Spaced Saison 2

D’Après une Idée de : Simon Pegg et Jessica Stevenson

Avec Simon Pegg, Jessica Stevenson, Julia Deakin, Mark Heap

Pays: Angleterre

Nombre d’Episodes: 7

Genre: Comédie

Résumé:

Tim et Daisy sont deux losers complètement paumés. Décidés à se serrer les coudes pour s’en sortir, ils se font passer pour un couple honnête sous tous rapports afin de trouver un logement. Ils réussissent à convaincre Marsha Klein de leur louer un appartement dans une pension. C’est le début des ennuis…

Avis:

Série culte d’un trio gagnant, Jessica Stevenson, Simon Pegg et Edgar Wright, « Spaced« , c’est le petit bout d’humour so british que personne n’avait vu venir. Ancrée dans son époque, la série peut être considérée comme une pionnière en son genre, puisqu’elle est l’une des premières à s’amuser de toute une culture geek. Et ce qui est encore plus géniale, c’est qu’il ne fait aucun doute que cette série aura par la suite inspiré quelques réalisateurs, scénaristes et autres acteurs.

Partant sur un schéma de sept épisodes d’une vingtaine de minutes, la première saison de « Spaced » fut un excellent moment de télé, notamment grâce au charme fou de cette joyeuse bande bien barrée. Continuant dans la lignée de la première saison, le trio revient donc deux ans après avec une ultime saison, pleine de drôlerie, de loufoquerie et encore une fois de charme. Comment ne pas craquer face à l’amitié de ces deux colocataires, qui est sûrement l’une des plus jolies de la télévision anglaise.

Daisy et Tim habitent depuis plus d’un an déjà dans l’appartement qu’ils ont réussi à louer à Marsha avec un énorme mensonge. Pour eux, la vie est comme elle l’a toujours été, faite de petits bonheurs, de petits drames et surtout d’amitié. Alors que Daisy est partie trois mois en Thaïlande afin de se ressourcer, à son retour, des évènements vont se produire…

Petite louferique comme la télévision anglaise sait en produire, « Spaced » se conclut ici avec ces sept derniers épisodes tour à tour déjantés, décalés, dingues, mais touchants et attendrissants. Sept épisodes qui sont autant de derniers instants dans la vie de personnages qu’on aime aussi bien pour leur folie que leur simplicité. Avec « Spaced« , Pegg/Stevenson/Wright ont vraiment su trouver le ton juste pour que l’on se retrouve dans cette bande pourtant ô combien fêlée.

Cette dernière saison, c’est donc encore une fois des surprises. Comme pour la première saison, Edgar Wright a su la rendre imprévisible et c’est franchement cool. Chaque épisode est une aventure de banalité, que le trio arrive à rendre trépidante. On est tout le temps piqué à vif. « Spaced » éveille nôtre intérêt avec pas grand-chose et c’est ce qui est excellent. On se marre, on sourit, on pouffe aussi devant le n’importe quoi et les folies que la série nous présente. Comme pour la première saison, les références pleuvent et le trio s’amuse avec.

On retrouve aussi la mise en scène très active d’Edgar Wright qui essaie, qui se teste, et bien souvent ça fait mouche. Il y a bien quelques idées qui se perdent, mais face à tout ce que la série apporte comme idées neuves et originales franchement, on n’a pas grand-chose à lui reprocher, si ce n’est de ne pas avoir été plus longue. Mais bon, si cela avait été le cas, aurions-nous eu « Shaun of the dead » ?

C’est avec beaucoup de plaisir que l’on retrouve ces personnages qu’on adore et sans vraiment les développer plus que ça, « Spaced » nous les fait apprécier comme la première fois. Tous sont géniaux et ne se prennent carrément pas au sérieux. Et surtout chacun apporte sa pierre à l’édifice et à la folie ambiante qui règne. À noter que dès son ouverture, la série se paye des guests de John Simm et Mark Gatiss s’il vous plaît.

Cette saison est donc une bonne suite. Mais finalement est-ce vraiment une saison deux, tant on a l’impression d’une continuité parfaite ? Et comme le tout est très court, « Spaced » s’enchaîne et s’apprécie comme un bloc complet.

On ne peut donc que recommander cette petite série qui n’a fait que quatorze épisodes, mais dont les personnages et le fun ambiant font d’elle un excellent moment de télévision, très loin d’être oubliable. Bref, entre fun, conneries, drames, mensonges, références (Mark Gatiss en agent à la « Matrix » on n’était tellement pas prêt), amitiés, « Spaced » a tout compris et se déguste bien trop vite.

Note : 15/20

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Par Cinéted

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