Viens Chez Moi j’Habite Chez une Copine

De : Patrice Leconte

Avec Michel Blanc, Anémone, Bernard Giraudeau, Thérèse Liotard

Année : 1981

Pays : France

Genre : Comédie

Résumé :

Vincent, la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Élisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d’enfance.
En attendant l’arrivée d’Anna, sa jeune épouse éternellement en retard, on le presse de questions sur sa future paternité dans la bonne humeur générale… Mais quand on demande à Vincent s’il a déjà choisi un prénom pour l’enfant à naître, sa réponse plonge la famille dans le chaos.

Avis :

Entre le réalisateur Patrice Leconte et le comédien Michel Blanc, c’est une jolie histoire de cinéma. Oui, depuis le premier « Les bronzés » sorti en 1978, les deux hommes ne se sont plus quittés ou si peu qu’aujourd’hui, on peut compter huit films faits ensembles.

Après avoir réalisé coup sur coup les deux premiers épisodes des « … bronzés« , Patrice Leconte attaque les années 80 avec une petite comédie naïve qui obtiendra le statut de comédie culte des années 80. Coécrit en autre avec Michel Blanc qui signe les dialogues du film, « Viens chez moi, j’habite chez une copine » est un petit film inoffensif qui se regarde avec amusement, notamment parce que c’est très chouette de redécouvrir Michel Blanc en looser de la première heure. Bon à rien, mauvais en tout mais surtout très attachant, si le film de Patrice Leconte a vieilli, et pas toujours en bien, Michel Blanc est tellement bon dans ce rôle que finalement, on passe certes, un petit moment de cinéma, mais un bon petit moment de cinéma.

Guy, fin de la vingtaine, est le petit magouilleur par excellence, mais malheureusement pour lui, il vient de se faire virer de son travail de pompiste. Dépourvu, à la rue, il vient demander de l’aide à son pote Daniel, un déménageur livreur qui habite chez sa copine Françoise. Le couple héberge alors Guy, pensant que c’est l’affaire de quelques jours… Il ne fallait pas le laisser rentrer…

Comédie culte des années 80, « Viens chez moi, j’habite chez une copine » est donc l’exemple du petit film drôle devant lequel on passe un petit moment sympa, même si la découverte aujourd’hui ne sera pas mémorable.

Si le film a pris une petite claque, si le film ne tient pas un scénario extraordinaire (quoi que quand on le remet dans son époque, il aborde la galère, le chômage, la crise … Bref, c’est très actuel finalement), si l’intrigue même qu’il nous raconte et comment il nous la raconte est loin d’être trépidante, « Viens chez moi, j’habite chez une copine » a de bons arguments pour lui. Des arguments qui font passer le film du passable, voire moins, à celui de comédie sympathique. Les gros points que le film a pour lui, c’est premièrement cette ambiance des années 80 qui frappe dès les premières images. Si la mise en scène n’est pas incroyable, cette ambiance rétro, naïve, pleine de bonne humeur et d’inconscience a tendance à nous séduire d’entrée de jeu et jamais elle ne nous lâche. Autant « pas terrible » soit le film, ce cachet en plus apporté par le temps fait qu’on a envie de suivre n’importe où ces personnages lancés dans des plans foireux. Ce cachet eightie s’exporte aussi dans plusieurs sujets du film. Ainsi, on s’amusera d’un Michel Blanc dragueur et surtout tombeur de ces dames, ayant une nouvelle fiancée toutes les semaines. On s’amusera des dragues très enfantines, ou encore de tous les petits trucs et astuces pour améliorer le quotidien.

Puis en parlant de Michel Blanc, c’est bel et bien l’autre gros point du fort du film. Ici, l’acteur est absolument parfait dans le rôle de ce looser qui n’en branle pas une. Si son duo avec Bernard Giraudeau fonctionne à merveille, tout comme le trio entre Thérèse Liotard et les deux acteurs, c’est bien Michel Blanc qui amusera et touchera le plus. Il y a quelque chose de complétement déconnecté chez ce personnage, qui fait qu’on arriverait à tout lui pardonner, même les décisions ou les réflexions les plus bêtes possibles.

Enfin, dernier argument et pas des moindres, c’est bien sur l’impeccable BO du film peuplée de titres de Renaud. D’emblée, les chansons de Renaud amènent ce petit quelque chose en plus, qui rend le film plus cool encore.

Ce cachet ajouté aux autres fait que finalement, on passe un bon petit moment devant ce « Viens chez moi, j’habite chez une copine« . Comédie qui sent tellement bon les années 80, « Viens chez moi, j’habite chez une copine » ne sera certes pas le meilleur des films de Patrice Leconte, mais il demeure un petit film sympa à découvrir, avec ses qualités comme ses défauts. Bref, même si je suis déçu de ne pas avoir trouvé la comédie hilarante à laquelle je m’attendais, à aucun moment je regrette de m’y être arrêté.

Note : 11/20

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Par Cinéted

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