Panic Room

De : David Fincher

Avec Jodie Foster, Kristen Stewart, Jared Leto, Forest Whitaker

Année: 2002

Pays: Etats-Unis

Genre: Thriller

Résumé:

Meg Altman, la trentaine, a très mal vécu la séparation avec son mari et angoisse à l’idée de devoir élever seule sa fille Sarah. Afin de commencer une nouvelle vie loin de ses craintes, Meg achète une immense et splendide maison située dans un quartier huppé à l’ouest de New York. Son ancien propriétaire y a fait construire au dernier étage une pièce de sûreté dans laquelle on peut se réfugier en cas de menace extérieure et rester enfermé de nombreux jours grâce aux provisions qu’elle contient.
Cependant, Meg n’aurait jamais pensé s’en servir dès le premier soir. En effet, trois cambrioleurs, Burnham, Raoul et Junior, ont pénétré dans la maison avec la ferme intention de dérober une somme de quatorze millions de dollars cachée par l’ancien maître des lieux. Tout porte à croire que ce butin est dissimulé dans la pièce de sûreté, là où se sont réfugiées Meg et Sarah.

Avis:

En seulement quatre films, David Fincher, à la fin des années 90, s’est bâti une réputation des plus solides. Bon, il faut dire que le réalisateur a frappé très fort, car si l’on passe sur son « Alien 3« , son premier film, David Fincher a offert coup sur coup « Se7en« , « The Game » et « Fight Club« , autant dire que le début de sa carrière claque sacrément fort et ce n’est pas l’avenir qui ira dans l’autre sens.

David Fincher, c’est un cinéma de qualité. Le cinéaste tourne peu, mais assure un certain standing à chaque nouveau projet, et parmi ceux qui tout en étant d’excellents films sont moins passionnant que les autres, il y a ce « Panic Room« . Thriller et huis-clos de très belle qualité, « Panic Room« , qui est aussi le film le plus court de David Fincher, est un film qu’on savoure comme il se doit à chaque fois que l’on s’arrête dessus et si le film a pris parfois un petit coup de vieux, il m’en demeure pas moins un très honnête divertissement.

Meg Altman est en plein divorce. Un divorce qu’elle vit très mal d’ailleurs. Pour changer de vie, Meg et sa fille viennent d’emménager dans une sublime demeure dans l’un des plus beaux quartiers de Manhattan. Une nouvelle vie peut alors commencer, mais lors de leur première nuit dans cette maison, trois hommes entrent par effraction chez elle. Dans cette grande demeure, il y a une chambre de sureté, si quelqu’un entre dans la maison, les habitants peuvent alors s’enfermer dans cette pièce et attendre les secours en toute sécurité. Quand Meg a acheté cette maison, elle ne pensait pas un jour l’utiliser. Elle et sa fille trouvent refuge dans cette pièce, mais le souci, c’est que ce que veulent les cambrioleurs se trouve précisément dans cette pièce et comme Meg vient d’emménager, les lignes ne sont pas encore branchées et les dits cambrioleurs sont plus que déterminés.

David Fincher, c’est quelqu’un qui nous habitué à des scénarios très écrits, complexes et travaillés. Il s’est bâti une réputation là-dessus, et avec « Panic Room« , pour son cinquième film, il revient avec quelque chose de plus simple. L’idée est même ultra simple, des hommes entrent dans une maison pour cambrioler une chambre. La maison devait être vide, mais les occupants s’enferment dans cette chambre, il faut donc les déloger. On a déjà vu plus complexe chez David Fincher et pourtant, « Panic Room« , même si c’est l’un de ses films les moins percutants, demeure d’une très grande efficacité.

Il n’y a donc pas de grand effet scénaristique avec ce film, pas de twist à la « The Game » ou à la « Fight Club » et pourtant « Panic Room » arrive à nous tenir en haleine tout du long. Fonctionnant simplement sur son idée, David Fincher arrive à tenir un huis-clos de haute volée où l’on ne s’ennuie jamais et où il se passe toujours quelque chose. Parfaitement écrit par David Koepp (scénariste de « Jurassic Park » ou « L’impasse » de De Palma) « Panic Room » arrive à maintenir sa pression de façon permanente et il arrive à se renouveler dans ses péripéties.

Ce qui est assez bluffant avec ce film, c’est la mise en scène de David Fincher qui gère totalement l’espace qui lui est requis dans cette immense demeure. Et alors même que cette maison est immense, on a d’emblée une sensation d’étouffement. Si le film est court, à peine plus d’une heure cinquante, si le scénario est simple, David Fincher nous réserve de vraies envolées et fournit son récit de scènes toutes plus intéressantes les unes que les autres. On peut même dire qu’il y a des scènes de dingue dans « Panic Room » qui offre un sacré bon spectacle. Je pense aux ralentis, à la première sortie de la chambre, au gaz, ou encore cette façon que la caméra a de se balader dans cette maison passant d’un étage à l’autre de manière parfaite et novatrice pour l’époque. Bon, certes, aujourd’hui ça sent les effets spéciaux, mais quand même. Puis il y a ce final qui est parfaitement orchestré. Bref, le film, s’il est simple dans son exécution, est purement efficace. Une efficacité renforcée par la BO d’Howard Shore, qui apporte constamment quelque chose d’inquiétant au récit.

Bon, inutile de vous dire que Jodie Foster est parfaite, tout comme Forest Whitaker, Jared Leto, Kristen Stewart ou Dwight Yoakam.

Bref, « Panic Room » n’est pas un immense cru de David Fincher. Il faut dire que dans cette filmographie impeccable, il parait tout petit par rapport à des « Zodiac« , « The Social Network » et autres « … Benjamin Button » et pourtant, même en étant plus « petit », presque décevant venant de Fincher, « Panic Room » reste un thriller et un huis-clos terriblement bon et efficace. Les idées de Fincher sont magiques, il n’y a aucun temps mort, le réalisateur nous tient et jamais il ne nous lâche. Un divertissement excitant et haletant tenu par des acteurs engagés. Bref, que demander de plus ?

Note : 14/20

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Par Cinéted

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