dérive« , même s’il ne reste pas dans le meilleur de ce qu’a pu faire Baltasar Kormákur, demeure néanmoins un bon petit film tout à fait sympa à suivre. Un petit film tiré d’une histoire vraie, dont seul un certain twist vient gâcher quelque peu ce qui aurait pu être un bon, voire très bon, film.

Tami et Richard viennent de se rencontrer quelques mois plus tôt. Aventuriers et aimant découvrir le monde, ils ont accepté moyennant une belle somme d’argent de traverser le Pacifique afin d’emmener un bateau à San Francisco. Mais en cours de voyage, ils font face à un terrible ouragan. À son réveil, le bateau est en grande partie détruit et Richard est gravement blessé. À la dérive, sans vraiment d’espoir d’être secouru, Tami va devoir tout mettre en œuvre pour les sauver.

Récit d’une tragédie, « A la dérive » est le genre de petit film qui se laisse regarder pour habiller une soirée. Loin des drames larmoyants hollywoodiens de base, Baltasar Kormákur nous entraîne dans une bonne histoire de survie, le tout sous-couvert d’une jolie histoire d’amour, qui ne sera pas à l’eau de rose.

Très classique dans sa construction comme dans ce qu’il nous raconte, ce récit tient bien la route sur une grande partie du film. Montant très bien son film, Baltasar Kormákur va donc passer du présent (la dérive) à des flashbacks bien fichus qui nous raconteront la rencontre de ce couple, la fusion presque instantanée entre eux. Les deux temporalités avancent bien et toutes deux sont assez prenantes. Bien entendu, l’émotion est au rendez-vous grâce à ce montage (encore une fois classique) qui nous amènera en même temps vers le sauvetage et la terrible tempête.

Tourné en plein océan, comme à son habitude désormais, Baltasar Kormákur nous offre de belles images. « A la dérive » est un beau film qui sait nous immerger dans ses histoires, ses décors, ses paysages et la solitude des océans.

Bien tenu, Baltasar Kormákur ne laisse aucun temps mort et arrive à faire avec ce huis-clos (pour une grande partie) en mer, quelque chose d’intéressant tout le temps.

« A la dérive« , c’est aussi un couple de cinéma qui fonctionne bien. Un couple de cinéma attachant et beau ensemble, Shailene Woodley et Sam Claflin. Le film repose sur leurs épaules et les deux comédiens s’en sortent parfaitement et en particulier Shailene Woodley, qui depuis qu’elle s’éloigne des franchises, offre de nouvelles facettes d’elle. Une grosse partie du film tient beaucoup sur elle.

Mais comme je le disais plus haut, A la dérive n’est pas non plus une réussite totale et un élément particulier vient gâcher la fête. Basant son film sur une histoire vraie, l’intrigue comportait un élément fort mais que Baltasar Kormákur a très mal géré, ce qui fait qu’une fois qu’il doit révéler quelque chose, cet évènement est fort peu convaincant. Et c’est dommage, car cet élément va avoir tendance à marquer notre esprit.

Autre détail qui a son importance, c’est la qualité assez déplorable de certains effets spéciaux et notamment les scènes de tempête. Des scènes qui auraient pu passer si le film n’avait pas été tourné en extérieur, car ayant eu des images fabuleuses pendant presque tout le film, quand d’un coup, ce dernier redevient un film de studio, ça se voit beaucoup trop.

Si « A la dérive » n’est donc pas un grand cru pour Baltasar Kormákur, il n’est pas non plus le naufrage dont on a tant entendu parler. Non, « A la dérive » est un petit film charmant, qui ose livrer une jolie histoire d’amour qui ne respire pas l’eau de rose. J’ai donc passé un petit moment sympa. Moment certes quelque peu gâché par ce twist prévisible, mais bon sur l’ensemble, je ne regrette pas de m’y être arrêté.

Note : 14/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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