mars 5, 2021

Strangers: Prey at Night – Immobile Home

Titre Original : The Strangers : Prey at Night

De: Johannes Roberts

Avec Christina Hendricks, Martin Henderson, Bailee Madison, Lewis Pullman

Année: 2018

Pays: Etats-Unis

Genre: Horreur

Résumé:

Une famille s’arrête pour la nuit dans un parc de mobile home isolé qui semble complètement désert. Une jeune femme étrange frappe à leur porte…. C’est le début d’une terrible nuit d’horreur : pris pour cible et poursuivis sans relâche par trois tueurs masqués, chacun devra lutter pour sauver sa peau dans un jeu de cache-cache impitoyable.

Avis:

Petit réalisateur britannique de seconde zone, Johannes Roberts s’est fait un petit nom dans l’horreur avec des films qui sont pour la plupart arrivés chez nous directement en DVD ou en E-cinéma.

Après « 47 Meters Down« , film de requins avec Mandy Moore et Matthew Modine (qui aura une suite l’année prochaine avec « 48 Meters Down« ), Johannes Roberts est de retour cette année sur les grands écrans avec « Strangers : Prey at night« , film dont la bande-annonce laissait présager un plaisir coupable plus que prometteur. Un plaisir coupable qui pourrait même aller lorgner sur les traces du cinéma de John Carpenter, ce qui serait vraiment pas mal du tout. Il faut dire qu’on peine un peu ces derniers temps pour trouver du bon cinéma d’horreur.

Oui, mais en fait non, malgré toutes les promesses que ce petit film pouvait faire, « Strangers : Prey at night » n’arrivera jamais à nous tenir en haleine et en pression, la faute à un scénario qu’on connaît par cœur et qu’on a déjà vu ailleurs de manière bien meilleure, et une réalisation fade qui n’arrive jamais à faire naître une once de crainte. Bref, ce n’est pas avec « Strangers : Prey at night » et son histoire, comme son ambiance à dormir debout, que le grand frisson sera de retour en salle.

Une famille s’arrête dans un parc à mobile home afin d’y passer une nuit. Mais cette nuit-là va être bien agitée, puisqu’un groupe de tueurs masqués les a pris pour cible et est bien décidé à tuer toute la famille. Commence alors pour Mike, Cindy, Kinsey et Luke, une longue nuit de cauchemar on ne peut plus traumatisante.

Depuis quelques années maintenant, il y a une sorte de nostalgie qui s’échappe dans pas mal de projets et films, le best of étant le « Ready Player One » de Steven Spielberg. Cette nostalgie très eigthies a tendance à gagner tous les genres et avec « Strangers : Prey at night« , c’est aujourd’hui le slasher qui est touché.

Alors personnellement, je suis très client de cette touche nostalgique, mais voilà, il ne suffit pas de mettre la dite touche un peu partout, mettre des musiques des années 80 et des clins d’œil à tous les coins de rue (« Massacre à la tronçonneuse« , « Christine« , « Halloween« , « Shining« ) pour que ça fonctionne et c’est bien le cas ici, avec ce film qui a tendance à croire que s’il s’appuie la dessus et fait du clientélisme, ça va fonctionner. Et bien non et c’est même un très gros non.

Doté d’une histoire absurde, parsemée d’incohérences, de facilités scénaristiques et parfois même de trous scénaristiques (oui, les tueurs qui, on ne sait comment, arrivent toujours à retrouver leurs victimes, c’est lassant, surtout que c’est illogique). Tenu par des personnages tous plus stupides et caricaturaux les uns que les autres, « Strangers : Prey at night » ennuie plus qu’autre chose. Aucune surprise ne vient nous bousculer, on voit arriver les choses dès le début, tout est prémédité, convenu, et l’on a déjà vu ce film mille fois et de manière bien meilleure. C’est bien simple, deux schémas possibles s’offrent à cette histoire. Deux schémas qu’on imagine très bien sans les chercher en début de film, et c’est sans surprise que le film emprunte l’un d’entre eux.

Puis franchement, on n’a aucune empathie pour ses personnages, dont on aimerait que le calvaire se libère au plus vite, pour nous-même retrouver notre liberté. Ces personnages n’ont aucune consistance, aucune originalité, aucune réflexion, et ne sont que des clichés ambulants, qu’on a déjà vu dans tant d’autres films (l’ado rebelle gothique, le frangin sportif, le père qui se veut cool, la mère autoritaire…). Ce constat est d’autant plus dommage que les personnages sont tenus par de bons comédiens, Christina Hendricks, Bailee Madison, Martin Henderson, Lewis Pullman et mis à part ce dernier qui relève un peu le niveau, on se fiche royalement de ce qui peut arriver aux autres ou encore comment les tueurs vont se faire avoir.

Bref, jouer sur la corde sensible ne suffit donc pas à faire un bon slasher et Johannes Roberts vient de l’apprendre. Décevant et surtout ennuyant, (oui le film n’arrive même pas à divertir)  « Strangers : Prey at night » est donc un raté.

Note : 07/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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