Astérix et Obélix au Service de sa Majesté

De : Laurent Tirard

Avec Edouard Baer, Gérard Depardieu, Guillaume Gallienne, Vincent Lacoste

Année : 2012

Pays : France

Genre : Comédie

Résumé :

50 avant Jésus Christ. César a soif de conquêtes. A la tête de ses glorieuses légions il décide d’envahir cette île située aux limites du monde connu, ce pays mystérieux appelé Brittania, la Bretagne.
La victoire est rapide et totale. Enfin… presque. Un petit village breton parvient à lui résister, mais ses forces faiblissent. Cordelia, la reine des Bretons, décide donc d’envoyer son plus fidèle officier, Jolitorax, chercher de l’aide en Gaule, auprès d’un autre petit village, connu pour son opiniâtre résistance aux Romains…
Dans le village gaulois en question, Astérix et Obélix sont déjà bien occupés. Le chef leur a en effet confié son neveu Goudurix, une jeune tête à claques fraîchement débarquée de Lutèce, dont ils sont censés faire un homme. Et c’est loin d’être gagné.
Quand Jolitorax arrive pour demander de l’aide, on décide de lui confier un tonneau de potion magique, et de le faire escorter par Astérix et Obélix, mais aussi Goudurix, car ce voyage semble une excellente occasion pour parfaire son éducation. Malheureusement, rien ne va se passer comme prévu…

Avis :

À 51 ans, Laurent Tirard s’est peu à peu imposé comme l’un des réalisateurs français les plus intéressants dans le domaine de la comédie. Il faut dire qu’il a très bien réussi son début de carrière avec « Mensonges, trahisons et plus si affinités …« . Depuis, on lui retiendra « Un homme à la hauteur » et « Le retour du héros« , deux films emmenés par Jean Dujardin. On lui retiendra aussi, de manière plus mitigée, en particulier pour le second, ses deux « Le petit Nicolas« . Et c’est entre ses deux opus du « … petit Nicolas » que Laurent Tirard s’est lancé dans la réalisation d’un « Astérix et Obélix » et cette fois-ci, ce sera « … au service de sa majesté » en Brittania.

Sorti quatre ans plus tôt, « Astérix et Obélix aux Jeux olympiques » fut l’une des pires horreurs que le cinéma français ait engendré dans les années 2000 et au vu du tournant qu’on prit les comédies françaises ces dernières années, j’avoue que même si l’on retrouvait Laurent Tirard aux commandes, « … au service de sa majesté » avait de quoi faire peur et finalement, même si le film est très loin d’un Chabat (devenu référence en la matière), ce nouvel et dernier « Astérix et Obélix » n’est pas si déplaisant que ça et tient, tout comme le premier, principalement grâce à ses comédiens.

Après avoir conquis une bonne partie du monde, Jules César se lance alors à la conquête de cette petite île qu’on appelle Brittania. La conquête sera rapide pensait-il, mais enfin de compte, un petit village, où a trouvé refuge la Reine, résiste, mais peut-être pas pour bien longtemps. Cordélia décide alors d’envoyer son plus fidèle sujet, Jolitorax, en Gaule, pour ramener la légendaire potion magique. L’homme arrive à passer les frontières et ramène avec lui Astérix, Obélix et Goudurix, un neveu qui vient de Lutèce, afin que les deux Gaulois lui fassent son éducation.

Quatrième « Astérix et Obélix », ce film signé donc Laurent Tirard est un mélange de déception et de surprises. C’est un film qui a été capable de surprendre (si on peut appeler ça comme ça) sur des éléments inattendus et de décevoir sur d’autres qui étaient pourtant censés être acquis d’avance.

Ce qui fonctionne bien avec ce film, c’est le charme de ses acteurs qui s’éclatent dans leur rôle. On prend plaisir à découvrir des comédiens tels que Fabrice Luchini dans la peau de Jules César. Comme Guillaume Gallienne qui excelle (bonne surprise) dans la peau d’un agent breton. On se plaît à retrouver notre Gérard Depardieu national dans la peau d’Obélix, tombant sous le charme d’une Valérie Lemercier, terrifiante à souhait. On prend plaisir à découvrir la jeune génération dans différents rôles, Vincent Lacoste en petit branleur parfait, Charlotte Le Bon en british. Puis il y a tous les différents caméos et petits rôles, qui dans l’ensemble sont bons, Bouli Lanner, Jean Rochefort, Gérard Jugnot, et même au miracle Dany Boon. Bien sûr, on ne peut passer à côté de Catherine Deneuve parfaite en Reine d’Angleterre, même si l’on sera déçu, car finalement, elle ne fait que de la figuration, tant le rôle est mince pour une dame comme elle. Déception aussi, et là totalement inattendu, pour Edouard Baer qui tout comme Clovis Cornillac n’arrive pas à faire oublier Christian Clavier en Astérix. On peut même dire qu’il a beau s’éclater dans le rôle, il est malheureusement à côté de la plaque et c’est bien dommage.

Mais voilà, si le film fonctionne dans son ensemble grâce à ses comédiens, ainsi qu’avec son intrigue, qui au final est bien meilleure que dans le film précédent, et surtout bien mieux gérée, ne donnant pas la sensation d’avoir un ensemble de gags mit bout à bout, on ne peut pas dire non plus que cet opus soit incroyable. Le film déçoit par son humour souvent lourd, il déçoit par cette mise en scène qui sent encore une fois le numérique à plein nez. Une mise en scène qui a souvent de bonnes idées, mais qui détient aussi un côté tape à l’œil qui ne fonctionne pas (ralentis qui font beauf, photographie parfois dégueulasse, poussant bien trop les couleurs). Le film déçoit aussi par ce qu’il nous raconte, car si l’intrigue arrive à se tenir, elle demeure très simpliste et fait des raccourcis plus qu’étranges. On appréciera toutefois la petite critique qui est faite sur « des migrants » qui veulent rentrer illégalement en Brittania. Une petite critique qui est aujourd’hui on ne peut plus d’actualité.

Dans l’ensemble donc, cet « Astérix et Obélix » est ce que l’on appelle vulgairement un film passable. Loin d’être génial, il demeure amusant et plutôt bien, rehaussant quelque peu le niveau face à la purge précédente. D’ailleurs, c’est peut-être bien cette purge signée Thomas Langmann et Frédéric Forestier qui fait qu’on apprécie finalement ce film, tant, après « … aux jeux olympique« , tout ne pouvait qu’être meilleur. « Astérix et Obélix au service de sa majesté » est loin d’être indispensable, mais si jamais l’envie vous prend, alors ce film en vaut bien un autre. À vous de voir maintenant.

Note : 08/20

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Par Cinéted

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