Peaky Blinders Saison 3

D’Après une Idée de : Steven Knight

Avec Cillian Murphy, Sam Neill, Noah Tyler, Helen McCrory

Pays: Angleterre

Genre: Historique

Nombre d’Episodes: 6

Résumé:

En 1919, à Birmingham, soldats, révolutionnaires politiques et criminels combattent pour se faire une place dans le paysage industriel de l’après-Guerre. Le Parlement s’attend à une violente révolte, et Winston Churchill mobilise des forces spéciales pour contenir les menaces. La famille Shelby compte parmi les membres les plus redoutables. Surnommés les « Peaky Blinders » par rapport à leur utilisation de lames de rasoir cachées dans leurs casquettes, ils tirent principalement leur argent de paris et de vol. Tommy Shelby, le plus dangereux de tous, va devoir faire face à l’arrivée de Campbell, un impitoyable chef de la police qui a pour mission de nettoyer la ville. Ne doit-il pas se méfier tout autant la ravissante Grace Burgess ? Fraîchement installée dans le voisinage, celle-ci semble cacher un mystérieux passé et un dangereux secret.

Avis:

À chaque nouvelle saison de « Peaky Blinders« , la série voit arriver un nouveau réalisateur et cette fois-ci, c’est l’inconnu Tim Mielants qui s’y colle. Enfin, inconnu pas tant que ça, puisque le réalisateur a travaillé sur pas mal de séries britanniques comme « Code 37« , « Zingaburia » ou encore « Tunnel« . Depuis, le réalisateur s’est exporté et travaille sur la série « Legion« .

L’Angleterre très rock des « Peaky Blinders » nous avait offert une excellente saison deux, qu’on avait quitté avec la plus terrible des tensions. Toujours sur la base de six épisodes, cette saison trois reprend pile où l’on avait laissé Tommy Shelby pour notre plus grand plaisir. Et en parlant de plaisir, c’est avec une assurance et une qualité folle que cette saison trois, quoi que quelque peu différente, nous offre une saison palpitante, au final décisif pour la suite. Bref, retour sur une série de très grande qualité, qui sait jouer avec nous, ses personnages et son histoire.

Après s’en être miraculeusement sorti, Tommy Shelby se voit affublé d’une dette. Mais alors que le temps passe, Tommy finit par épouser celle qu’il aime, la belle Grace. C’est un mariage en grande pompe qui se tient, et l’ordre du jour, chez les Shelby, est d’enterrer la hache de guerre, au moins pour cette journée-là.

Qu’ils sont forts ces Britanniques ! Alors que les séries américaines ont une tendance à finalement nous offrir beaucoup trop de shows qui finissent par se ressembler et avoir le même caractère, nos amis britanniques, eux, ne cessent de surprendre encore et encore. Des séries comme « Sherlock« , « Broadchurch« , « Doctor Who« , « Downton Abbey » pour ne prendre que les plus connues sont de véritables bijoux et « Peaky Blinders » peut aisément entrer dans ce qui se fait de mieux à la télé anglaise.

Avec déjà deux saisons en forme de claques, « Peaky Blinders » remet le couvert avec une troisième saison différente aussi bien dans ses enjeux plus « européens », mêlant les Italiens et les Russes, que dans son aspect, évoluant peu à peu avec son époque. Et la série se paye le joli luxe d’être encore meilleure que les deux saisons précédentes réunies.

Plus sombre, plus puissante, plus dévastatrice, avec ses six nouveaux épisodes, les showrunners ont décidé de torturer leurs personnages et par la même occasion de nous accrocher plus encore. Il y a quelque chose de l’ordre du drame Shakespearien qui se dégage de cette saison, offrant une ouverture de saison incroyable, dense, belle, avec une pointe de romance, pour aller vers un final qui nous laissera K.O. de par sa surprise.

Dotés d’un sens narratif incroyable, qui fait évoluer ses personnages tout en enchaînant avec une fluidité folle les péripéties, les intrigues, les moments de grande tristesse et les trahisons, ces six épisodes ne souffrent de rien. Steven Knight a tout compris, il sait ce qu’il veut faire de son show et on ne peut que l’en remercier.

On ajoutera à cela, la réalisation pleine de panache de Tim Mielants qui tout en restant sur la base de ce qui a déjà été fait, a réussi à s’approprier le style de la série et à proposer quelque chose de plus sombre, de plus brutal, et surtout de plus tendu. Cette saison sonne comme un compte à rebours qui se tend de plus en plus au fil des épisodes.

Cette saison trois, c’est des moments d’émotion aussi. Des moments de tendresse, comme ce mariage aussi romantique qu’il est tendu dans le premier épisode. Cette saison, c’est aussi un show spectaculaire, à la reconstitution parfaite, même quand cette dernière se fait anachronique. Oui, la BO de Nick Cave, très rock, qui est l’une des marques de fabrique de la série, assure et on adore ça.

Enfin, comme toujours, on a rien à redire de Cillian Murphy, Helen McCrory, Joe et Finn Cole, David Anderson, Tom Hardy, qui sont tous incroyables et passionnants. Puis c’est avec plaisir que l’on accueille Paddy Considine dans le rôle d’un prêtre bien ambigu. On accueille aussi la belle Gaite Jansen, en Princesse de Russie.

Bref, cette saison trois est plus qu’excellente et ses six épisodes d’une heure passent à une vitesse frustrante. Puis quand sonne le glas de l’épisode final, sa conclusion nous met à terre et l’on a qu’une envie, c’est de se jeter sur la saison suivante, tant on n’avait absolument pas vu ce final arriver.

Note : 18,5/20

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Par Cinéted

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