Katie Says Goodbye – Olivia Cooke in Love

De : Wayne Roberts

Avec Olivia Cooke, Christopher Abbott, Jim Belushi, Chris Lowell

Année: 2017

Pays: Etats-Unis

Genre: Drame

Résumé:

Katie, jeune femme du sud-ouest américain rêve d’une nouvelle vie à San Francisco.  Elle vit ses premiers amours et se révèle d’une honnêteté désarmante. Son empathie compulsive envers les autres fait d’elle une proie facile. Sa ténacité et sa jeunesse seront mis à l’épreuve par ceux qu’elle aime le plus au monde.

Avis:

Il n’y a pas grand-chose à dire dans ce rappel des faits puisque « Katie Says Goodbye » est le premier film de Wayne Roberts qui n’a pour l’instant rien fait d’autre, ou du moins qui n’a rien fait que le net puisse mettre en avant. Et finalement, la seule information qu’on arrive à trouver, c’est que le réalisateur tourne un deuxième film appelé « Richard Says Goodbye« … Une suite peut-être à ce premier film ?

Présenté en compétition officielle, « Katie Says Goodbye » s’annonçait comme une comédie, du moins si l’on se fie à son affiche, mais finalement, c’est un tout autre film que Wayne Roberts nous réserve. Drame dur et en même temps pincée de fraîcheur, « Katie Says Goodbye » est avant tout un portrait de femme magnifique. Un portait beau, profond, fort et touchant, dont la bonne humeur, l’optimisme, mais aussi le destin, ne laisseront personne indifférent. On sourit, on aime, on est touché, on est bouleversé par cette jeune héroïne. Bref, pour un premier film, Wayne Roberts livre un film fort, abouti.

Katie est une jeune fille qui habite dans l’Ouest américain, mais qui rêve d’aller vivre à San Francisco. Pour cela, ça fait des années que Katie économise entre son boulot de serveuse et les petites passes faites par-ci par-là avec des clients réguliers. Un jour, elle rencontre Bruno, un jeune taciturne, triste et silencieux. Pour Katie, c’est le coup de foudre et elle est prête à sourire pour eux deux. Mais sa joie de vivre et son rêve vont être mis à rude épreuve face à des éléments qui se sont mis en place.

Présenté pour la toute première fois en France, « Katie Says Goodbye« , le premier film de Wayne Roberts, a donc créé la très belle surprise du festival de Deauville. Drame teinté de comédie si l’on peut dire, portrait prenant, film profond et riche, avec son premier film Wayne Roberts a décidé de nous raconter une tranche de vie et d’y peindre un portrait sublime. Un portrait incroyable qui va faire une très grande partie de son film, si ce n’est pas son film lui-même. D’ailleurs, on pourrait presque dire que le scénario de « Katie Says Goodbye » est un prétexte pour nous présenter et surtout nous raconter cette jeune fille.

Ici, le réalisateur nous immerge dans une condition de vie et alors qu’il aurait pu en faire un film très noir, il a décidé d’en faire un drame teinté d’espoir, et même de fraîcheur. Le destin de sa Katie est aussi prenant qu’il est difficile.

« Katie Says Goodbye » est un film aux multiples sujets. C’est un film qui aborde aussi bien les conditions de vie dans les régions désertes des États-Unis, que la condition des femmes et l’image qu’elles peuvent en renvoyer, face à des mentalités qui doivent encore évoluer. « Katie Says Goodbye » aborde avec une grande liberté l’envie de s’en sortir, en nous offrant l’un des plus beaux personnages de l’année. Courage, optimisme, débrouillardise, composition avec le présent, l’esprit de famille, sont au cœur de ce premier film et le moins que l’on puisse en dire, c’est que le réalisateur sait en parler d’une très belle façon.

De plus, « Katie Says Goodbye » nous offre une superbe histoire d’amour. Une histoire d’amour qui saura toucher, même si elle sera aussi tristement injuste, ce qui lui donnera encore un plus, un côté réel. Wayne Roberts emmènera aussi ses personnages loin des clichés, mais tout en jouant avec ces derniers. D’un côté, on aura la mère alcoolique, ou le mec qui sort de taule, mais de l’autre côté, chaque cliché dont Wayne Roberts se sert est employé de manière différente et surtout, il sert l’intrigue de son film, lui donnant du coffre, de la richesse. Bref, « Katie Says Goodbye » démontre un joli talent d’écriture et de mise en scène. Car oui, si l’on s’arrête sur la mise en scène, là encore Wayne Roberts sait nous convaincre, offrant un film magnifique, offrant des plans larges qui mettent parfaitement en valeur les décors et les paysages. Le réalisateur saura aussi profiter de ses comédiens et les filmer de manière plus intimiste, créant de la proximité avec eux.

Des comédiens que le réalisateur a superbement choisi, à commencer par sa Katie, incarnée par la divine Olivia Cooke. La comédienne est magique, arrivant a toujours trouvé le ton juste. Pleine de charme, drôle, dotée d’une force et d’un optimisme pas possible, on reste accroché à elle pendant tout le film. Mieux encore, elle nous faire vivre ses émotions. Elle partage l’affiche ici, avec Christopher Abbot, qui est vraiment la grande révélation sur le festival, qui après « Sweet Virginia » trouve là encore un rôle marquant. Un rôle complexe aussi, un rôle pas toujours juste, avec lequel il doit composer, entre tendresse et malaise, entre timidité ou terreur et un passé très lourd… On dirait bien que l’on voit naître un bel et grand comédien qui, on l’espère, se distinguera vite.

« Katie Says Goodbye » est donc un excellent film à découvrir. En un film, Wayne Roberts démontre un joli savoir-faire et l’on est déjà très curieux de voir son prochain. Affaire à suivre donc.

Note : 16/20

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Par Cinéted

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