octobre 28, 2020

Il Etait une Fois un Meurtre

Titre Original : Das Letzte Schweigen

De : Baran Bo Odar

Avec Ulrich Thomsen, Wotan Wilke Möhring, Katrin Sass, Burghart Klaubner

Année: 2011

Pays: Allemagne

Genre: Thriller

Résumé:

Par une chaude journée d’été, une bicyclette est retrouvée dans un champ de blé. Une jeune fille a disparu depuis plusieurs jours. Vingt-trois ans plus tôt, au même endroit exactement, était assassinée Pia. Le cauchemar va-t-il recommencer ?

Avis :

Réalisateur du sans plus « Sleepless » sorti cette année avec Jamie Foxx, Baran bo Odar est un réalisateur suisse dont la carrière est toute récente, puisqu’il n’a tourné que trois long et cet « Il était une fois un meurtre » est son premier film. Entre deux, le réalisateur aura tourné un film qui ne sera même pas arrivé chez nous, « Who Am I : Kein System ist sicher« .

Attiré par cette affiche, que personnellement je trouve sublime et très intrigante, je me suis donc arrêté sur ce premier film dans l’espoir de trouver un thriller glaçant qui naviguerait dans les eaux troubles d’un Fincher. Et si le film se regarde et tient une bonne intrigue tournant principalement autour de pédophile, j’en ressors toutefois déçu, la faute au manque d’ambiance, un côté téléfilm TF1 du dimanche après-midi et un sentiment très frustrant d’arrêter le film au moment où il devenait le plus intéressant. Bref, c’est bien dommage.

08 Juillet 1986, par cette chaude journée des plus tranquilles, la jeune Pia onze ans se fait violer et assassiner par deux hommes. Son corps sera retrouvé plusieurs jours après. Cette enquête n’a jamais pu être résolue. Vingt-trois ans plus tard, le 08 Juillet, la jeune Skinikka disparait à son tour. Son vélo est retrouvé à l’endroit même où l’on avait retrouvé celui de la jeune Pia. D’ailleurs, tous les indices retrouvés sont d’une étrange coïncidence. Deux hommes hantés par l’affaire de Pia en sont persuadés, cette disparition, que la police prend pour une fugue, est l’œuvre du même tueur. Mais si c’est l’œuvre du même homme, une question alors se pose, pourquoi tuer tant d’années après ?

« Il était une fois un meurtre » ou le film qui embête de par toutes les qualités qu’il a et celles qu’il n’a pas. Dans le fond, ce premier film de Baran bo Odar est plutôt bon. Son scénario est bon et tient une intrigue glauque, sinueuse, torturée. Le réalisateur nous présente d’emblée les assassins de Pia, dans une scène d’ouverture qui, on peut le dire, met assez mal à l’aise. Par la suite, il laisse le temps à son histoire de planter ses bases et nous tient sur le pourquoi d’un nouveau crime tant d’années après. Les raisonnements et les personnages que tient « Il était une fois un meurtre » sont là encore bons, et l’on se plaît à suivre l’avancée ou plutôt le piétinement des autorités.

De plus, le film est tenu par d’excellents comédiens et un casting de choix, puisque l’on trouve des noms comme Ulrich Thomsen, Wotan Wilke Möhring, Katrin Sass, Sebastian Blomberg, Burghart klaußner, la crème du cinéma allemand et plus largement nordique.

Il y a donc beaucoup d’éléments présents pour que le film soit excellent et passionnant. D’ailleurs, à ceux énoncés plus haut, on lui rajoutera le fait que le film soit bien shooté, avec des plans intéressants. On sent clairement l’envie de cinéma de son réalisateur.

Mais alors qu’est ce qui ne prend pas finalement ? Le gros problème avec « Il était une fois un meurtre« , c’est la platitude du film et de son histoire. Même si ce dernier se laisse suivre, en aucun cas, il se fait passionnant et c’est bien dommage. Ici, tout s’enchaîne presque de manière mécanique, Baran bo Odar ne laisse aucune place à l’émotion ou à de la tension. Avec ce film, on a la triste sensation de se retrouver devant un téléfilm qu’on a déjà vu cent fois, alors qu’entre les lignes, on sent clairement que le réalisateur visait bien plus, mais malheureusement, la sauce ne prend qu’à moitié. « Il était une fois un meurtre » est un film qui est suffisant pour se laisser regarder, mais au vu du thème de son enquête, qui rappelons-le, traîne dans le milieu de la pédophilie, sujet ô combien brûlant, rien ne marquera ou bousculera.

On ressort donc partagé entre le pas désagréable et la déception, de ne pas avoir trouvé le thriller tendu et froid qu’on attendait. Après, cela reste un premier film, et un premier film qui, hormis le manque d’ambiance et ses costumes catastrophiques (oui, je n’en ai pas parlé, mais il y a clairement un problème dans les costumes), détient de bonnes idées, et laisse entrevoir la possibilité d’un réalisateur intéressant. Bon, malheureusement, la suite n’a pas confirmé ceci.

Note : 10/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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