Equalizer 2 – Une Dragée un Peu Plus Dure à Avaler

Titre Original : The Equalizer 2

De : Antoine Fuqua

Avec Denzel Washington, Pedro Pascal, Bill Pullman, Melissa Leo

Année: 2018

Pays: Etats-Unis

Genre: Action

Résumé:

Robert McCall continue de servir la justice au nom des exploités et des opprimés. Mais jusqu’où est-il prêt à aller lorsque cela touche quelqu’un qu’il aime ?

Avis:

Antoine Fuqua a très souvent fait de bons films et pour ma part, il fut l’investigateur de plusieurs bonnes surprises, comme par exemple le premier opus d’ »Equalizer« . Je n’attendais rien du film, notamment parce que le fait de voir Denzel Washington en bon samaritain, on commence à en avoir fait le tour et ça, même si le comédien le joue toujours à la perfection. Ce premier « Equalizer » fut donc une très belle surprise, Antoine Fuqua ayant réalisé un très bon polar, logé quelque part encore le drame et le film d’action. Le tout offert avec une certaine classe, ce qui fait que ça faisait un peu bout de temps que premièrement, je n’avais pas vu un polar de cette trempe et de l’autre, que je n’avais pas autant apprécié un film avec Denzel Washington.

Après avoir fait un tour sur la case remake et western avec « Les 7 Mercenaires » (film encore une fois avec son pote Denzel Washington), Antoine Fuqua a décidé de donner une suite à son succès de 2014, « Equalizer« . Adapté d’une série des années 80, le réalisateur a matière pour faire une suite et surtout pour étoffer son personnage entouré de mystère. Nous voici donc quatre ans après, avec l’espoir qu’Antoine Fuqua livre la même petite claque, mais malheureusement, même si son film demeure un bon divertissement, on sera loin de ce que le premier « Equalizer » fut, notamment à cause d’un scénario loin d’être incroyable, qui laisse peu de place à la surprise et au suspens, car tout, absolument tout, est prévisible.

Robert McCall a désormais repris du service depuis les évènements survenus quelques années plus tôt. Désormais, dans l’ombre, il aide de manière anonyme les opprimés, ceux qu’on laisse pour compte. Mais cette fois-ci, l’affaire dont il va s’occuper malgré lui va particulièrement le toucher, puisque c’est sa meilleure et seule amie que l’on vient de tuer. Robert va donc tout faire pour retrouver les enfoirés qui ont fait ça et il va tous les tuer un par un…

On reprend les mêmes et on recommence. Avec ce deuxième opus d’ »Equalizer« , Antoine Fuqua nous entraîne dans une vengeance tout à fait personnelle pour son héros. Dans un sens, ce chapitre deux nous offre ce que l’on attendait. Au programme, on a donc à faire à une histoire simple (trop simple), mais plutôt bien prenante. De la castagne, un héros toujours aussi iconisé, de la morale, de bonnes séquences d’action qui ne sombrent jamais dans le poussif et le gratuit. Tout comme le premier, on retrouve ce rythme particulier, qui expose bien son intrigue, ses personnages et les relations qu’il peut y avoir entre eux. On remarquera comme toujours la jolie mise en scène de Fuqua qui, s’il nous offre un film auquel il manque la classe du précédent, nous entraîne néanmoins dans un bon polar qui a de la gueule.

Mais voilà, malgré tous les bons points et les ingrédients qui sont présents, ce deuxième volet des mésaventures de Robert McCall demeure une déception sur plusieurs points. Premièrement, comme évoqué plus haut, le film manque de classe et n’a pas ce petit truc en plus que le précédent avait et qui avait su énormément me surprendre. Là où les dialogues, par exemple, étaient percutants, offrant parfois de sacrées tensions (la scène à table entre Washington et Csokas), ici tout parait moins travaillé et bien trop simple.

Idem pour le scénario. L’opus précédent avait ce truc qui nous emportait sans le moindre mal. Le scénario, tout comme la mise en scène, savaient créer le suspens et nous étonner et même si ça reste bien fait, et souvent bien fichu, finalement le suspense est tué, car il n’y aucune surprise, tout est prévisible, l’intrigue, le méchant, la morale, et même la relation entre Denzel Washington et Asthon Sanders, jeune adolescent dont le personnage va s’occuper. Bon, Antoine Fuqua nous a quand même concoctés de bons moments et il répond même à quelques questions qu’on se posait à la sortie du premier film. Mais sur l’ensemble, on aurait aimé en avoir plus, surtout après la qualité surprenante du premier.

Ce constat est donc dommage et je quitte ce chapitre deux des mésaventures de Robert McCall mitigé. Si dans l’ensemble, le film est appréciable et fait bien son taf, ce relâchement et ce manque aussi bien de surprise que de classe déçoit. En espérant que, s’il y a un troisième, Antoine Fuqua et Denzel Washington se réveillent et se bougent plus.

Note : 14/20

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Par Cinéted

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