décembre 4, 2020

Crisis in Six Scenes

D’Après une Idée de : Woody Allen

Avec Woody Allen, Miley Cyrus, Elaine May, John Magaro

Pays: Etats-Unis

Nombre d’Episodes: 6

Genre: Comédie

Résumé:

Dans les années 1960, période mouvementée pour les États-Unis, une famille banlieusarde de classe moyenne reçoit la visite inattendue d’un invité venu bouleverser leur quotidien.

Avis:

Woody Allen, l’homme aux cinquante films. L’homme qui a inventé un style, son propre style. Cela fait presque soixante ans maintenant que le bonhomme nous offre chaque année un film. Scénariste de génie, même si depuis un long moment il offre bien souvent un bon film sur deux, Woody Allen a cédé à l’appel de la télévision, comme beaucoup de ses confrères.

L’idée de voir le talent de Woody Allen s’étaler sur plusieurs épisodes de série était plutôt alléchante, surtout que le réalisateur se lance dans une mini-série, dont les épisodes sont très courts. Avec tous ces éléments, je me suis donc lancé dans « Crisis in Six Scenes » avec beaucoup d’optimisme et de curiosité et finalement, j’en ressors déçu.

Si la série fonctionne parfaitement au niveau de ses dialogues, et qu’elle est subtilement interprétée, c’est bien tout ce qu’on lui retiendra. Très anecdotique, « Crisis in Six Scenes » laisse une impression que le réalisateur, qui est aussi créateur, scénariste et acteur de sa série, n’avait pas grand-chose à raconter. « Crisis in Six Scenes » amuse parfois, fait sourire, mais elle ne marquera pas les esprits et ce premier passage au petit écran pour Woody Allen se laisse regarder et surtout se laisse oublier sans grande difficulté.

Etats-Unis, les années 60, une famille de banlieusards de classe moyenne et sans histoire voit son quotidien totalement bouleversé quand débarque chez eux, une amie, en fuite, recherchée par la police. Une amie résolument activiste, forcement politique et très très à son aise. Une amie que Sidney Muntzinger, l’homme de cette maison, ne supporte pas et n’a qu’une envie, c’est de la voir partir.

Woody en mode série télé, que j’étais content, et même impatient de me plonger dans ce que j’imaginais être une petite pépite d’humour, mais malheureusement, c’est bien une déception qui a pointé le bout de son nez. Sans être mauvais non plus, « Crisis in Six Scenes » est une série qui se regarde et surtout qui s’oublie, tant rien de bien marquant vient se mettre en travers de notre chemin pour nous bousculer, nous toucher ou nous rendre hilare.

L’idée de départ est pourtant amusante, un couple tranquille et sans histoire voit débouler dans leur quotidien tout ce qu’ils ne sont pas. Et cette idée va être soutenue par des dialogues d’une grande qualité. Woody Allen, qui retrouve ce personnage de petit homme craintif, surexcité et plus que bourré de questionnements, reste génial et les punchlines qu’il envoie à longueur de répliques sont pour beaucoup assez énormes. Franchement, à l’écoute de ces dialogues, on peut se demander comment après plus de cinquante années d’écriture, Woody Allen fait pour toujours avoir cette plume qu’on adore.

Dans ses bons points, on appréciera toutefois une facette de Miley Cyrus dans le rôle d’une activiste, grande gueule et beaucoup trop envahissante. On appréciera aussi la petite ambiance cosy qu’a la série. Une petite ambiance qui dégage un charme certain.

Mais comme je le disais plus haut, en dehors de cette plume, « Crisis in Six Scenes » est une série dont on ne retiendra pas grand-chose et son principal souci, c’est qu’elle manque d’intrigue (peu d’enjeux, voire pas du tout pour ses personnages, et presque aucun fil rouge). Ici, on a l’impression que toute la série tient sur la force des dialogues et oublie de raconter quelque chose. Dans cette histoire, on débarque comme un cheveu sur la soupe et après six épisodes d’une vingtaine de minutes, on la quitte tout aussi vite, nous laissant un goût d’inachevé, ce qui a un petit don d’être irritant, car on se dit : tout ça, pour ça…

Malgré de jolis moments, tout en se laissant regarder, dans son ensemble, « Crisis in Six Scenes » déçoit, et elle déçoit d’autant plus dans le souvenir qu’elle laisse ou qu’elle ne laissera pas.

Qu’il soit sur le petit comme sur le grand écran, qu’il passe d’un support à un autre, sur l’ensemble de sa filmographie, se plaçant entre « Café Society » et « Wonder Wheel« , « Crisis in Six Scenes » n’échappe pas à la règle, et entre deux bons films, la série se fait mineure et anecdotique. Dommage.

Note : 10/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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