Light the Torch – Revival

Avis :

Les supergroupes ont le vent en poupe ces dernières années et on ne va pas revenir sur cet effet de mode qui semble perdurer, puisque on a déjà évoqué cela dans divers articles. Le fait est que Light the Torch est considéré comme un supergroupe, notamment à cause de la présence de Howard Jones, l’ancien chanteur de Killswitch Engage, qui a laissé sa place au chanteur initial de la formation suite à des problèmes de diabète, l’empêchant de faire de grosses tournées. Qu’importe, le chanteur revient à ses premiers amours et offre sa sublime voix à Light the Torch et à ce premier album, Revival, qui n’en est pas vraiment un. Et oui, il s’agit en fait du troisième album de la formation, mais le premier sous le nom Light the Torch, puisque précédemment, le groupe se nommait Devil you Know. Un changement étrange, qui est arrivé sans réelle explication hormis le fait qu’avec ce nouvel opus, le groupe évolue et marque un nouveau départ. Considéré de nos jours comme du Metalcore, Light the Torch se rapproche plus d’un métal alternatif avec quelques riffs puissants et plusieurs grognements intenses, sans pour autant brailler à tout va et offrir des refrains en chant clair. Avec Revival, le groupe offre bien plus que ça et si certains pourraient y voir de la facilité, voire même un aspect mercantile, cet album possède de vraies pépites.

D’ailleurs, dès l’introduction le ton est donné. Avec Die Alone le groupe frappe un grand coup et ne laisse rien au hasard avec des riffs surpuissants, une mélodie qui rentre immédiatement en tête et surtout, un chant parfaitement maîtrisé de la part de Howard Jones qui semble plus en forme que jamais. Entre un couplet lent mais d’une beauté sidérante, un pré-chorus plus crié et un refrain ultra catchy, le morceau nous fait rentrer immédiatement dans l’album et on sent une énergie certaine en plus de quelques morceaux bien fédérateurs. Ajoutons à cela un petit solo pas piqué des vers et on obtient un titre immanquable et qui fera la joie des fans lors des concerts. Dans le même style, on peut citer Calm Before the Storm, un peu plus rapide dans son exécution, mais terriblement efficace dans sa construction et encore une fois avec un refrain d’une très grande efficacité. Alors les plus mauvaises langues, les fans hardcore du metalcore qui beugle à tout bout de champs, diront que ce sont des morceaux commerciaux, faits pour fonctionner sur un public plus large, ce qui n’est pas totalement faux, mais force est de constater que ça fonctionne à plein régime et que ça donne furieusement envie de bouger la tête dans tous les sens. A l’instar de The Bitter End, pourtant avec des riffs beaucoup plus lourds ou encore Raise the Dead dans un style très proche.

Car oui, Light the Torch n’est pas seulement un groupe qui construit ses morceaux de la même façon. Si certains titres seront moins lourds que d’autres et donc plus accessibles, il n’en oublie pas pour autant les fans qui aiment les sons ultra saturés et les growls bien puissants. On retrouvera donc des titres plus lourds que d’autres, comme les deux précités, mais on peut aussi évoquer The Sound of Violence, un titre assez court, très puissant et qui ne contient aucun chant clair. Ultra syncopé, le morceau envoie du bois et ne laisse que peu de répit durant un peu plus d’une minute, démontrant alors de la puissance vocale de Howard Jones. Alors oui, le titre peut se voir comme un interlude au sein de cet album, mais il montre aussi que le groupe n’abandonne pas ses premiers amours. Le seul reproche que l’on peut faire à Light the Torch, c’est son petit ventre mou composé de trois chansons assez timides qui, même si elles fonctionnent bien, demeurent assez peu marquantes. The Safety of Disbelief pourrait presque se voir comme une ballade très rock, Virus, malgré son début assez tonitruant, manque de pêche par la suite et The Great Divide est un titre qui permet à Howard Jones de poser sa voix, mais tout cela manque clairement d’impact. Rien de bien grave cependant, les titres tournent quand même et ne sont pas des purges.

Au final, Revival, le nouvel album de Light the Torch, est une belle réussite pour qui découvre le groupe. Entre des morceaux très efficaces qui rentrent immédiatement en tête, des compositions simples mais franches et quelques passages très violents, le groupe fournit un album assez classique dans son ensemble mais qui marche à plein régime et qui semble être très fédérateur lors de prestations scéniques. Bref, un très bon album, dynamique, puissant et qui permet de revoir un Howard Jones en grande forme, ce qui fait un plaisir fou.

  1. Die Alone
  2. The God I Deserve
  3. Calm Before the Storm
  4. Raise the Dead
  5. The Safety of Disbelief
  6. Virus
  7. The Great Divide
  8. The Bitter End
  9. Lost in the Fire
  10. The Sound of Violence
  11. Pull my Heart Out
  12. Judas Convention

Note : 17/20

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Par AqME

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