Prayers of Sanity – Confrontations

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Avis :

S’il y a bien un pays que l’on n’attend pas dans le domaine du métal, c’est bien le Portugal, qui nous a plus habitué au fado qu’à autre chose. Et pourtant, Prayers of Sanity est un groupe qui vient de ce pays, où les hommes sont tous des maçons et où les femmes mettent des bigoudis aux jambes. Ouh, les vilains clichés que voilà ! Cela étant dit, quand les portugais font du métal, ils ne font pas n’importe quoi comme l’en atteste ce groupe qui propose un thrash métal furieux et bien bruyant. Mais qu’est-ce que le Thrash Métal ? Ce mot vient de l’anglais Thrash qui veut dire frapper ou battre et le terme dans son intégralité signifie un métal lourd, rapide et qui va puiser ses influences dans le domaine du heavy métal. On peut citer des groupes références comme Metallica, Anthrax, Megadeth ou encore Slayer qui sont les piliers de ce genre. Prenant un peu au heavy des années 70/80 comme Judas Priest, le thrash mélange un peu de Punk hardcore pour donner un savant mélange nerveux et qui donne une furieuse envie de headbanger et de pogoter. J’aime les verbes encore inexistants et les néologismes ! Enfin, que nous réserve ce groupe portugais au nom si mignon et à la pochette si équivoque ? Lâche tes cheveux et fait tourner !

Le skeud commence par une introduction qui se nomme… Intro. Pas de surprise de ce côté-là, on aura notre petite guitare électrique qui fait un son mélodique, dans le genre apocalypse et pas de voix. Derrière, ça part très rapidement en gros riffs ravageurs qui décoiffent pour fournir un bon son et une brutalité assez commune au thrash métal. C’est rapide et ça envoie du lourd. Confrontations montre cette puissance au travers d’une introduction efficace, avec des guitares saturées qui balancent pas mal. Le seul problème de l’album, et il est assez lourd, c’est que tous les morceaux se ressemblent. Comme me l’a dit ma chérie dans la voiture, c’est moi où c’est tout le temps le même morceau ? Et effectivement, après quelques écoutes, on peut dire que le schéma de chaque piste est le même. On aura droit à une introduction assez virulente avec de gros riffs, une batterie progressive qui va par la suite faire parler la vitesse de bras du batteur et un chant qui se veut grave puis aigu dans les pré-chorus. Du coup, on ressent une certaine lassitude au bout de deux ou trois écoutes. Bien entendu, le groupe essaye de temps en temps de se renouveler avec des refrains plus durs ou des morceaux plus criés comme Deshumanizer ou encore The Voice, mais on ressent une certaine facilité dans la construction des morceaux. Les solos ne sont pas très marquants et reposent encore une fois sur la vitesse et non pas sur une mélodie efficace. On aura droit aussi à la balade du groupe, Inside 4 walls, qui montre le talent des musiciens, surtout de la guitare, mais qui malheureusement va vite retomber dans le quelconque avec un final peu intéressant.

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Si on note un savoir-faire indéniable au niveau des instruments, qu’en est-il de la voix du chanteur ? Elle est relativement bonne pour un chanteur de thrash métal. Alternant des couplets aux sonorités assez graves et montrant une certaine puissance, le chanteur arrive à partir dans les aigus lors des cris ou encore lors des phases de pré-chorus, rappelant au bon souvenir d’un certain Judas Priest. Parfois, quelques chœurs viennent l’aider pour donner plus de puissance, mais le bougre en possède suffisamment. Il montre aussi son talent dans le morceau Inside 4 Walls, le seul un peu calme, où il chante sans pousser ou sans crier et qui démontre la profondeur de son chant et la possibilité de faire des morceaux posés et relativement triste. Alors certes, cela fait moins bouger les foules, mais parfois sur un skeud, ça fait du bien et marque une pause tout en montrant un certain talent. D’autant plus que bien souvent, les groupes de métal sont plus reconnus pour leurs balades que pour leurs morceaux qui crachent. Les paroles quant à elles sont assez équivoques et concernent bien entendu notre société de consommation mais aussi la religion et tous les thèmes un peu sulfureux comme celui-ci.

Au final, Confrontations de Prayers of Sanity est un album assez sympathique, qui fait bien bouger la tête mais qui devient vite répétitif et lassant. Enchainant les morceaux selon un même schéma et ne changeant que les parties guitares, l’album s’enlise un peu dans la facilité et dans une violence trop redondante. Néanmoins, on est en présence d’un groupe qui mérite le détour de par sa puissance et son talent. A suivre donc pour nos amis portugais !

  1. Intro
  2. Confrontations
  3. Too Much to Handle
  4. Acid 51
  5. Deshumanizer
  6. Inside 4 Walls
  7. To Kill or to be Killed
  8. The Voice
  9. Dark Passenger
  10. The End of All

Note : 13/20

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