Into the Badlands Saison 2

D’Après une Idée de: Alfred Gough et Miles Millar

Avec Daniel Wu, Emily Beecham, Marton Csokas, Orla Brady

Pays: Etats-Unis

Genre: Action

Nombre d’Episodes: 10

Résumé:

Sur un territoire contrôlé par sept barons rivaux, Quinn, l’un des plus puissants d’entre eux, doit faire face à la montée en puissance d’une redoutable adversaire, la Veuve, qui fait preuve d’un appétit féroce pour l’affrontement. Dans ces périlleuses contrées, Sunny, un redoutable guerrier, s’embarque dans une dangereuse odyssée en compagnie d’un jeune garçon, doté de mystérieux pouvoirs, pour accéder au-delà des badlands et trouver la liberté.

Avis:

Parmi toutes les chaînes qui diffusent avec succès des séries qui commencent à durer, AMC se place parmi les meilleures, notamment grâce à sa série phare, The Walking Dead. Alors non, on ne reviendra pas sur la qualité plus que moyenne de cette série à base de zombies, et de toute façon, il vaut mieux lire les comics, mais il y a une deuxième série qui commence à bien marcher et qui possède autant d’hémoglobine, c’est Into the Badlands. Dotée d’une première saison de six épisodes relativement efficace, Into the Badlands mélange le fantastique aux arts martiaux pour un résultat détonnant, dans un univers que l’on suppute post-apocalyptique et qui ne livre pas encore tous ses secrets. Et cette deuxième saison, un poil inférieure à son aîné mais bénéficiant de quatre épisodes supplémentaires, est plus personnelle tout en affinant son univers et laissant libre cours à une troisième saison qui, on l’espère ouvrira sur un monde plus grand et plus violent.

Dans cette deuxième saison, il est question pour Sunny de revenir dans les Badlands afin de retrouver sa femme Veil et son fils Henry. La saison débute là où on avait laissé les personnages à la fin du sixième épisode, et on retrouve notre héros dans une posture délicate, enfermé dans des mines à devoir creuser pour sa survie. Il va alors faire la connaissance de Bajie, un homme sans parole ventripotent mais qui connait beaucoup de choses sur l’univers des terres dévastées entourant les Badlands. Sunny va donc faire équipe avec lui pour retrouver les siens. Pendant ce temps, M.K. qui possède le fameux don, entreprend un entrainement rigoureux pour maîtriser son pouvoir. Mais le maître de son temple cache un lourd secret et il décide de s’enfuir. En parallèle, l’ancien baron Quinn, que l’on pensait mort, est bien vivant, détenant Veil et Henry, et il est bien décidé à revenir se venger de son fils et de tous les autres barons. Bien évidemment, tout ce petit monde va se retrouver dans un dernier épisode pétaradant, laissant aux protagonistes des choix complexes et crève-cœur. Comme on peut le voir, cette deuxième saison est relativement riche et la difficulté pour les showrunners est d’imbriquer tout cela sans créer de rupture de rythme, n’oubliant personne au passage, ajoutant même quelques personnages comme Bajie.

Et au bout du compte, on peut dire que c’est plutôt réussi. En effet, cette deuxième saison met en avant chaque personnage dans sa propre quête qui empiète à chaque fois sur celle de quelqu’un. La guerre semble inévitable et il règne dans cette saison une tension palpable, que ce soit par la venue de Quinn, un homme complètement fou et terrifiant, ou par les manigances de la Veuve, qui veut avoir le pouvoir, au risque de se mettre à dos ses papillons. Chaque personnage va devoir faire des choix dichotomiques et c’est en ça que la série gagne en profondeur et intérêt. On remarquera aussi que les acteurs sont très investis dans leurs rôles, notamment Daniel Wu, très touchant clipper qui souhaite retrouver sa famille, mais surtout Marton Csokas, lunaire et terrifiant dans ce rôle de Baron fou furieux et manipulateur. Au rayon des nouveaux venus, on pourra apprécier Nick Frost dans un rôle qui lui sied parfaitement, un roublard au lourd passif, à la fois drôle et agaçant. Bien évidemment, ce qui faisait la force de la première saison, c’était sa mise en scène et les combats parfaitement chorégraphiés. C’est encore le cas ici, y ajoutant une belle dramaturgie et un côté gore assumé, rendant le tout très violent et sans concession.

Cependant, on regrettera plusieurs choses au sein de cette saison. Premièrement, le final est très prévisible et on n’échappera pas à la règle du choix terrible à faire et du sacrifice. C’est assez cliché et même si cela ouvre sur une potentielle guerre pour la troisième saison, on reste peu touché par ce qu’il se passe. Deuxièmement, on sent que la série à un fort potentiel au niveau de son univers, mais qu’il n’est toujours pas exploité par la série. On aura bien quelques barons, avec des blasons différents, mais ils ne seront jamais plus que des personnages sacrifiables dont on se fout grandement. Ainsi, difficile de faire passer l’un d’eux pour un grand méchant hypothétique. Enfin, troisièmement, chaque quête est très personnelle et empêche donc le développement plus grandiloquent de M.K. et de sa recherche de Azra, la cité antique où règnerait une paix éternelle. Tout ce passage est à peine évoqué, notamment avec la présence de Bajie, mais est mis de côté pour mettre en avant les quêtes de domination de la Veuve ou le retour prophétique de Quinn. En fait, on sent un terrible potentiel pour cette série, avec un univers propre et novateur, mais les scénaristes semblent préférer raconter les histoires des personnages, ou les engrenages pour arriver au pouvoir, plutôt que d’explorer un monde qui semble post-apo, sans que l’on en soit vraiment sûr.

Au final, la deuxième saison d’Into the Badlands est une réussite même si elle reste inférieure à la première. Un peu plus longue, plus dense avec ses personnages, notamment la Veuve, Quinn ou encore Sunny, avec toujours un penchant pour mettre en avant des femmes fortes qui mènent leur petit monde, cette deuxième saison fait le taf et met toujours en avant les qualités athlétiques de ses personnages. La mise en scène est belle et les combats sont vraiment épiques. Malheureusement, le schéma se répète un peu trop (chaque épisode aura son combat et ses moments de parlotte) et on voit bien que l’univers de la série n’est pas exploité à fond. Bref, une bonne saison, qui passe très vite, mais qui manque tout de même d’ampleur, et on attend avec impatience la fin de la troisième saison pour savoir si cela va en s’arrangeant.

Note : 15/20

Image de prévisualisation YouTube

Par AqME

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Facebook : Lavisqteam.fr – Contact: lavisqteam@laposte.net