mars 7, 2021

Sister Act: Acte 2

Titre Original : Sister Act 2 – Back in the Habit

De: Bill Duke

Avec Whoopi Goldberg, Kathy Najimy, Barnard Hughes, Maggie Smith

Année: 1994

Pays: Etats-Unis

Genre: Comédie

Résumé:

A la demande de la Mère Supérieure d’une école catholique, Delorès Van Cartier endosse une nouvelle fois la soutane pour sauver l’école, menacée de fermeture par un homme d’affaires sans scrupules, Mr. Crisp.

Avis:

Emile Ardolino, l’homme que l’on trouve derrière le premier « Sister Act » étant mort, il a fallu trouver un autre réalisateur pour voguer sur le succès phénoménal du premier film et le choix s’est arrêté sur Bill Duke. Réalisateur principalement pour la télévision, Bill Duke est surtout connu en tant que comédien et si ce nom ne vous dit pas grand-chose, nul doute que si je m’attarde à rappeler que Bill Duke, c’est le Sergent Mac de « Predator« , là d’un coup, beaucoup voit qui est Bill Duke.

Voguant donc sur le succès du premier film, Bill Duke offre une suite à « Sister Act » et si bien souvent, elle est considérée meilleure que le premier film, personnellement, je ne suis pas vraiment d’accord. C’est vrai que le film est bon et que l’on passe un très bon moment devant. C’est vrai que retrouver Whoopi Goldberg en bonne sœur, et cette fois-ci en train d’enseigner la musique, il y a de quoi se marrer. Et il est toute aussi vrai que la BO de cet opus est exceptionnelle, particulièrement parce qu’on y retrouve la sublime Lauryn Hill. Mais voilà, si cette suite remplit toutes les cases du cahier des charges, il lui manque la surprise qui amenait toute la cocasserie du premier film. Puis, malgré le fait que le réalisateur renouvelle l’intrigue, ça reste très facile. Après, on ne va pas bouder notre plaisir et si toutes les suites pouvaient être de cette acabit, ce serait génial.

Depuis qu’elle s’est faite connaître avec les sœurs de l’église Sainte-Catherine, Dolorès tient une revue à Las Vegas où elle fait carton plein tous les soirs. Les sœurs qui l’ont cachée à l’époque sont devenues enseignantes dans un lycée qui a peu de moyens. N’ayant pas de professeur de musique, ces dernières sont venues demander l’aide de Dolorès. Cette dernière accepte et retrouve la toge de Sœur Marie-Clarence. Sa mission, enseigner la musique à une bande d’élèves très indisciplinés. Une bande d’élèves qui va bientôt se laisser charmer par la fausse sœur et monter une chorale qui pourrait bien sauver l’école de la fermeture.

Second et dernier film pour « Sister Act » et c’est une jolie réussite, malgré plusieurs défauts apparents, dont le majeur demeure son scénario. Oui, si l’on fait attention et malgré l’amour et le cool que peut avoir cette suite, l’intrigue, en plus d’être très clientéliste, ne tient pas vraiment la route. Dolorès qui lâche son show du jour au lendemain, pas sûr qu’elle puisse le faire comme ça avec des contrats qu’elle a signée. Mais bon bref, passons, car on ne peut nier que cette suite est cool et qu’on adore suivre les aventures et les enseignements de Sœur Marie-Clarence.

Avec ce nouveau « Sister Act« , Bill Duke n’a pas fait dans la copie. Exit les ennuis que notre chère Dolorès pouvait avoir avec la mafia et c’est très bien ainsi. Dans un sens, si l’on critique le clientélisme de l’idée de cette suite, on saluera le fait de ne pas être tombé dans la facilité et de ne pas avoir servi du réchauffé.

Ce deuxième « Sister Act« , en plaçant son intrigue dans une école, a quelque chose de plus social, sans pour autant trop en faire. D’ailleurs, l’idée d’une Marie-Clarence enseignante est drôle, surtout quand on repense à l’ouverture du premier « Sister Act« , qui nous montre une Dolorès mauvaise élève face à une sœur. En extrapolant, on peut dire que dans un sens, la boucle est bouclée. Bref, mais plus que le côté social que le film dégage, ce qui fait que cette suite est excellente et plus qu’appréciable, c’est bien la relation que va entretenir notre sœur préférée avec ses élèves et l’ambiance urbaine et contemporaine que le film tient. Les élèves sont très bons et si le scénario est fainéant du côté de l’intrigue, il est généreux dans le portrait de ses jeunes. Leur quotidien est bien rendu, leur amour pour la musique, le rap et le R’N’B, est bon, et c’est aussi très sympa quand le film s’attarde un peu sur leurs espoirs ou encore le sentiment d’abandon qu’ils ressentent. Bref, si le film est facile d’un côté, il est aussi profond de l’autre et offre un beau regard sur une jeunesse des années 90. Une jeunesse composée d’une pléiade d’acteurs géniaux et naturels dont ressort une toute jeune Lauryn Hill, encore pas si connue que ça. Une Lauryn Hill dont le film fait la part belle avec cette voix incroyable, qui en colle la chair de poule.

Et en parlant de voix, « Sister Act 2« , c’est une BO du tonnerre où les « tubes » et les sons mémorables s’enchaînent, jusqu’à ce concours de chant et cet hymne à la joie revisité façon Urbain 90. C’est une BO qui met de bonne humeur, et qu’on écoute encore et encore sans qu’elle n’ait pris une ride.

Avec ses atouts, ses facilités et ses défauts, ce second « Sister Act » demeure un très bon film qu’on adore voir et revoir. Certes, il est facile, certes, l’effet de surprise n’est plus, mais c’est toujours aussi plaisant, ça fonctionne, c’est cool, et c’est tout ce qu’on lui demandait.

Note : 14/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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