Nine

De : Rob Marshall

Avec Daniel Day-Lewis, Penelope Cruz, Kate Hudson, Nicole Kidman

Année : 2010

Pays : Etats-Unis

Genre : Comédie Musicale

Résumé :

Guido Contini est le plus grand réalisateur de son époque. Vénéré par les critiques et adulé par le public, il n’a qu’un seul point faible : les jolies femmes !
Tiraillé entre sa sublime épouse et sa sulfureuse maitresse, harcelé par une séduisante journaliste, subjugué par la star de son prochain film, Guido ne sait plus où donner de la tête. Soutenu par sa confidente et sa mère, parviendra-t-il à résister à toutes ces tentations ?

Avis :

Rob Marshall est ce que l’on pourrait appeler le nouveau pape de la comédie musicale américaine. Bon, il faut dire qu’il a fait très fort avec son premier film, le culte « Chicago« , comédie musicale flamboyante qui a trouvé un très beau succès aussi bien public que critique. S’il n’a pas refait dans le même genre, Rob Marshall nous a ensuite enchanté avec son « Mémoire d’une Geisha« , un fabuleux film historique.

Et voici qu’il nous revient avec « Nine » et son fabuleux casting. « Nine » est un film qui fait tout un tas de promesses et après avoir fait revivre le Chicago des années 20, le cinéaste américain faisait rêver en faisant revivre et peut-être même briller l’Italie et son cinéma des années 60. Mais ce ne sera pas le cas et c’est une donc une première déception venant de Rob Marshall.

Guido Contini est le plus grand réalisateur d’Italie. Ses films ont déchaîné les passions et ça, malgré le fait que ses deux derniers aient fait des flops. Mais voilà, alors que son nouveau film est en production et qu’il doit commencer à tourner la semaine prochaine, Guido est face à la page blanche et n’arrive pas à écrire ne serait-ce qu’une ligne de scénario. Pour pallier à cela, Guido s’enfuit de Rome, espérant trouver un peu repos. Mais entre une maîtresse au tempérament de feu, sa femme qu’il aime et culpabilise de la tromper, ses souvenirs, sa mère, sa foi, le cinéma et cette page blanche, Guido s’enfonce et ne sait que faire…

Une purge, une horreur, d’un ennui mortel, incompréhensible, « Nine » en prend pour son grade et malgré le fait que je reste déçu, il est loin de valoir toutes les horreurs qui peuvent être dites à son sujet. Certes, ce troisième long pour Rob Marshall n’est pas incroyable, mais il reste un petit film intéressant et qui se laisse regarder. On peut même dire que dans un sens, Rob Marshall réussit beaucoup de ce qu’il entreprend ici, et techniquement parlant, son film est beau, et presque irréprochable et pourtant, malgré ça, « Nine » détient ce petit je ne sais quoi qui fait qu’on reste quelque peu en dehors.

Si l’on part sur l’ambiance du film, il n’y a rien à en redire. C’est beau et bon. L’Italie des années 60 est magique. Les décors sont fabuleux, tout comme les costumes. La photographie est impeccable. De plus, le film fourmille d’idées dans sa mise en scène. Les numéros sont très plaisants, les chansons ont leur petit cachet. On appréciera beaucoup ce mélange entre réalité et fantasme, entre passé et présent. Bref, de ce côté-là, « Nine » fait son boulot et c’est très appréciable.

« Nine« , c’est aussi une intrigue qui dans son fond est intéressante, puisque c’est sur la page blanche d’un réalisateur. Avec « Nine« , Rob Marshall parle de cinéma, interroge la création, aborde la production d’un film et ce qui fait que si l’on a de la chance, si les éléments sont réunis, on obtient alors un bon film.

Avec « Nine« , on apprécie suivre ce personnage parmi toutes les femmes de sa vie. Il y a quelque chose d’amusant et en même temps de très triste qui se dégage de ce film. Rob Marshall, pour jouer son réalisateur au bord de la dépression, a choisi l’immense et tout fraîchement Oscarisé pour la seconde fois, Daniel Day-Lewis et l’acteur caméléon est encore une fois fabuleux dans la peau de cet égocentrique perdu.

Puis pour notre plus grand plaisir, l’acteur est joliment accompagné par un des plus beaux castings féminins de ces années 2000. Marion Cotillard, Nicole Kidman, Dame Judi Dench, Penelope Cruz, Kate Kudson, l’immense Sophia Loren, on trouvera même Fergie qui s’échappe l’espace de quelques instants des Black Eyed Peas… Qui rêve de mieux ? Surtout que chacune trouve un tour de chant à sa mesure.

Mais alors si tout est aussi beau, bon et excellent que je le dis, pourquoi diable « Nine » est-il une déception ? Et bien la réponse n’est pas si évidente que ça, puisque moi, je n’arrive pas à comprendre où quelque chose ne va pas. Le film se laisse suivre et reste assez sympathique, mais il lui manque de la magie, il lui manque du piquant, de la spontanéité. En fait, « Nine » donne l’impression d’être une grosse machine parfaitement huilée qui sait comment fonctionne les codes et qui est bien trop sûre d’elle.

« Nine » ne s’arrête jamais pour se regarder et s’il enchaîne les bons moments, sur l’ensemble, il manque d’émotion et de véritables interactions entre les personnages. Des personnages qui finalement, hormis celui incarné par Daniel Day-Lewis, n’ont pas vraiment de consistance et au final, nous laisse tiède. Bref, sans être désagréable au possible non plus, c’est dommage.

Note : 10/20

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Par Cinéted

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