Avantasia – The Mystery of Time

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Avis :

Si on vous dit Tobias Sammet, il y a de fortes chances pour que cela ne vous dise rien, sauf si vous êtes un assidu de la musique métal et plus particulièrement du power métal à tendance héroïc-fantasy. Et pourtant, le monsieur est très connu dans le milieu, car il est à la tête de deux groupes assez prolifiques en matière de skeud. Son premier groupe est Edguy, un groupe de power métal mélodique qui prend ses racines avec Iron Maiden. Le groupe a d’ailleurs déjà sorti dix albums studio dont le dernier, Age of the Joker en 2011. Mais en parallèle à ce groupe, Tobias Sammet a créé Avantasia, un groupe de power métal mais qui s’inspire plus des groupes nordiques et avec un imaginaire rappelant les romans de Tolkien ou encore de David Gemmel. L’autre grosse particularité du groupe, c’est qu’il y a beaucoup d’invités sur de nombreuses chansons, participant ainsi à la pérennité du projet. The Mystery of Time est le septième album studio et on peut compter quelques partenaires de choix comme Russell Gilbrook de Uriah Heep ou encore Markus Grosskopf de Helloween. Mais comme on a pu l’entendre dans les albums précédents, il y a souvent un manque de cohérence dans chaque album et certaines pièces demeurent mal maîtrisées. Qu’en est-il avec ce skeud ? L’album est-il plus réussi ? Allons découvrir les mystères du temps !

L’album s’ouvre sur un long morceau, Spectres, aux sonorités assez baroques avec une longue introduction. Cela étant dit, le morceau est plutôt bon et assez entrainant, laissant augurer le meilleur pour la suite. Seulement, on va vite déchanter avec le deuxième titre, The Watchmaker’s Dream, qui est très classique et qui ne comporte rien de bien neuf, ayant même un refrain insupportable qui vire au nullissime. Heureusement, la troisième chanson est bien meilleure, faisant partie des meilleures de l’album. Black Orchid est construite de manière fort efficace, avec des morceaux mélodieux, une rupture relativement convaincante et surtout un refrain purement efficace dans le pur style power métal. L’orchestre symphonique aidant aussi à rendre ce morceau très bon. A la suite, on retrouve un autre excellent morceau de l’album, Where Clock Hands Freeze, à l’introduction symphonique réussi et aux riffs de guitares particulièrement efficace. Le refrain est très impressionnant, laissant éclater la voix de Tobias Sammet. Mais malheureusement, la suite sera moins reluisante, avec la ballade Sleepwalking qui est d’un classicisme pénible et qui ne comporte aucune surprise. Comme on peut le voir, le skeud est loin d’être mauvais, mais il s’écoute comme un tour de montagne russe. On a des pics intéressants et entrainants, puis des morceaux beaucoup moins marquants, voire carrément ratés. Et c’est le plus gros défaut d’Avantasia depuis ses débuts qui n’arrive pas à fournir un skeud constant dans la qualité, se laissant aller vers des facilités parfois énervantes, comme en atteste l’excellent morceau Invoke the Machine qui est suivi du lénifiant What’s Left of me. L’autre particularité de ce groupe, c’est de fournir de longs morceaux dépassant allégrement les dix minutes. Pour notre plus grand bonheur, il y en a deux ici, Savior in the Clockwork, qui est un excellent morceau, vraiment entrainant, hyper bien construit et lorgnant vraiment du côté du Heavy plus que du Power, et The Great Mystery, qui clôt l’album et qui reste assez faiblard, notamment à cause d’un ton un peu trop joyeux  et d’un final un poil trop grand guignol.

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Au niveau du chant, on retrouve beaucoup de personnalités assez connues dans la scène métal. La voix de Tobias Sammet se prête parfaitement à ce genre qu’est le heavy ou le power métal. Pouvant forcer et monter assez facilement dans les tessitures, le chanteur livre un bon panel de ce qu’il est capable de faire. Certaines voix féminines viennent apporter leur soutien, notamment sur le titre Sleepwalking avec la présence de Cloudy Yang, qui pour le coup hérite de la plus mauvaise chanson. On retrouve aussi des chanteurs comme Joe Lynn Turner, Biff Byford ou encore Michaell Kiske qui s’enchainent sur le très bon morceau Savior in the Clockwork. Si les chanteurs et chanteuses sont plutôt talentueux, il n’y a rien de bien neuf là-dedans tout de même et c’est assez dommage.

Au final, The Mystery of Time, le dernier album en date de Avantasia n’est pas si mauvais que cela. De très bons morceaux sont présents et côtoient quelques titres beaucoup plus classiques ou anecdotiques. Il en résulte quelque chose d’assez intéressant mais encore une fois, la qualité est trop en dent de scie et c’est dommage car notre attention fait la même chose.

  1. Spectres
  2. Watchmaker’s Dream
  3. Black Orchid
  4. Where Clock Hands Freeze
  5. Sleepwalking
  6. Savior in the Clockwork
  7. Invoke the Machine
  8. What’s Left of me
  9. Dweller in a Dream
  10. The Great Mystery

Note : 14/20

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Par AqME

Casey SlybackNote de Casey Slyback: 14/20 Une nouvelle livraison du groupe qu’on pourrait juger moyenne à la première écoute mais qui prendra de l’ampleur et du galon à force de passer sur la platine.

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