octobre 29, 2020

The Handmaid’s Tale Saison 2

D’Après une Idée de : Bruce Miller

Avec Elisabeth Moss, Joseph Fiennes, Yvonne Strahovski, Alexis Bledel

Pays : Etats-Unis

Nombre d’Episodes : 13

Genre : Drame, Science-Fiction

Résumé :

Dans une société dystopique et totalitaire au très bas taux de natalité, les femmes sont divisées en trois catégories : les Epouses, qui dominent la maison, les Marthas, qui l’entretiennent, et les Servantes, dont le rôle est la reproduction.

Avis :

Débarquée sans crier gare, attendue de personne, « The Handmaid’s Tale » est la série qui a secoué le petit monde de la télévision en 2017. Cruelle, violente, révoltante politiquement parlant, et terriblement bien menée, la première saison de « The Handmaid’s Tale » en a scotché plus d’un. « The Handmaid’s Tale« , c’est une passion incroyable pour l’intrigue, pour l’univers et pour ses personnages, mais c’est aussi des craintes, voire même de la terreur, et plus j’avançais dans la première saison, plus j’y allais génialement à reculons, priant finalement qu’on laisse Elisabeth Moss tranquille.

La première saison de « The Handmaid’s Tale » fut donc une véritable claque, mais à mettre la barre aussi haute dès son ouverture pouvait laisser craindre que finalement « The Handmaid’s Tale » ne soit qu’une bulle et qu’elle finisse par éclater en plein vol n’arrivant pas à dépasser la surprise de la première saison.

C’est donc avec toutes mes craintes pleines d’espoir que je me suis lancé dans la saison deux et je dois dire que cette deuxième saison est aux antipodes de la déception. Plus violente, plus injuste, plus cruelle encore, plus politique, plus profonde, plus développée et plus nuancée encore, la saison deux de « The Handmaid’s Tale » fait bien plus que confirmer tout le bien qu’on pensait déjà de la série. Et c’est aujourd’hui avec autant de frustration que d’impatience qu’on attend la suite (au plus vite, s’il vous plaît) !

Après sa tentative d’évasion ratée, June est désormais une servante enceinte attachée à son lit. Mais grâce à un « deal », elle voit alors sa vie un peu plus confortable. June garde toujours l’espoir de rejoindre le Canada afin de retrouver un semblant de vie normale loin de Gilead. Et surtout elle garde l’espoir que son enfant ne naîtra pas dans ce monde inhumain. Alors que le quotidien s’installe désagréablement, une rébellion et une résistance continuent de se mettre en place.

Le final de la première saison était un petit bijou et laissait autant de frustration que d’espoir (même si l’on se doutait bien de ce qui allait se produire). Après plusieurs mois d’attente nous revoilà donc plongés (enfermés) dans la république de Gilead (si l’on peut appeler ça comme ça).

Faire revenir June de nouveau piégée à Gilead était plutôt risqué car cela pouvait donner une sensation de retour à l’envoyeur et c’est même un peu le sentiment qu’on a au début de la deuxième saison, mais cette sensation s’arrêtera au premier épisode, car pour la suite, les scénaristes, réalisateurs et autres showrunners ont su parfaitement maîtriser leur sujet et ce retour, si terrible soit-il, va donner naissance à une saison encore plus nuancée que la première. Et finalement, quand on y pense, la première saison n’avait servi que d’exposition à la série.

Avec cette deuxième saison, beaucoup de choses changent et encore plus vont se passer. Allant de rebondissements en rebondissements, la série se fait de plus en plus profonde, développant beaucoup de personnages, allant même jusqu’à développer les origines de Gilead. Parfaitement tenue, la série jouit d’une grande cohérence qui ne laisse rien au hasard. Ici, tout est là pour un but précis, pour démontrer quelque chose, aborder un sujet. Au menu, régime totalitaire, religion, féminisme, machisme, homosexualité, amour, géopolitique et rébellion… Bref, on se laisse complètement happer, au point qu’un épisode appelle de suite l’autre.

On appréciera énormément les surprises que la série nous réserve, offrant des trajectoires étonnantes à certains personnages. Des personnages qui sont toujours aussi attachants ou détestables. Des personnages qui pour certains seront incroyablement passionnants et là, on pense obligatoirement à celui incarné à la perfection pour Yvonne Strahovski (« Chuck« ) qui est de très loin le personnage le plus riche. Aussi glaçante qu’étonnement touchante, l’actrice est impériale, au milieu d’un casting flamboyant (Elisabeth Moss quelle actrice !).

Toute cette richesse est en bonus servie par une mise en scène folle, qui en plus de nous immerger totalement à chaque épisode, nous réserve des moments puissants, des moments de terreur, ou se mélangent fascination, dégoût, révolte et émotion.

« The Handmaid’s Tale » est une série qui ne ressemble à aucune autre. Bluffante, scotchante, audacieuse, révoltante et d’une grande émotion, cette deuxième saison poursuit et développe tout ce qui avait été fait dans la première saison. Et après ce final, aussi brillant qu’il est une leçon de frustration, on peut dire qu’on attend la saison trois avec la plus grande des impatiences. Bref, s’il ne fallait choisir qu’une série en ce moment à découvrir, pour tous les sujets qu’elle aborde, pour son idée, son concept et toutes les questions qu’elle pose, aussi bien sur la société que les femmes, les hommes, l’amour, la religion et la tolérance, « The Handmaid’s Tale » est clairement l’inratable du moment.

Note : 20/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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