octobre 27, 2020

Room 205

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Titre Original: Kollegiet

De : Martin Barnewitz

Avec Neel Ronholt, Mira Wanting, Jon Lange, Steen Stig Lommer

Année: 2007

Pays: Danemark

Genre: Horreur

Résumé:

A 19 ans, Katrine s’installe enfin dans sa chambre universitaire. Sur place, elle apprend que le bâtiment serait hanté par le fantôme d’un ancien locataire. Un soir, elle se retrouve confrontée à l’esprit qui jure de se venger des résidents du dortoir. Katrine tente alors de stopper le massacre…

Avis :

Le problème avec les films de fantôme, c’est que l’on copie tout sur les films nippons, mais comme nous n’avons pas le même folklore ou les mêmes traditions, nous n’avons pas les mêmes attentes. Bien évidemment, les otakus ou autres fans du Japon sous toutes ses formes seront à l’affut pour ne pas louper une occasion de se replonger dans un univers qu’il pense connaître, mais pour le spectateur lambda, il faut un minimum d’explication. Mais quand il n’est pas question de remakes comme Spirit ou The Ring et que l’on est face à une production originale, nos attentes doivent-elles changer ou évoluer ou avoir un autre regard ? Room 205 est un film d’épouvante danois, qui s’essaye au genre, en proposant un fantôme revanchard dans une cité universitaire. Le film est-il bon ? Sommes-nous devant une production atypique et originale ? Rien n’est moins sûr, surtout quand le budget est faible et que les idées ne sont pas présentes. Retour sur un film méconnu qui a tout de même 6 ans déjà !

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Mon Dieu !!! Pourquoi ai-je accepté de tourner dans ce film !!!!!????

Le scénario de ce film est assez convenu. Une jeune fille déboule dans une cité universitaire, profitant du départ d’un mec assez bizarre. D’ailleurs, les autres locataires sont assez heureux de son départ, se foutant ouvertement de sa gueule. La jeune fille fait rapidement connaissance de Lukas, le tombeur de l’équipe et essaye tant bien que mal de sympathiser avec les autres filles. C’est alors qu’on lui raconte une légende sur cette partie de la cité universitaire, un fantôme hanterait le lieu et a juré de se venger sur les habitants de la cité. Elle va vite rencontrer ce fantôme. Nous voilà donc devant un pitch plus que bateau, qui ne laisse rien au hasard et qui sera balisé comme une piste d’avion. Le schéma narratif est classique et on n’aura aucune surprise, que ce soit dans la mise en scène ou dans l’histoire en elle-même. D’ailleurs, on sentira l’absence d’histoire vraiment dans le traitement des personnages et du fantôme en lui-même. On sera rapidement pourquoi le fantôme revient se venger, mais ses motivations deviennent caduques quand on voit les acteurs de son drame et cela n’ajoute aucune crédibilité. Le film peine à tenir sur ses 80 minutes tant les personnages sont creux et inutiles. On remarquera que pour combler ce vide apparent, le réalisateur n’hésite pas à employer les méthodes des soaps français, en tendant au plus possible les phases de fin de scène ou de silence. Du coup, on a parfois l’impression de se retrouver devant un drame d’auteur, où les non dits on plus de place que l’action en elle-même. Le résultat est simple, on s’emmerde purement et simplement !

On peut aussi parler de la réalisation. Effectivement, ce n’est pas trop mal, même si les trois quarts des plans sont souvent du déjà-vu et qu’il n’y a rien de neuf au soleil. Mais il faut reconnaître que certains plans sont plutôt jolis et que le réalisateur, dont je ne réécrirai pas le nom parce que c’est trop compliqué, est assez doué. Mais, parce qu’il y a toujours un mais, l’utilisation abusif d’un filtre pour feutrer les lumières est d’un pénible. Alors peut-être que c’est pour soigner l’ambiance, mais on a l’impression au bout d’un moment d’être face à un film de mauvaise qualité. D’ailleurs, parlons-en de l’ambiance ! Si filmer des couloirs d’un étage de cité universitaire et une chambre d’étudiant en feutrant les lumières est effrayant, alors je ne sais pas où on va. Les décors n’ont aucune personnalité, ils sont quelconque et voir un fantôme apparait dans une laverie automatique en sous-sol n’a rien d’apeurant. Bref, c’est raté et on n’aura pas une seule fois peur.

Au niveau des acteurs, ce n’est pas terrible mais ils ont le mérite d’être assez crédible. Le seul problème, c’est qu’ils sont à l’image de leur personnage, chiant comme la pluie un soir de bringue. L’héroïne n’est pas attachante et on se fout un peu de ce qu’il lui arrive. Lukas, le beau gosse de service n’est qu’un gros connard. Même la garce de service est inutile et ne sert à rien (à part se prendre un bout de miroir dans la gueule, mais je vais y revenir). Mais le pire du pire, le fin du fin, c’est le fantôme. Avec trois tonnes de maquillage sur la gueule, elle ressemble plus à un Ghoulies qu’à un vrai fantôme. Du coup, on rigole presque à chacune de ses apparitions et ce n’est pas le but voulu.

Question gore, encore une fois, rien de bien folichon. Des gens se voient saigner dans des miroirs avant de mourir puis ils leur arrivent des bricolent. Là encore, question accident, on va dans le déjà-vu et parfois le ridicule. Par exemple, il suffit de tomber à la renverse sur une table en verre pour mourir dans d’atroces souffrances provoquant des secousses sismiques dans tout notre corps. Les deux autres morts (oui, parce qu’il n’y a que trois morts dans tout le métrage) sont assez ridicules aussi, surtout la dernière, quand la rouquine se prend un bout de miroir dans l’œil à la manière dont les enfants, se poussant et se retenant tombe à la renverse. Parce qu’il faut savoir qu’à la fin les deux nanas restantes se battent pour un bout de miroir et la gentille lâche le miroir de peur et l’autre, emporter par son élan se le plante dans l’œil. Plus drôle que réellement effrayant ou ragoutant… Bref, tout ça pour dire que ce n’est pas fameux et que la fin ne rattrape en rien tout le métrage, essayant vainement de faire un twist final comme un vrai film d’horreur rondement mené. Ça ne marchera pas.

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Quand la femme à barbe se rate en se rasant !

Au final, Room 205 est une purge intolérable et lamentable. Se fourvoyant dans un faux rythme qui fait la part belle aux non-dits, le métrage tombe dans l’auteurisant et l’amateurisme tout en reniant cet aspect. Doté d’un scénario catastrophique et d’effets spéciaux ridicules, le filma au moins le mérite de proposer une mise en scène agréable et des acteurs pas trop pénibles. Pour le reste, passez votre chemin, il n’y a rien à voir !

Note : 03/20

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par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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