La Ciociara

De : Vittorio de Sica

Avec Sophia Loren, Jean-Paul Belmondo, Renato Salvatori, Eleonora Brown

Année : 1961

Pays : Italie, France

Genre : Drame

Résumé :

A l’été 1943, Cesira et sa fille Rosetta fuient les bombardements de Rome pour retourner dans le village natal de la jeune veuve, la Ciociara. Toutefois, elles n’y trouveront pas le répit escompté puisqu’une troupe de soldats français y abusent d’elles, les laissant en proie à un fort traumatisme que même le gentleman Michele aura du mal à estomper.

Avis :

Vittorio De Sica est un réalisateur, acteur et scénariste italien. Si je connais quelques noms de réalisateurs italiens, comme les incontournables Federico Fellini ou bien Luchino Visconti, je dois avouer que j’ai d’énormes lacunes de ce côté-là. Alors qu’il a une immense carrière, aussi bien en tant que réalisateur qu’acteur, je n’avais jamais entendu parler de Vittorio De Sica et je suis allé voir son « La Ciociara » au cinéma, parce que le film réunissait Sophia Loren et Jean-Paul Belmondo qui sont deux acteurs que j’admire beaucoup.

Tout comme son réalisateur, je n’avais pas entendu parler de « La Ciociara« , et c’est totalement vierge que je suis entré en salle et j’en sors assez partagé, parce que « La Ciociara » a de très bons sujets et surtout le film jouit aussi d’une interprétation sans faille, notamment de la part de Sophia Loren qui est incroyable, qui avait reçu pour l’occasion l’Oscar de la meilleure actrice en 1962 et autant dire que c’est mérité, tant l’actrice est prenante. Mais voilà, derrière ces bons éléments, et tout le bien que j’en pense, « La Ciociara » est aussi un film qui a eu tendance à m’ennuyer. Si les personnages sont beaux et touchants, je dois dire que je suis resté relativement à côté du film. J’en ressors déçu, mais sans pour autant regretter de m’y être arrêté.

Rome, été 1943, la ville est bombardée sans relâche et la plupart des habitants fuient. Cérisa craignant pour sa fille Rosetta, décide elle aussi de partir. Césira et Rosetta partent donc pour le village natal de Césira, qui se trouve au fin fond des montagnes, là où personne n’aura l’idée de bombarder. Mais le voyage et la vie là-bas, ne vont pas être si simples que cela…

Dans les grandes lignes, « La Ciociara » est un film qui mérite son coup d’œil et la principale source d’intérêt ici, c’est qu’il nous offre une Sophia Loren impériale. L’actrice est éblouissante de bout en bout en mère courage et femme fatale malgré elle. En même temps, comment résister au regard incroyable de Sophia Loren et ce talent presque inné de nous faire tout parvenir ? Bref, le personnage, comme l’actrice, est beau, profond et l’on aime suivre son parcours, entre drame et éclats de rire.

On sera aussi touché par la jeune Eleonora Brown, qui incarne avec beaucoup de maturité, la fille de Sophia Loren. Par contre, on reste sceptique face à un Jean-Paul Belmondo effacé, dont le doublage en italien n’apportera rien de bon. Puis, en ce qui concerne son personnage et sa destinée, on reste là aussi sur notre faim, avec une sensation de bâclé et de facilité.

« La Ciociara« , c’est aussi un film qui aborde la Seconde Guerre mondiale en Italie et surtout la fuite pour se réfugier. Et là encore, c’est un bon film qui suit bien ses personnages et l’on s’intéresse à cette guerre, vue de loin et de près à la fois. Puis de ce point de vue, c’est aussi l’occasion d’avoir de très jolis paysages et des images d’une Italie qu’on montre peu.

Mais malgré ses bons éléments, je ne peux m’empêcher d’être déçu, car le film n’a jamais réussi à me faire vraiment entré dedans. Certes, ces deux héroïnes sont touchantes, mais le scénario tire trop en longueur et finalement, on s’ennuie devant. De plus, il est parfois plutôt grossier et facile, alors qu’il aurait mérité d’être plus profond. Je pense notamment à une scène dans une église, qui est bien trop annoncée et finalement est loin de faire l’effet escompté. Puis, on quitte ce film au moment même où il se lance vraiment, ce qui est frustrant et a tendance à laisser celui qui le regarde sur sa faim.

Je ressors donc déçu et partagé. Partagé, car le moment fut quelque peu long, mais ravi toutefois de l’avoir vu, ne serait-ce que pour cette Sophia Loren qui irradie tout le film de son talent, de sa beauté, de son sourire et de ses larmes. « La Ciociara » m’aura aussi piqué à vif, et je reste curieux de la filmographie de Vittorio De Sica.

Note : 11/20

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Par Cinéted

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