The Walking Dead – Michonne

Résumé :

The Walking Dead : Michonne est le nouveau jeu épisodique basé sur la licence aux zombies. Il sera découpé en trois épisodes et mettra en avant le personnage de Michonne, la jeune femme au Katana tirée directement du comics.

Avis :

L’engouement des années 2000 autour des morts-vivants est en partie dû aux comics The Walking Dead. Faisant la part belle à des personnages travaillés, charismatiques pour certains, le succès qu’on lui connaît désormais s’est étendu à d’autres médias. La télévision, les jeux de société, mais aussi les jeux vidéo. En effet, la franchise a également démocratisé la formule narrative des titres développés par Telltale Games. Après deux premières saisons percutantes et en attendant la suite des aventures de Clementine, le studio américain propose un spin-off qui se focalise sur Michonne. Un choix guère anodin, car il s’agit là d’une des personnalités les plus fortes et marquantes de l’univers initié par Robert Kirkman et Tony Moore.

Et pour ce faire, l’intrigue emprunte les mêmes ficelles narratives que ses prédécesseurs. Autrement dit, une bonne dose de nihilisme, de tragédies et de péripéties promptes à malmener l’existence des protagonistes. En cela, les fondamentaux de l’histoire ne surprendront guère les joueurs familiers de la recette « made in Telltale » et les inconditionnels du comics. Les éléments inhérents à l’adaptation vidéoludique et au récit originel sont ici présents. On devine d’emblée que personne n’est épargné, mais surtout que le danger provient davantage des vivants que des morts. Et c’est en brouillant les frontières du bien et du mal qu’excelle la franchise.

Les comportements des uns et les points de vue des autres s’entremêlent pour fournir une approche nuancée, parfois trouble des événements. Les antagonistes ne sont pas forcément à considérer comme tels. D’ailleurs, les choix du joueur peuvent atténuer la brutalité de leurs réactions physiques et psychologiques. Assez prévisible dans son ensemble, la progression reste néanmoins immersive. L’on s’amuse à alterner les tensions dramatiques avec les assauts des morts-vivants. Une fois de plus, ceux-ci s’effacent bien vite dans la toile de fond pour céder la place à un affrontement en règle entre deux camps dont les oppositions ne font que s’accentuer.

Malgré la présence de nouveaux personnages, on demeure en terrain connu, notamment avec un gameplay minimaliste qui se ponctue de QTE et de choix cornéliens. Ces derniers demandant de prendre une décision dans un temps imparti. En fonction de l’urgence de la situation, son écoulement est plus ou moins rapide. On remarquera néanmoins une légère refonte des combats qui gagne en dynamisme, proposant un très bon équilibre entre la sollicitation des réflexes et leur exécution. Le Game Over est extrêmement rare, pour ne pas dire improbable. Dans le pire des cas, il n’est jamais pénalisant et permet de reprendre la séquence échouée.

Toutefois, il est un point sur lequel le jeu dénote : sa violence. Avec ses nombreux décès et ses luttes, il est vrai que The Walking Dead n’est pas connu pour une approche toute pacifique. Pour autant, ce spin-off franchit un palier supplémentaire dans l’expérience vidéoludique. On a droit à des interrogatoires musclés qui tiennent plus de la torture que d’une conversation cordiale. Les choix pour occire les zombies et les vivants font preuve d’un sadisme surprenant ; le tout auréolé d’effets gores saisissants. Démembrements, éventrations, mutilations diverses et variées à l’aide d’objets hétéroclites (étau, tisonnier chauffé à blanc)… C’est à un véritable festival de la douleur auquel on nous convie.

Au final, The Walking Dead : Michonne est un spin-off appréciable pour la maturité de son propos et la prolongation de l’univers initial. On retiendra notamment le ton pessimiste et profondément morose pour accompagner Michonne. Entre flashbacks et hallucinations, cette histoire interactive se ponctue de moments dramatiques particulièrement âpres. Toutefois, il est à regretter un manque flagrant d’idées nouvelles tant dans les mécanismes narratifs que pour le gameplay. La durée de vie, elle, est très faible puisqu’elle demeure en dessous des cinq heures pour parcourir sans heurt les trois épisodes. Cet opus s’impose donc comme un volet transitoire qui interpellera les amateurs des deux premières saisons, afin de les faire patienter en attendant la suite.

 

Note : 14/20

Image de prévisualisation YouTube

Par Dante

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Facebook : Lavisqteam.fr – Contact: lavisqteam@laposte.net