Et au Milieu Coule une Rivière

Titre Original : A River Runs Through It

De: Robert Redford

Avec Craig Sheffer, Brad Pitt, Tom Skerritt, Brenda Blethyn

Année: 1993

Pays: Etats-Unis

Genre : Biopic, Drame

Résumé :

L’histoire de deux frères, Norman et Paul Maclean, élevés au début du siècle sous le signe de la religion presbytérienne et de la pêche à la mouche, deux disciplines d’une égale rigueur qui façonneront leur vision du monde.

Avis :

Tout le monde connaît Robert Redford, immense comédien qui traverse les décennies avec le charisme et le talent qu’on lui connaît. « Muse » de Sydney Pollack, il a tourné pour les plus grands et sa filmographie recèle d’une foule de chefs-d’œuvre qu’on aime se refaire très régulièrement. Moins « productif », Robert Redford, c’est aussi un très bon réalisateur, qui en presque trente ans, a réalisé neuf films, dont les magnifiques « L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux« , « Des gens comme les autres » ou encore « La Légende de Bagger Vance » et bien sûr, ce grand « Et au milieu coule une rivière » qui pourrait être son meilleur film à ce jour.

Que la vie est belle, calme et paisible dans le Montana. Petite merveille adaptée du roman autobiographique de Norman MacLean, « Et au milieu coule une rivière » est de ces films qui font du bien de par leur beauté, de par la simplicité de leur histoire, ou de par leurs acteurs, complétement faits pour les rôles qu’ils incarnent. Ce troisième film signé Robert Redford, c’est l’histoire d’une Amérique qui n’hésite presque plus. Doté d’une histoire touchante et intéressante, « Et au milieu coule une rivière » nous emporte entre séduction, fratrie et partie de pêche mémorable.

C’est l’histoire de deux frères, Norman et Paul, élevés par un père pasteur dans le Montana. C’est l’histoire d’une enfance heureuse et d’un amour pour la pêche, qu’on pratique en famille, comme un art. C’est l’histoire de deux frères qui se retrouvent adultes après avoir fait des études. L’un, Norman, est professeur et postule pour quitter le Montana. L’autre, Paul, est journaliste et jamais il ne se verrait vivre en dehors de cet état qu’il aime tant. C’est l’histoire d’un amour et d’un regard fraternel, sans jugement aucun. Bref, c’est l’histoire de deux frères dans le Montana des années 20.

« Et au milieu coule la rivière« , c’est deux heures d’un cinéma simple et majestueux en même temps. C’est deux heures d’un spectacle extraordinaire, la vie elle-même. C’est deux heures de sourires, de sentiments, de drames, de tragédies et d’émotions.

Pour son troisième film, Robert Redford nous entraîne dans un film paisible, où l’esthétisme nous happe et où l’on ne voit pas le temps passer. Ce qui est génial avec ce film, c’est que finalement, il ne raconte pas grand-chose dans son histoire, même si à travers elle, on découvrira une Amérique qui ne ressemble plus vraiment à celle que l’on connaît aujourd’hui. Et pourtant, malgré le fait qu’il ne raconte pas grand-chose, Robert Redford arrive à nous tenir devant son film et son histoire. Très longue tranche de vie, « Et au milieu coule une rivière » résonne comme les confessions intimes d’un vieil homme. C’est une carte de ses meilleurs souvenirs et ça, même dans les plus sombres. On sent une grande nostalgie qui se dégage des images autant qu’elle se dégage de cette voix off qui nous narre cette vie d’antan. Et à travers cette vie, Robert Redford s’arrête sur de belles valeurs. Respect, famille, amour, entraide, le deuil, ou encore la simplicité sont autant d’éléments et de thèmes que le film aborde avec une force tranquille.

Cette force tranquille, c’est aussi l’incroyable réalisation de Robert Redford qui nous offre là un film magnifique, avec des images à couper le souffle. Immersion totale dans le Montana, quel plaisir immense de suivre ces parties de pêche. La mise en scène est certes lente et a tendance à prendre son temps, mais c’est pour mieux servir cette immersion. On ajoute à cela le sublime score de Mark Isham pour encore plus de douceur de vivre.

« Et au milieu coule la rivière« , c’est enfin un casting de luxe, où l’on trouvera Craig Sheffer et Brad Pitt en frangins. Deux rôles de composition, très attachants et très lumineux. C’est aussi l’immense Tom Skerritt qui incarne le père des deux garçons. Un rôle simple et dur à la fois. Un rôle que le comédien tient avec beaucoup de justesse.

Puis pour les petites curiosités, sachez aussi que vous trouverez un tout jeune Joseph Gordon-Levitt, ainsi que Michael Cudlitz dans l’un de ses premiers rôles.

« Et au milieu coule une rivière« , par bien de ses aspects, est un film qui fait du bien. C’est un film reposant, qui happe et transporte son spectateur. Avec ce film, Robert Redford dresse un joli portrait d’une Amérique qui n’existe plus, sans pour autant tomber dans la banalité du c’était mieux avant. Abordant de beaux sujets et de belles valeurs, se concentrant sur ses personnages tenus par des comédiens géniaux, et surtout nous offrant une ambiance et des images extraordinaires, ce troisième long métrage de Robert Redford mérite toutes ses éloges et figure bel et bien parmi les meilleures réalisations de Redford, si ce n’est sa meilleure !

Note : 16,5/20

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Par Cinéted

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