Une Prière Avant l’Aube – Joe t’en Cole une

Titre Original : A Prayer Before Dawn

De : Jean-Stéphane Sauvaire

Avec Joe Cole, Vithaya Pansringarm, Panya Yimmumpahi, Chaloemporn Sawatsuk

Année : 2018

Pays : France

Genre : Action, Thriller

Résumé :

L’histoire vraie de Billy Moore, jeune boxeur anglais incarcéré dans une prison en Thaïlande pour détention de drogue. Dans cet enfer, il est rapidement confronté à la violence des gangs et n’a plus que deux choix : mourir ou survivre. Lorsque l’administration pénitentiaire l’autorise à participer à des tournois de Muay-Thai, Billy donne tout ce qui lui reste.

Avis :

Jean-Stéphane Sauvaire est un réalisateur français qui a tendance à se faire discret. À quarante-neuf ans, « Une prière avant l’aube » est son troisième film et on attendait ce retour sur les grands écrans depuis maintenant dix ans, puisque son dernier film en date (si l’on excepte un téléfilm titré « Punk« ) était « Johnny Mad Dog« .

Avec « Une prière avant l’aube« , Jean-Stéphane Sauvaire quitte l’Afrique pour poser sa caméra en Thaïlande, afin de mettre en images l’histoire véridique de Billy Moore, jeune boxeur anglais perdu et incarcéré dans une prison du pays. « Une prière avant l’aube » est donc un film d’incarcération, un genre qu’on aime, qu’on adore même, mais c’est aussi un genre qui a tendance à saturer, tant on en connaît finalement les codes par cœur. Manquant un poil d’originalité, le nouveau film de Jean-Stéphane Sauvaire n’en demeure pas moins un bon moment de cinéma, notamment grâce à une ambiance étouffante, qui tient une pression qui ne  se relâche jamais.

Billy Moore est un jeune boxeur d’une vingtaine d’années qui vient de se faire arrêter en Thaïlande pour quelques trafics et un port d’arme illégal. Livré à lui-même, il se retrouve jeté dans l’un des pires endroits du moment. Un endroit où la violence est maîtresse et permanente. Addict aux drogues, Billy ne pourra compter que sur lui-même et trouvera son salut dans la boxe.

Énorme succès littéraire, « Une prière avant l’aube » fait donc l’objet d’une adaptation et le résultat donne un bon petit film, qui nous plonge à merveille dans l’enfer terrifiant des prisons de Thaïlande. Un enfer de près de deux heures, dans lequel on y trouvera, tout comme son héros, peu de moments de répit.

Particulièrement réel, ce qui est désormais la marque de son réalisateur Jean-Stéphane Sauvaire, « Une prière avant l’aube » ne jouit pourtant pas d’une grande originalité. Empruntant tous les codes et les chemins obligatoires du genre, « une prière avant l’aube » déçoit par son manque de « surprise ». Très convenu dans un sens, et prévisible, il n’en reste pourtant pas moins très efficace. Doté d’une mise en scène qui s’aventure au plus proche de l’horreur et de l’enfermement, « Une prière avant l’aube » nous tient et ne nous lâche pas. Bien au contraire, car si tout ou presque est prévisible, Jean-Stéphane Sauvaire sait très bien gérer son film et son explosion de violence n’est qu’un étau qui se resserre sur son personnage, lui laissant peu de choix, peu d’espoir, et le peu de fois où il trouvera du réconfort dans les bras d’un Lady Boy, seront des moments bourrés d’oxygène qui font du bien.

Si Jean-Stéphane Sauvaire offre une explosion de violence, sa mise en scène s’arrête aussi beaucoup sur la culture de la Thaïlande et ses gangs. Viols, meurtres, rackets font partie du décor, mais le réalisateur s’arrête aussi plusieurs fois sur les traditions, l’entraide, et l’amour des tatouages. Chaque corps est incroyablement filmé et raconte quelque chose de passionnant.

Enfin, « Une prière avant l’aube« , c’est aussi Joe Cole (John Selby pour les intimes) qui tient à lui seul le film sur ses épaules. Le jeune acteur qu’on connaît peu, voire pas du tout en-dehors de la magistrale série « Peaky Blinders« , tient là son premier grand rôle et démontre toute la palette de jeu dont il est capable. Plein de rage et de trouille, il compose un personnage beau, passionnant, tendre et terrifiant à la fois. Un personnage parfois agaçant, d’autrefois un peu cliché et pourtant, on a envie de le suivre n’importe où. Et si le film fonctionne si bien, malgré ce côté qu’on connaît par cœur, c’est en grande partie grâce à Joe Cole.

Le nouveau film de Jean-Stéphane Sauvaire est donc un bon petit moment de cinéma. Un moment de cinéma qui, entre codes établis, ambiance étouffante et terriblement réelle et un acteur au top qu’on prend plaisir à découvrir autrement, mérite qu’on s’y arrête. Alors si jamais vous avez la chance d’avoir l’une des quarante-deux salles près de chez vous qui le diffusent, allez y jeter un œil.

Note : 14/20

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Par Cinéted

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