Mood: Doom – Cosmic Time Foundation

Avis :

Le Doom est un genre vraiment à part et qui ne fera jamais les gros titres dans le domaine du métal et cela pour plusieurs raisons. Tout d’abord, chaque morceau de doom est très long, pouvant aisément dépasser les dix minutes, ce qui lui confère déjà un droit passage plus que limité sur internet ou sur les ondes radiophoniques. Ensuite, c’est un genre très lent et très redondant, à base de riffs lourds et lancinants et porté par une voix souvent gutturale ou complètement saturée. De ce fait, le Doom est un genre un peu élitiste, qui peut même faire débat au sein de la communauté métal. Si certains octroie la naissance de ce genre à Black Sabbath, d’autres groupes sont venus se greffer au phénomène et ont faut le bonheur des amateurs de rythme lourd et lent. Cependant, tout n’est pas forcément bon dans le Doom métal et malgré son côté très underground, qui devrait lui conférait une protection contre les opportunistes, on arrive à trouver des groupes qui sont complètement à côté de la plaque. Un exemple tout concret avec Mood :Doom, un groupe finlandais qui s’est fondé en 2009 et qui continue toujours aujourd’hui d’exister… pour une petite minorité. Groupe encore quasiment inconnu, Mood :Doom a sorti son deuxième album en 2016, Cosmic Time Foundation, et c’est un concentré de tout ce qu’il ne faut pas faire.

La première chose qui frappe quand on écoute cet album, c’est sa production. C’est une calamité. Dès le premier morceau, Star Birth Machine, on va entendre les faiblesses du son, rendant tout l’album quasiment inécoutable. C’est bien simple, les riffs sont tellement lourds et bas que l’on entend les baffles saturer, rendant l’ensemble grésillant et tout bonnement insupportable. Il faut rajouter à cela une voix qui se veut aérienne et cosmique, mais qui sera constamment recouverte par la musique et les riffs de grattes. Alors certes, c’est lourd, mais c’est tout bonnement intolérable pour le cerveau et les oreilles. L’exemple le plus flagrant reste Rewriting Pnagraph Law, qui en plus de cela, n’a pas de mélodie à proprement parlé. En effet, et ce n’est pas le seul morceau, il manque du liant dans les titres qui ne possèdent pas de ligne directrice. On a du gros son bien dégueulasse qui bave, mais pas de mélodies qui donne envie de bouger ou qui reste tout simplement en tête. Là, on fait face à des chants lancinants portés par des riffs lourdingues et complètement similaires d’un titre à l’autre. Alors si on ajoute la médiocrité de la production à une absence complètement de rythme et d’ambiance, on se retrouve face à un skeud tout simplement insupportable.

Alors les thématiques du groupe sortent un peu de l’ordinaire. Si le Doom aime parler philosophie ou de sujets plus écologiques, Mood :Doom semble être fasciné par l’espace et tout ce qui est cosmique. Cela colle un peu avec leur style si particulier, si aérien, mais là aussi, même si c’est chanté en anglais, il va être difficile de comprendre quoi que ce soit, puisque la voix est couverte et que l’on n’entend rien. A la rigueur, il y a un seul morceau qui sort du lot, notamment parce qu’il est un peu plus rythmé que les autres titres (et un morceau sur 9, c’est très, très peu). Ce titre, c’est Nebula Wisdom qui possède un rythme plus rapide et une vraie volonté de mélodie, malgré encore une fois une voix qui joue trop sur la distorsion et quelques pics disgracieux au niveau de la guitare. Cependant, ce titre montre bien les capacités du groupe, tout du moins techniquement, et c’est dommage qu’il s’enferme dans un choix artistique étrange et qui manque vraiment de cohérence mélodieuse. Pour le reste, on repassera puisqu’il n’y a rien à sauver de cet album, même le morceau qui dépasse les dix minutes fait souffrir les tympans et le dernier titre qui clôture l’album essaye de mettre une ambiance un peu post-apo sans jamais réussir à accrocher celui qui écoute, la faute à une production, on le répète, complètement aux fraises.

Au final, Cosmic Time Foundation, le dernier album des finlandais de Mood :Doom, est un album complètement raté du début à la fin. Bénéficiant d’une production médiocre et complètement à la ramasse, le groupe fournit un Doom métal de basse qualité, avec une voix qui gâche tout et des distorsions sonores réellement insupportables, coupant court à toute possibilité de mélodies. Bref, c’est rare dans le ce sous-genre, mais nous sommes face à un échec cuisant, le genre d’album qui ne possède aucune qualité, aucun point d’accroche et on peut comprendre pourquoi le groupe reste dans cet anonymat.

  1. Star Birth Machine
  2. Atom Model Emit
  3. M-Light Formation
  4. Dissolian Energy Foundation
  5. Rewriting Pnagraph Law
  6. Nebula Wisdom
  7. Cosmic Scale Cloning
  8. Leaving the Giant Molecular Clouds

Note : 02/20

Image de prévisualisation YouTube

Par AqME

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Facebook : Lavisqteam.fr – Contact: lavisqteam@laposte.net