avril 16, 2021

The Last of Us

TLOU

Avis :

The Last Of Us nous fait passer par tous les stades. Du joueur blasé ayant déjà vu et revu 1000 fois ce genre de mécaniques, aux larmes, en passant par le choc, l’insoutenable et j’en passe.
C’est sûrement le jeu le plus « dur » que j’ai pu faire. Mais mon dieu, un des plus humains, des plus vrais. Un des rares titres qui vous fait vraiment ressentir quelque chose. On surpasse le 7e art sur bon nombre de points, on transcende le jeu-vidéo pour vivre une véritable histoire. A mon sens, il s’agit là clairement du meilleur jeu sorti sur cette génération.

TLOU 1

Évacuons la partie technique, qui se montre incroyablement maîtrisée sur cette console vieillissante, rarement j’ai vu un jeu avec des textures et des décors aussi variés, j’ai même regardé avec attention des mobiliers des nombreuses maisons que l’on visite, et force est de constater que l’on tient là une nouvelle référence, le boulot accompli est vraiment monumental. Le souci apporté aux détails (personnages, décors, effets atmosphériques, lumières…), est partout, sauf qu’ici la dimension du jeu est, par rapport à un Uncharted, au moins multipliée par deux : sur un jeu d’une telle durée en solo (comptez entre 18/20h sans se presser sur un 1er run en normal), c’est du rarement vu, bien que le rythme du jeu avec les passages en infiltration soient différents. Sur un plan artistique, on retrouve avec plaisir ce look semi-réaliste issu des aventures de Nathan, et ces couleurs vives, ce qui donne un cachet tout particulier à un jeu doté d’un tel contexte que celui de TLOU : l’humanité est perdue mais la nature « qui reprend ses droits » est magnifique et bien mise en valeur. Contexte scénaristique gris, mais ambiance graphique opulente malgré les ruines, c’est un joli contraste. L’ambiance sonore est superbe (belle VF, mais la VO est la meilleure) mais j’aurais aimé un peu plus de musique tant celle produite par Gustavo est magnifique, et appropriée.

TLOU 2

Sur le plan ludique, TLOU combine avec bonheur ce qui se fait de mieux actuellement, en mixant, sans aucune répétitivité, les phases contemplatives, et de recherches, propices aux dialogues, les phases d’infiltration, les phases de fuite et de shoot. Tout est très fluide à la manette, et passer en mode couverture n’a jamais été aussi immédiat dans un jeu. Joel met ses mains sur les bords et accueille volontiers Ellie dans le creux de son épaule lorsque quelqu’un se pointe. La première fois cela fait drôle. Pour autant, on n’échappe pas à certains bugs d’IA assez pénibles, et je ne reviendrai pas sur le côté cocasse de certaines situations où nos acolytes s’agitent comme des fous tandis qu’on essaie d’éviter les claqueurs. Les possibilités de fabrication et customisation des armes et aptitudes sont bien vues mais j’aurais aimé un peu plus de variété au fur et à mesure du cheminement dans le jeu. L’IA des opposants, suffisamment variés, fait son boulot, nous prend à revers lorsque l’on est détecté et nous montre quelques surprises lorsqu’elle effectue ses rondes (bien qu’assez rares). Le jeu est d’une grande violence, c’est cru, c’est dur, et c’est parfaitement dans le ton, sans concession. C’est ce que l’on retiendra de ce jeu : peu de concessions et une cohérence rare du début à la fin ; pas de creux ou de passage ridicule, facile ou dispensable. La fin est géniale quoique certains en disent, et vaut le détour. Jusqu’à en arriver là, vous voyagerez le temps de quelques saisons au fil d’une histoire riche et inspirée d’un road movie, et rencontrerez quelques personnes fortes sans aucune lassitude, quelques surprises étant disséminées par ci, par là. Mais surtout, The Last of Us pose pour la première fois en profondeur et tout au long de son déroulement la question de la nature humaine face à un péril qui menace l’humanité. Je résumerai cette réflexion brillamment menée par le jeu au travers d’une citation d’un des personnages secondaires, Bill : « Eux [les infectés], au moins, ils sont prévisibles. Ce sont les gens normaux qui me font le plus flipper… »

TLOU 3

Le multijoueur est aussi englobé par un metagame dans lequel on est le chef d’une petite communauté, chaque match rapporte des ressources à notre clan faisant augmenter sa taille, mais  par le même fait, ses besoins en ressources. Il y a 2 classes, les lucioles et les chasseurs, dans chaque classe, il se passe 12 semaines, chaque semaine est  composée de 7 matchs, le but est d’avoir au moins 1 survivant à la fin de la 12ème semaine. Il reprend le système de craft, et certains lieux du mode solo, malgré quelques problèmes de serveurs, assez gênant selon le moment du bug, par exemple à la dernière semaine, et qui vous font perdre la partie, à part ça, le multijoueur et assez bien réussi.

TLOU 4

Bref, The Last Of Us, c’est une putain d’aventure qui se vit, se ressent et se savoure. Il n’y a pas l’effet « Waouh » qu’on peut ressentir dans les blockbusters habituels, mais une grande finesse d’écriture bien plus agréable et bien plus marquante.  C’est un putain de chef d’œuvre !

Note : 20/20 

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Par Mickey

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AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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