décembre 5, 2020

The New Roses – One More for the Road

Avis :

Ce n’est plus une nouvelle pour personne, l’Allemagne est une terre de métal. En musique bien entendu. Certains groupes ont désormais une renommée internationale, que ce soit dans le métal industriel avec Rammstein ou Die Apokalyptischen Reiter, ou encore dans le Speed et le Thrash avec des groupes comme Rage et Kreator par exemple. Mais là où l’on place un peu moins l’Allemagne, c’est dans le hard rock, même si Scorpions est passé par là. Et pourtant, The New Roses pourrait changer la donne. Formé en 2007, le groupe s’inspire de bandes comme Guns n’Roses ou Aerosmith pour fournir un hard rock assez classique, plutôt épuré, mais qui donne une forte envie de bouger dans tous les sens avec des mélodies efficaces, des solos maîtrisés et surtout, une énergie débordante. Cependant, se faire un nom dans le milieu est très compliqué quand on n’a pas une identité propre et c’est ce qui va manquer au groupe, malgré deux précédents albums de qualité. Certaines critiques reprochent à la formation de se reposer sur des lauriers trop simplistes et de seulement singer ses aînés. One More for the Road est le troisième effort du groupe et il semblerait que ce ne soit pas avec celui-ci qu’ils vont changer la donne. Car même si l’album est maîtrisé de bout en bout, il reste très classique et rappelle tous les autres groupes déjà précités.

Le skeud débute avec Quarter to Twelve et même s’il donne envie d’aller écouter la suite, on remarque rapidement les reproches que l’on peut faire au groupe. C’est très basique, cela ressemble à un mélange nerveux entre diverses choses connues comme AC/DC, Guns ou encore Bon Jovi. Alors certes, ce n’est pas désagréable à l’écoute. On a même envie de dire le contraire car c’est bourré d’énergie et que ça donne une furieuse envie de bouger la tête et de danser, mais il est vrai que l’on a la sensation d’avoir déjà entendu ça des centaines de fois. Et sur certains morceaux, c’est encore plus évident que dans ce premier titre. On peut par exemple citer Forever Never Comes, qui ressemble à s’y méprendre à du Guns n’Roses, on peut aussi évoquer Dancing on a Razorblade qui se rapproche plutôt d’un Aerosmith ou encore Life Ain’t Easy (for a Boy With Long Hair), où là, on dirait clairement du Bon Jovi, que ce soit au niveau de la voix ou de la rythmique. Alors certes, ça reste d’une grande qualité technique et c’est très généreux (14 titres tout de même), mais ça manque vraiment d’originalité et d’identité.

Mais doit-on vraiment s’arrêter à cela quand on écoute The New Roses ? La réponse est clairement non. Il y a diverses raisons pour dire du mal du groupe, mais il y en a encore plus pour en dire du bien. La première chose que l’on peut retenir par exemple de cet album, c’est qu’il est très réussi au niveau production et équilibre des titres. Il y a un savant mélange de ballades et de morceaux plutôt Hard, ce qui donne un ensemble varié et plaisant, où l’ennui ne pointe jamais son nez, malgré la longueur de l’album. Ensuite, certains morceaux sortent vraiment du lot. On pense par exemple à My Own First Enemy, assez proche d’une rythmique métal avec des riffs lourds, Consider me Gone et son riff accrocheur et un poil putassier mais efficace ou encore Piece by Peace of Mind, un morceau rapide avec une mélodie entêtante et surtout, une sublime prestation vocale. D’ailleurs, autre très bon point pour ce groupe et cet album, le chanteur possède un organe très intéressant. Si la voix peut paraître nasillarde au départ, on va voir qu’il peut la moduler comme il l’entend, notamment sur des titres comme The Storm, qui joue sur plusieurs registres, dont une émotion à fleur de peau. Bref, On peut clairement dire que The New Roses tient toutes ses promesses et livre une belle prestation avec ce troisième album, malgré ce manque évident de personnalité.

Au final, One More for the Road, le troisième et dernier opus en date de The New Roses, est un excellent album, même si certains titres sont un poil plus faibles que d’autres, la faute à une trop forte envie de copier ses aînés. En dehors de ça, on obtient un album généreux, long, dense, qui varie assez bien les émotions et qui s’avère d’une belle efficacité. Il suffit maintenant au groupe de trouver une identité propre, pour parfaire une base d’une très grande qualité.

  1. Quarter to Twelve
  2. My Own Worst Enemy
  3. Forever Never Comes
  4. Dancing on a Razorblade
  5. Consider me Gone
  6. Life Ain’t Easy (for a Boy With Long Hair)
  7. Every Wild Heart
  8. Fight you Leaving me
  9. The Same Moon
  10. Piece by Peace of Mind
  11. One More for the Road
  12. Do I Look Scared to You (Bonus)
  13. The Storm (Bonus)
  14. Nitro Nights (Bonus)

Note: 16/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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