The Villainess

Titre Original : Ak-Nyeo

De : Jeong Byeong-Gil

Avec Ok-Bin Kim, Shin Ha-Kyun, Bang Sung-Jun, Kim Seo-Hyung

Année: 2017

Pays: Corée du Sud

Genre: Action

Résumé:

Entraînée depuis l’enfance aux techniques de combat les plus violentes par une agence de renseignement après l’assassinat de son père, Sook-hee est une arme redoutable. Afin de gagner sa liberté, elle est engagée comme agent dormant. Mais un jour, elle va découvrir la vérité sur le meurtre de son père.

Avis:

Jeune réalisateur sud-coréen, Jeong Byeong-gil est au début de sa carrière, même si à trente-sept ans, il a déjà réalisé quatre longs-métrages. Encore inconnu chez nous, sur ces trois films précédent, seul « Confession of Murder« , un thriller sorti en 2013, est arrivé chez nous directement en DVD. Thriller qui par ailleurs a des avis assez partagés. Quatre ans plus tard, après avoir été présenté en sélection officielle pour les séances de Minuit au dernier festival de Cannes, voici que son « The Villainess » débarque malheureusement à son tour directement en DVD.

Très influencé par le « Nikita » de Luc Besson, pour son nouveau film, Jeong Byeong-gil nous livre ici une petite bombe, comme seuls les coréens savent nous en offrir ces dernières années. Tour à tour film d’action, film d’infiltration, film de vengeance ou film romantique, le cinéaste s’amuse à mélanger les genres, tout en ne cessant de casser et renouveler le rythme de son film, ce qui donne un résultat assez fou, devant lequel on se laisse prendre au jeu avec plaisir. Mais malgré le plaisir et la folie furieuse que détient le film, « The Villainess » demeure une toute petite déception dans le sens où son intrigue apparaîtra parfois sans grande surprise.

Après l’assassinat de son mari, Sook-hee s’est vengée comme personne. Repérée par une organisation secrète, cette dernière lui propose un contrat quelque peu contraignant, mais en même temps, elle se rend très vite compte qu’elle n’a pas vraiment le choix… Cela lui prendra dix ans de sa vie, et après elle pourra vivre comme n’importe qui d’autre, sans aucun souci à l’horizon. Surentraînée, elle va alors devenir quelqu’un d’autre et une fois en dehors du camp d’entraînement, elle attendra des missions…

On connait le cinéma coréen pour ses polars noirs, ses films épiques aux époques grandioses, où encore ses fables métaphysiques, comme par exemple Kim Ki-duk sait si bien les faire. Aujourd’hui, c’est un pur film d’action que le cinéma coréen nous propose-là. Un film d’action aux rebondissements bien fichus, aux plans-séquences de malade, aux bastons, fusillades et autres courses poursuites incroyables. Bref, un film d’action qui en envoie, qui ne ment pas sur sa marchandise, et ça fait franchement du bien de voir autant de verves et d’idées, parfois virtuoses (l’ouverture est bluffante en son genre !).

Pour son quatrième film, Jeong Byeong-gil nous a sorti le grand jeu et ce qui est génial avec « The Villainess« , c’est qu’il n’essaie pas d’être autre chose que ce que l’on nous a vendu. Avec ce film, le réalisateur joue avec plusieurs ambiances, plusieurs idées de cinéma et plusieurs rythmes. D’ailleurs, c’est même assez déconcertant tant la fluidité du rythme est folle, arrivant à passer d’une scène violente au possible à quelque chose de plus doux, de plus beau, plus romantique, instaurant même un léger ton d’humour, sans que cela ne dérange.

On dirait qu’avec ce film, Jeong Byeong-gil a tout compris au montage, au rythme, à la mise en scène. « The Villainess« , en plus d’être sublime dans ses couleurs, dans son ambiance, ou encore dans ses personnages, nous tient et nous emporte vers ce final et pour rien au monde on aurait envie d’arrêter le film. C’est même trop court dans un sens, tant on en prend plein la figure.

Mais si « The Villainess » assure dans son spectacle, il faut aussi avouer qu’il demeure quelque peu décevant dans ce qu’il nous raconte. Outre le fait que le début soit très inspiré de « Nikita« , il y a quelque chose dans cette histoire qui est sans grande surprise. On a l’impression d’avoir déjà vu et entendu cette histoire de vengeance, et même si les rebondissements sont bons et prenants, il n’arrive pas vraiment à nous surprendre. En fait, « The Villainess » donne l’impression que Jeong Byeong-gil s’est énormément concentré sur le visuel de son film et pour cela, il a négligé quelque peu son intrigue. Alors après, ce n’est qu’un petit détail, car comme je le disais, le film est prenant, et une fois commencé, on a en permanence envie d’aller plus loin. Puis si tous les films pouvaient ne serait-ce qu’un peu ressembler et prendre de « The Villainess« , on ne serait pas souvent déçu.

C’est vraiment dommage que « The Villainess » sorte directement en DVD, car hormis un léger relâchement sur l’intrigue, le film de Jeong Byeong-gil, pour avoir eu la chance de le voir au cinéma, mérite amplement le grand écran, tant le spectacle est grandiose, énergique et surtout percutant. Un spectacle qui sait aussi se faire drôle ou émouvant, bravo à Ok-Bin Kim qui tient à elle seule presque tout le film sur ses épaules, assurément dans tous les domaines et les genres du film.

Note : 14/20

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Par Cinéted

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