The Battle at Kemble’s Cascade

Fiche technique :

Auteur : Anders Tyrland et Olle Tyrland

Joueurs : 1 à 5

Durée : 1h30

Type/public : Arcade / Familial +

Age : 14 ans

Mécaniques : Gestion de déplacement et de ressources, attaques sur ennemis et sur adversaires

Première parution : 2014

But du jeu :

Obtenez le plus de Gloire possible en détruisant les ennemis et le boss, ou vos adversaires !

Règles :

Dans The Battle at Kemble’s Cascade, les participants incarnent des pilotes de vaisseaux spaciaux se déplaçant de niveau en niveau pour enfin détruire l’imposant boss et nettoyer la galaxie. Il se présente comme un shoot’em up à scrolling vertical, type de jeu vidéo plutôt rétro. Le plateau est composé de 5 rangées de 4 Cartes Niveau.

Au début de chaque manche, chaque joueur choisit une des cartes Senseur de sa main et la révèle. Celui qui joue la plus élevée débutera, puis chacun fera son tour dans l’ordre décroissant des Senseur.

Lors de son tour, un joueur a deux possibilités : Déplacement/Tir, ou Se Reposer.

S’il choisit Déplacement/Tir, il a un déplacement (1 case dans une des 8 directions) gratuit et un tir gratuit. Un déplacement ou un tir supplémentaire implique une surcharge d’1 Energie (l’Energie correspond également aux Points de Vie du joueur), et une autre surcharge coûte 2 Energie supplémentaires. Puis il résout le Danger (il perd 1 Energie par Danger restant, qui est remis à zéro), et enfin il augmente sa jauge de Danger : pour chaque ennemi autour de lui sa jauge monte d’un cran. Un déplacement d’une case réduit le Danger d’un cran.

S’il choisit de se reposer, il regagne 2 Energie, résout le danger, puis rend les cubes Joueur Contre Joueur (JcJ) à ses adversaires. Ensuite il peut acheter des armes ou des améliorations, et enfin il augmente sa jauge de Danger.

Les 5 rangées du jeu, et celles du boss tout en haut. Sur chaque case, les petits carrés bleus sont le nombre de Points de Vie de l’ennemi, et le symbole d’explosion le Danger qu’un joueur gagne s’il reste à proximité. Si Jaune et Bleu ne s’en vont pas, ils seront « poussés » vers les ennemis à la fin de la manche….

Lorsqu’un vaisseau tire sur celui d’un adversaire, il lui fait gagner un nombre de Danger dépendant de l’arme et 1 cube JcJ (maximum 1 par joueur et par tour). Lorsqu’un vaisseau adverse est détruit, tous les autres participants encore en vie gagnent 2 Gloire, puis chacun marque 1 Gloire par cube JcJ chez celui qui vient d’être détruit. Les ennemis rapportent la plupart du temps du Bellonium, la monnaie du jeu, et parfois de la Gloire.

Il est possible d’acheter des armes plus performantes que le tir de base, voire de les améliorer. De même l’on peut acquérir un bouclier, un moteur plus puissant, un nouveau générateur, etc.

Une fois que tous les joueurs ont fait leur tour, la manche se termine. Ceux qui étaient sur la rangée du bas montent d’un cran, cette rangée est ensuite vidée de ses cartes puis placée au dessus des autres, et de nouvelles Cartes Niveau sont révélées, simulant ainsi le défilement du jeu. Au bout d’un moment, le boss fait son apparition, choisi aléatoirement parmi 4. Il occupe 2 rangées complètes.

Des exploits sont disponibles tout au long de la partie, en accomplir un octroie de la Gloire, puis l’exploit est défaussé et remplacé par le premier de la pioche.

La partie se termine lorsque toutes les parties du boss sont détruites ou que celles-ci sont dépassées par les joueurs. Celui qui a collecté le plus de Gloire est le vainqueur !

Avis :

The Battle at Kemble’s Cascade est un ovni ludique, c’est le cas de le dire. Qui aurait pensé adapter un jeu de tir en jeu de société ? Pourtant le jeu est là. Mais du coup, est-ce un bon jeu ou aurait-il mieux fallu s’abstenir ?

Le playmat du joueur Jaune, avec la photo de son avatar. Il possède 2 Bellonium à droite, un Lance-flammes, une Cage Rotative améliorée et n’a plus qu’1 Energie… L’ordre du tour de jeu est récapitulé en bas, c’est bien pratique.

La première chose que l’on remarque en ouvrant la boîte est le parti pris graphique. Les personnages, armes et ennemis, tout est pixelisé, tel des graphismes d’une console d’époque. C’est très plaisant et cela nous plonge dans l’ambiance. A propos d’ambiance d’ailleurs, la version plateau est forcément moins pêchue qu’un jeu vidéo et peut manquer de fluidité par moments, mais l’on retrouve tout de même les sensations : se déplacer pour esquiver les tirs (et donc faire baisser le Danger, soit le risque de subir des tirs), tirer dans la bonne direction, acheter des armes et se stuffer, se faire pousser par le bas de « l’écran »… L’on s’y croirait ! Et contrairement à la plupart des softs du genre, il est donc possible de tirer sur les adversaires. Nous avons ici un titre compétitif alors que la plupart des shoot’em up multijoueurs sont collaboratifs.

Le deck des cartes Niveau est créé au début de chaque partie. Il est composé de diverses séries (les cartes comportent des repères servant à différencier les stages du début et de la fin du jeu), et seules certaines cartes sont prises pour chacune. De ce fait, il est possible de ne pas voir apparaître tel ou tel ennemi d’une partie à l’autre. Il y a également des séries qu’il vaut mieux utiliser une fois que les règles sont bien assimilées. Même si les parties pourront se ressembler, elles ne seront pas identiques, puisque les cartes sont mélangées série par série. Cette modularité dans la création de l’espace de jeu est un plus appréciable et offre du contrôle sur la mise en place, offrant même la possibilité de fabriquer soi-même ses niveaux.

Comme on s’y attend donc, les interactions sont correctes. Il ne s’agit pas d’un jeu d’affrontement pur, aussi la plupart des tirs seront dirigés vers les ennemis et non les adversaires. Mais le fait de pouvoir quand même leur tirer dessus est une donnée à ne pas négliger, surtout que le but est quand même d’avoir plus de Gloire que les autres… Et qu’un mort ne marque pas ou peu de points. C’est là que les cartes Senseur ont une grande importance. Jouer avant ou après tel ou tel joueur peut s’avérer crucial pour savoir qui va tirer sur l’autre, ou qui va abattre tel ennemi en premier. Le Bellonium étant en quantité assez limitée, il va falloir jouer des coudes pour en récolter le plus possible et améliorer son équipement…

Mise en place pour 3 joueurs, il y a une colonne de moins. En haut sous le tableau de scores, les Exploits à accomplir pour marquer de la Gloire.

A ce propos, le Bellonium est représenté par des petits cristaux et les différentes jauges par de gros cubes de chacune des couleurs des joueurs, c’est plutôt agréable. Les différentes rangées sont amovibles du fait du principe-même du jeu, elles ne sont donc pas très pratiques. L’on a une impression d’inachevé à ce niveau, c’est un peu dommage mais normal vu les contraintes.

Au final, un titre surprenant mais surtout prenant qui plongera les nostalgiques dans l’ambiance des jeux vidéo de leur enfance, et ravira les autres par des mécaniques de jeu que l’on ne retrouve nulle part ailleurs ou presque !

Note : 15/20

Par Flippy Who

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