Les Apprentis

De : Pierre Salvadori

Avec Guillaume Depardieu, François Cluzet, Judith Henry, Claire Laroche

Année : 1995

Pays : France

Genre : Comédie

Résumé :

Antoine est un écrivain raté et dépressif. Fred ne fait pas grand-chose de sa vie et semble s’en contenter. Tous deux partagent un appartement et vivent de petites combines foireuses. Les aventures et surtout mésaventures de ces deux copains un brin loosers, leur permettront de s’apercevoir que l’amitié est bien la plus grande des richesses.

Avis :

Pierre Salvadori est un petit réalisateur qui ne fait pas vraiment de bruit et pourtant, cela fait plus d’une vingtaine d’années maintenant qu’il nous divertit avec de bonnes petites comédies. On retient des films comme « Hors de Prix« , « Cible émouvante » ou encore son dernier en date, « Dans la cour« .

Aimant et n’ayant pas encore tout vu du cinéma de Pierre Salvadori, je me suis plongé dans ces « … apprentis« , sans trop savoir à quoi m’attendre et c’est une bonne petite comédie que j’ai trouvé là. Une comédie pleine de tendresse, qui parle de l’amitié avec un grand A. Emporté par un bon duo de comédiens, François Cluzet et Guillaume Depardieu, « Les apprentis« , même si parfois, il peut être excessif dans ses embrouilles, m’a fait passer un chouette petit moment de cinéma et j’en ressors bien content de ma découverte.

Antoine est un écrivain raté qui vient de se faire larguer par Valérie. Homme stressé de nature, il emménage avec Fred, qui est son exact opposé. Les deux hommes que tout sépare et tout rapproche, vont vivre et surtout survivre ensemble. Leur quotidien ? Il sera fait de petites combines foireuses. Et plus les années passent, et plus ces deux loosers vont se rendre compte que la chose la plus importante et solide dans leur vie ratée, c’est leur amitié.

« Les apprentis » est donc une bonne petite comédie qui, si elle ne sera peut-être pas marquante et ne changera pas grand-chose, est faite avec beaucoup de sincérité, de simplicité et d’amusement.

Ici, le but n’est pas de réinventer les choses. Non, ici Pierre Salvadori nous propose de suivre deux loosers très différents l’un de l’autre, qui iront même jusqu’à avoir un côté agaçant et pourtant, malgré ça, ils vont être très attachants. Et c’est grâce à cette tendresse, cet humour et l’alchimie qu’il y a entre les deux acteurs, que finalement, « Les apprentis » finit par être plaisant à découvrir, et même à redécouvrir.

Le scénario n’a rien d’incroyable, et Pierre Salvadori nous offre un film qu’on a dans un sens déjà vu. Mais là où le film fait mouche, et finalement nous amuse, c’est dans les situations cocasses qu’il a imaginé pour les mésaventures de ces deux anti-héros. Franchement, il y a de quoi bien se marrer entre la scène du cambriolage, les conséquences, ou encore une scène planquée dans un carton. Des mésaventures de ces deux mecs, Pierre Salvadori a réussi à dégager quelque chose de très touchant. Et avec le recul, le film a vingt-trois ans, il y a une mélancolie qui se dégage de l’ensemble, un peu comme si les emmerdes étaient mieux avant. Bref, le film ne réinvente rien, mais il se laisse regarder avec amusement et « émotion ».

« Les apprentis » n’est pas exsangue de défauts, et parfois, il a tendance à se faire s’engueuler pour rien les personnages. Le scénario aussi fait des raccourcis, ça va trop vite et Pierre Salvadori ne s’embarrasse pas. Puis parfois, on a l’impression d’avoir raté un petit quelque chose. Mais bon, sur l’ensemble, malgré tout, le film est chouette et l’on passe un bon petit moment.

Bien sûr, ce qui fait que le film fonctionne aussi bien malgré ses défauts, c’est grâce à son casting. Un casting de premier choix qui se trouve être payant. François Cluzet est presque hilarant quand ses nerfs lâchent. Quant à Guillaume Depardieu en glandeur de premier choix, il est tout simplement parfait. On ajoutera à cela une galerie de personnages tous plus ou moins décalés et l’apparition finale d’une Marie Trintignant pleine de grâce, qui ajuste le tout et nous fait oublier les défauts de certains passages.

« Les apprentis« , le deuxième film de Pierre Salvadori, est donc une jolie découverte. On passe un bon moment à suivre ces deux loosers dans leur vie ratée. Une vie ratée, mais qui amène vers un joli final, et une jolie petite morale, certes un peu clichée, mais universelle. Mais en même temps, « Les apprentis » ne pouvait pas se finir autrement. Bref, le film n’est pas essentiel, mais il reste sympa à découvrir.

Note : 13/20

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Par Cinéted

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