My Fair Lady

De : George Cukor

Avec Audrey Hepburn, Rex Harrison, Stanley Holloway, Wilfrid Hyde-White

Année: 1964

Pays: Etats-Unis

Genre: Drame, Musical

Résumé :

Un éminent professeur de phonétique rencontre en 1912, près de Covent Garden à Londres, une fort jolie petite marchande de fleurs. Il décide d’en faire une grande dame.

Avis :

L’immense George Cukor ! Réalisateur incroyable à la carrière folle et à l’héritage passionnant. George Cukor, c’est plus de cinquante ans de carrière et encore plus de film. Il nous a laissé des chefs-d’œuvre et autant de films passionnants. Il a fait tourner les plus grands. Katherine Hepburn, Elizabeth Taylor, Anthony Perkins, Spencer Tracy, Joan Crawfort, Audrey Hepburn, James Stewart, Jacqueline Bisset, Ronald Colman … Bref, la liste est presque indéfinissable, pour notre plus grand plaisir.

Parmi ses films les plus connus, il y a « My Fair Lady« , comédie musicale de deux heures quarante, emportée par une Audrey Hepburn aussi touchante qu’elle est vraiment hilarante. Excellent film, c’est quelque part entre le rire, le drame et des chants bourrés de charme et d’entrain, que George Cukor va alors offrir un film sexiste, pour mieux dénoncer justement ce sexisme. Engagé et divertissant, « My Fair Lady« , c’est la marque d’un cinéma qu’on ne fait plus et malgré son grand âge, ce classique hollywoodien n’a pas pris une ride et ces deux heures quarante passent bien trop vite.

Henry Higgins est un éminent professeur de phonétique. Un soir, sur un marché, il fait la connaissance d’Eliza Doolittle, une jeune vendeuse de fleurs sans le sou, au langage de charretier et à l’accent qui est une véritable insulte envers la langue de Shakespeare. Après cette rencontre et à la suite d’un pari, le professeur Higgins veut transformer cette mendiante en une femme de la haute société. Il se laisse six semaines, car au bout de celle-ci, se tiendra un bal de la plus haute bourgeoisie et le professeur Higgins compte bien présenter Eliza à sa majesté le Roi…

Magique, incroyable et hilarant, « My Fair Lady » ne passe vraiment pas loin du chef-d’œuvre. Immensément adulé, détenteur de pas moins de quatre Oscars, « My Fair Lady« , même si j’avais énormément envie de le découvrir, était aussi un film qui avait tendance à me faire « peur », dans le sens où je ne voyais pas comment son réalisateur allait réussir à me tenir devant deux heures quarante avec un sujet comme celui-ci, et c’est donc à ma très belle surprise que je n’ai pas vu le film passer. Mieux encore, « My Fair Lady » est un film qui se déguste à chaque instant.

Drôle et intelligent, « My Fair Lady« , c’est l’alliance parfaite entre un divertissant grand Hollywood et un film presque engagé derrière la comédie et l’absurde parfois des délicieuses situations que le réalisateur nous a imaginées.

Le scénario est génial ! Très clair, construit, concis, pertinent, le film nous raconte avec beaucoup d’humour le parcours de cette femme, que finalement on arrache à elle-même. « My Fair Lady« , c’est une culture, une époque et une classe. C’est une intrigue qui aborde aussi bien le regard des autres, le courage, les libertés des femmes, l’évolution des mœurs, rappelons que quand le film est sorti, les mœurs n’étaient pas aussi libérées qu’aujourd’hui et que beaucoup de combats étaient encore à mener. On peut donc aussi qualifier « My Fair Lady » de film audacieux dans son propos. Avec ce film, George Cukor offre un métrage profondément féministe, en dénonçant la suprématie de l’homme. Certaines des répliques de Rex Harrison et Wilfrid Hyde-White sont assez hallucinantes et démontrent à elles seules toute l’avancée d’une société.

Bien entendu, le scénario ira bien plus loin que ses messages, n’oubliant jamais aussi d’être un divertissement. Ainsi, « My Fair Lady« , c’est aussi une touche de romance, convenue, mais on n’en aurait pas voulu autrement. Et c’est aussi une comédie géniale qui nous amuse, notamment grâce à une Audrey Hepburn qui est un véritable festival à elle seule. Un festival de bêtises, de vulgarité parfois, d’hystérie d’autrefois, franchement la scène du bain est à mourir de rire et bien sûr, un festival de glamour, avec certes, une femme plus lisse sur la fin, mais d’une beauté incroyable. Une beauté qui sera encore plus magnifiée par la mise en scène de George Cukor. Le réalisateur la filme amoureusement, et tout le film tourne en permanence autour d’elle.

Et finalement, au beau milieu de tout ce talent, tout ce cinéma, tous ces sujets et ces acteurs incroyables, au milieu de ces décors grandioses et ces costumes incroyables, le seul petit reproche qu’on pourrait faire au film, est d’offrir des scènes musicales parfois un poil trop longues ou pas forcément utiles à l’intrigue, même si elles restent toutes belles et géniales.

« My Fair Lady » est donc bel et bien à la hauteur de sa réputation. Classique parmi les classiques, découvrir ce film, surtout en salle, fut un véritable plaisir. Et entre les rires, l’absurdité de certaines situations et une Audrey Hepburn incroyable qui démontre tout le potentiel comique qui se cache en elle, je n’ai vraiment pas boudé mon plaisir.

Note : 15/20

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Par Cinéted

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