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Black Panther – Marvel Sort les Griffes

De : Ryan Coogler

Avec Chadwick Boseman, Michael B. Jordan, Lupita Nyong’o, Danai Gurira

Année : 2018

Pays : Etats-Unis

Genre : Super-Héros

Résumé :

Après les événements qui se sont déroulés dans Captain America : Civil War, T’Challa revient chez lui prendre sa place sur le trône du Wakanda, une nation africaine technologiquement très avancée. Mais lorsqu’un vieil ennemi resurgit, le courage de T’Challa est mis à rude épreuve, aussi bien en tant que souverain qu’en tant que Black Panther. Il se retrouve entraîné dans un conflit qui menace non seulement le destin du Wakanda, mais celui du monde entier…

Avis :

Réalisé par Ryan Coogler, le nouveau Marvel Studio sort mercredi. Black Panther, porté par  Chadwick Boseman, Michael B. Jordan et Lupita Nyong’o, permet d’appréhender les origines du personnage introduit dans Captain America – Civil War. Plein de promesses, ce Black Panther, bien que divertissant, n’est pas le renouveau du MCU tant annoncé.

Un film finalement très classique, qui n’est pas aidé par son montage

Kevin Feige, le grand patron de Marvel Studio, avait promis un renouveau du Marvel Cinematic Universe via Black Panther. Ryan Coogler devait réaliser une œuvre inédite, loin des carcans habituels de la maison. Pari totalement perdu. Sans être antipathique, ce Black Panther est une œuvre très classique dans son univers. Un constat flagrant que l’on reproche régulièrement aux films du MCU. Black Panther est l’archétype de la recette Marvel : un héros charismatique, qui perd un proche, perd son trône, en chute libre totale, qui doit remonter la pente pour être accepté. Une approche mainte fois étudiée par exemple dans Iron Man 3, Ant-Man ou encore Thor. Dommage, pour une histoire qui se voulait innovante.

De même, le montage, parfois épileptique, n’offre rien de bien nouveau, avec le traditionnel enchaînement de vannes et d’action jusqu’à la grande apothéose finale. Ryan Coogler signe un des moins bons montages des films du MCU. Black Panther est charcuté, trop rapide, trop brouillon. Les scènes d’action ne sont pas forcément toutes superbes, moins fluides que ses pairs et en manque d’idées de mise en scène. Le montage parfois un peu trop expédié ne laisse pas réellement le temps au décor de s’implanter, aux personnages d’être totalement introduits et aux climax de réellement marquer. Un montage rapide qui se ressent également au niveau audio, puisque la bande originale promise par Kendrick Lamar est à peine entendue, souffrant d’un découpage drastique. C’est quand même dommage d’engager le roi de la scène rap pour découper son travail de cette manière. Ce montage donne une affreuse sensation de superficialité. Tout est trop bien huilé, aucune difficulté n’est véritablement un frein à l’histoire tant les protagonistes s’en défont trop facilement.

Seule promesse tenue : la place des femmes

Finalement, Black Panther tient une promesse : la place des femmes. Ryan Coogler avait promis de remettre les femmes au centre du propos, au centre de l’histoire. Il est vrai que la représentation féminine s’éloigne de ce qui a pu être fait par le passé, et les figures de Pepper Potts ou Jane Foster, qui vivaient dans l’ombre des héros. Cette fois, ces protagonistes féminins apportent plus que leur aide, ce sont des personnages à part entière, qui évoluent selon leur propre direction. Lupita Nyong’o et Danai Gurira forment un duo de guerrières impressionnant. Black Panther repose son potentiel affectif sur ses personnages convaincants. T’Challa confirme son introduction physique dans Captain America : Civil War et l’antagoniste Killmonger est charismatique grâce à l’interprétation musclée de Michael B. Jordan, un méchant totalement convaincant, qui, paradoxalement, est presque trop absent de l’écran, sauf le temps d’une confrontation finale trop fade pour rendre hommage aux deux personnages.

On retiendra également cette volonté qu’a Ryan Coogler de se détacher un minimum du Marvel Cinematic Universe en n’intégrant que deux personnages connus : Everett K Ross (Martin Freeman), l’agent de la CIA de Captain America : Civil War et Ulysses Klaue (Andy Serkis) aperçu dans Avengers : L’ère D’Ultron. Pas de caméo de super-héros, pas de Avengers, des scènes post-génériques discrètes, et un humour qui se fait beaucoup plus rare que dans les autres productions du MCU. Pour autant, Black Panther s’inscrit dans la continuité de la recette Marvel : une œuvre pop, rythmée et efficace qui divertit sur toute sa durée. Le nouveau Marvel éblouit également par des effets spéciaux impressionnants, des décors somptueux et des costumes colorés. Sans être brillant, ce Black Panther divertit totalement.

Ce dernier Marvel Studio est donc finalement très convenu. Formaté, parfois laid, en manque d’inspiration scénaristique et comique, Black Panther pâtit surtout d’un montage étriqué, qui ne laisse ni à l’image, ni au son le temps de s’exprimer. De même, la mise en contexte du décor et des personnages est bâclée. Reste la place des femmes, totalement recentrée.

Note : 13,5/20

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Par Aubin

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