The Boxer

De : Jim Sheridan

Avec Daniel Day-Lewis, Emily Watson, Brian Cox, Ken Stott

Année: 1998

Pays: Angleterre, Etats-Unis, Irlande

Genre : Drame

Résumé :

Belfast. Danny Flynn avait l’étoffe d’un champion de boxe et rêvait d’un avenir heureux avec sa fiancée Maggie. Entré dans les rangs de l’IRA, jeté malgré lui dans l’action violente et condamné à quatorze ans de prison pour un attentat dont il n’était pas coupable, Danny garda le silence. Il ne livra aucun de ses compagnons de lutte, mais prit des distances avec eux comme avec son passé, et rendit sa liberté à Maggie en acceptant qu’elle épouse son meilleur copain. Aujourd’hui Danny est libre. Dans son ancien quartier, dévasté par la guerre, le boxeur remonte la pente…

Avis :

Quatre ans après son chef d’œuvre « Au nom du père« , le réalisateur irlandais, Jim Sheridan refait de nouveau appel à son acteur fétiche, Daniel Day-Lewis (dont ce sera la troisième collaboration sur quatre films que Jim Sheridan a réalisé) pour de nouveau peindre encore une fois l’Irlande « moderne » et conflictuelle.

Jim Sheridan et Daniel Day-Lewis, c’est une collaboration qui vaut de l’or et ce n’est pas ce troisième film qui va nous dire le contraire. Avec « The Boxer« , le duo revient avec un film sublime, tout en émotion. Un film qui offre la peinture très touchante d’une « renaissance » avec en fond l’Ira. Une toile de fond livrée sans langue de bois, en ne faisant aucune concession. Et encore une fois, on se laisse emporter, grâce à cette histoire forte, grâce à la beauté de ses personnages et grâce à cette mise en scène qui fait l’alliance quasi parfaite de la tension et de l’émotion. Bref, comme à son habitude, Jim Sheridan nous livre un grand film.

Il y a quinze ans de cela, Danny Flynn avait tout du champion de boxe en devenir. Mais malheureusement pour lui, le jeune homme s’était fait embringuer dans les rangs de l’Ira. Aujourd’hui, la quarantaine, Danny sort de prison après quinze années pour un attentat qu’il n’avait pas commis. Si Danny n’a jamais livré ses « compagnons » de lutte, aujourd’hui, il est bien décidé à prendre des distances avec eux et surtout, il veut reprendre une vie simple et normale. Une vie pas très loin de la boxe. Tout aurait pu bien se passer, mais des tensions vont peu à peu naître quand Danny ouvre un club de boxe non-sectaire, et commence à refréquenter son ancienne fiancée, aujourd’hui mariée à un membre de l’Ira, emprisonné.

Sublime et émouvant, voilà les deux premiers mots qui viennent à la sortie de ce quatrième film de Jim Sheridan, qui décidément fait un sans-faute.

Revenant sur le conflit qui a animé et qui peut encore animer l’Irlande et la Grande-Bretagne, Jim Sheridan, avec « The Boxer« , nous plonge dans un Belfast en pleine guerre. Doté d’un scénario intelligent et sombre, « The Boxer » est un film sombre qui ne fait aucune concession. À la fois politique, pointant du doigt les dérives des deux côtés, le réalisateur n’oubliera pas de livrer un excellent divertissement, qui ne manquera pas d’émotion, de passion, d’injustice, et même de romance. Ainsi, ceci conjuguant cela, « The Boxer » c’est deux films en un seul qui s’allient parfaitement. Jim Sheridan arrive sans mal aucun à retenir toute notre attention. L’ambiance est incroyable et réaliste, la politique est comme toujours chez le cinéaste particulièrement intéressante, profonde, et même osée, puisque rappelons que lorsqu’il tourne ce film-là (comme « Au nom du père » d’ailleurs), le conflit n’est pas encore fini. Et la renaissance de cet homme qui injecte de l’espoir dans une ville en proie à la haine, au conflit, à la guerre, est particulièrement touchante. Et à travers cet homme et ses choix, « The Boxer » n’oubliera pas d’envoyer un message de paix et d’apaisement. Un message juste et important qui est loin d’être pompeux. Bref, ce scénario, que ce soit dans sa fiction, son ambiance, son côté sociétal, ou bien ses messages, est quasi parfait.

« The Boxer« , comme je le disais plus haut, c’est un film qui allie parfaitement son fond et sa forme. Une forme incroyablement prenante qui est servie par une mise en scène glaçante. Une mise en scène on ne peut plus réaliste, qui sait comment tenir son spectateur. Suspens et imprévisibilité sont de la partie, tout comme ce petit côté romantique, presque poétique, qui fait tant de bien dans toute cette noirceur. On notera l’intensivité des scènes d’émeute et de guerre, tout comme le final, qui est tout simplement incroyable. Bref, Jim Sheridan sait filmer, et ce film en est encore une fois une preuve magistrale.

Emporté par un Daniel Day-Lewis incroyable, une Emily Watson saisissante, et un Gerard McSorley terrifiant, « The Boxer » est un sublime film signé du grand Jim Sheridan. Prenant dans son histoire, passionnant dans son contexte et beau, tellement beau, dans sa mise en scène, je ne regrette absolument pas de m’être arrêté sur ce long qui est quelque peu oublié, ce qui est bien dommage.

Note : 17/20

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Par Cinéted

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