octobre 27, 2020

How to Talk to Girls at Parties

De : John Cameron Mitchell

Avec Elle Fanning, Alex Sharp, Nicole Kidman, Ruth Wilson

Année: 2018

Pays: Angleterre

Genre: Comédie, Science-Fiction, Romance

Résumé :

1977 : trois jeunes anglais croisent dans une soirée des créatures aussi sublimes qu’étranges.
En pleine émergence punk, ils découvriront l’amour, cette planète inconnue et tenteront de résoudre ce mystère : comment parler aux filles en soirée…

Avis :

John Cameron Mitchell, l’énigme, l’ovni John Cameron Mitchell… Il est l’un des auteurs les plus étrange et fascinant du cinéma indépendant américain. Il commence sa carrière de réalisateur en 2001 avec « Hedwig and the Angry Inch« , comédie musicale qui deviendra d’emblée culte. Et depuis ce premier film, l’homme a peu tourné, quatre films en dix-sept ans, mais chacun d’eux a su créer sa petite polémique et ses passions.

Aujourd’hui, après sept ans d’absence, (on n’avait plus revu de film signé du réalisateur depuis le très beau et plus conventionnel « Rabbit Hole » qui avait révélé à l’époque Miles Teller), John Cameron Mitchell est de retour avec un nouvel ovni qui a tout pour devenir une comédie culte. Burlesque, absurde, étrange, imprévisible, dérangeant, « How to Talk to Girls at Parties » est de ces films inclassables, qui ne cessent de surprendre par leur audace et surtout leur folie. Entre drame, comédie et fantastique, John Cameron Mitchell ne choisit pas, il mélange les genres et le résultat fait un bien fou !

Angleterre, 1977, la scène punk est en pleine explosion. Trois jeunes anglais se rendent à un after après un concert, mais ils vont se tromper d’adresse et vont passer une partie de la nuit dans une maison habitée par ce qui semble être un peuple extraterrestre, ou bien une secte très très étrange. L’un d’eux, Enn, s’amourache de Zan, une jeune fille énigmatique, aussi belle que fascinante. La jeune fille qui se cherche va alors se rebeller contre l’ordre établi de sa communauté et ainsi obtenir le droit d’aller quarante-huit heures hors de cette maison. Quarante-huit heures avant le départ de ce peuple extraterrestre ou cette secte, et surtout, quarante-huit heures avant ce qu’ils appellent, le repas…

La première chose qui m’est venu en tête à la sortie de « How to Talk to Girls at Parties« , ce fut « – Waouh, putain ce trip ! ». Et il est clair que le nouveau film de John Cameron Mitchell est un putain de trip et il ne laissera personne indifférent. C’est même le genre de film qui entrera directement dans la catégorie de ceux qu’on déteste ou qu’on adore. Théorie qui s’est révélée juste en salle, tant une partie de la salle se bidonnait, tandis qu’une autre finissait par quitter la salle.

Il est terriblement difficile de mettre des mots sur un trip, tant ce dernier ici est totalement fou et il ne peut qu’être subjectif à chacun d’entre nous. « How to Talk to Girls at Parties » est un film d’une richesse incroyable. C’est un film qui bouscule les codes. C’est un film libre, comme tous les films de John Cameron Mitchell. On peut même dire que c’est un film qui n’a aucune limite, qui ose tout, quitte à se planter. Très bien maîtrisé et très cohérent dans son trip, John Cameron Mitchell livre-là un film qui s’aventure à mélanger les genres. « How to Talk to Girls at Parties » est aussi bien une comédie romantique qui arrivera à être étonnement touchante dans son final, qu’un film burlesque et historique qui s’éclate à recréer la scène Punk anglaise de la fin des années 70, ou encore un film fantastique complétement dingue, où le réalisateur s’amuse à créer le mystère avec ce peuple extraterrestre aux coutumes et aux costumes plus qu’étranges. D’ailleurs, si John Cameron Mitchell nous offre un très beau film qui dégage un caractère fort, on ne peut que mentionner l’incroyable mise en scène qui marque son spectateur par son audace folle, en particulier quand il nous enferme dans cette maison. Clairement, ces moments-là sont les plus osés, dingues et punks de son film et méritent à eux seuls le déplacement !

Ce mélange des genres donne un film génial, dans lequel on se laisse totalement envahir. Dans lequel on se marre avec ce décalage des genres, dans lequel on reste alerte et intrigué face à cette belle petite romance bourrée de charme adolescent (oui, le film a aussi quelque chose du parcours initiatique, de la découverte de l’amour, de la vie, de nouvelles sensations). Puis dans lequel on prend un pied pas possible musicalement parlant. La BO est une petite bombe rock qui fait du bien.

Le film est doté d’un casting magique où l’on y découvre Alex Sharp, jeune comédien plein de talent, où l’on y croise une Elle Fanning fascinante, punk à souhait, une Ruth Wilson à la coupe de cheveux hypnotique, et une Nicole Kidman décomplexée dans un rôle dingue pour elle. On peut même dire que c’est le rôle le plus fou de sa carrière, tant on n’attendait pas Kidman ici.

« How to Talk to Girls at Parties » est une audace qui m’a conquis. Une audace qui m’a fait marrer et qui a su me toucher. Un film étrange et dingue, qui laisse souffler un vent de liberté et démontre encore une fois tout le talent de son réalisateur. Bref, « How to Talk to Girls at Parties » bouscule nos habitudes de cinéma, et ça fait du bien. Après, comme je le disais, on entre ou pas dans le trip…

Note : 15,5/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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