octobre 26, 2020

La Promesse – Arménie, Mon Amour

Titre Original : The Promise

De : Terry George

Avec Christian Bale, Oscar Isaac, Charlotte Le Bon, Daniel Gimenez Cacho

Année : 2017

Pays : Etats-Unis, Espagne

Genre : Romance, Drame

Résumé :

1914,  la Grande Guerre menace d’éclater tandis que s’effondre le puissant Empire Ottoman. À Constantinople, Michael, jeune étudiant en médecine arménien et Chris, reporter photographe américain, se disputent les faveurs de la belle Ana. Tandis que l’Empire s’en prend violemment aux minorités ethniques sur son territoire, ils doivent unir leurs forces pour tenir une seule promesse : survivre et témoigner.

Avis :

Réalisateur et scénariste, Terry George est une petite crème qu’on adore. Scénariste de très grand talent, c’est à lui que l’on doit les scénarios de « Au nom du père » et « The Boxer« , tous deux de Jim Sheridan. Terry George est passé à la réalisation en 1996. Depuis, « Some Mother’s Son« , son premier film, le réalisateur a très peu réalisé, mais il a toujours su nous offrir de très bons films (« Reservation Road« ), ou de grands films, comme « Hôtel Rwanda« , qui reste encore dans toutes les mémoires près de quinze ans après sa sortie.

Si vous cherchez un film de Terry George, il faut remonter à près de dix ans maintenant, avec « Reservation Road » et encore, malgré le succès de « Hôtel Rwanda« , le film était sorti directement en DVD. Depuis, le réalisateur est passé par la case télé, et même par celle du court-métrage.

Terry George aura mis très longtemps avant que son projet ne voit le jour. Il faut dire que les films qui s’arrêtent sur le génocide arménien ne courent pas les écrans. Bref, après cinq ans de travail, le réalisateur revient sur les écrans avec « La promesse » et autant dire que l’attente valait le coup, car « La promesse » est un très bon film, qui revient avec intrigue, passion et émotion, sur un crime qui n’a toujours pas été admis, plus de cent ans après les faits.

1915, alors que la Première Guerre mondiale vient d’éclater, l’empire Ottoman s’effondre. Michael Boghosian est un jeune étudiant en médecine arménien qui vient d’arriver à Constantinople. Alors qu’il convoite un avenir de médecin, le destin va en décider autrement. C’est là, loin des regards, que les Turcs ont décidés d’exterminer le peuple arménien. Michael va devoir survivre avec sa famille et ceux qu’il aime.

Le génocide arménien est une partie de l’histoire du monde qui est quelque peu oubliée, ou du moins passée sous silence. Peu de films l’abordent, et quand il est abordé, c’est bien souvent avec de petits films. C’est pourquoi le film de Terry George sort du lot, c’est un film à “grand” spectacle, qui est en prime emporté par de grands acteurs.

La promesse” met donc en lumière le génocide arménien qui, d’Avril 1915 à Juillet 1916, va couter la vie à environ un million deux cent personnes. Pour son cinquième film, le réalisateur Terry George a fait les choses en grand pour nous raconter ce moment terrible. Sa réalisation est somptueuse, entre des décors plus que crédibles, une magnifique reconstitution, et des scènes fortes en émotion. Avec ce film, Terry George dénonce le mensonge éhonté du gouvernement de la Turquie, l’ancien comme l’actuel, refusant toujours d’admettre l’envie d’exterminer un peuple.

Détenant un beau scénario, écrit par Terry George lui-même, “La promesse” est un film qui réussit presque dans tous les sujets qu’il aborde. Émouvant et divertissant, cette “… promesse” se regarde et se suit avec intrigue, crainte et passion. Si l’on regrettera le fait que Terry George livre un film finalement assez formaté pour rentrer dans le cahier des charges de la grosse production, allant jusqu’aux tire-larmes final histoire de bien marquer le spectateur, il n’en reste pas moins que cette “… promesse” est belle et qu’elle nous fait vibrer, en plus de mettre en lumière une période qui est bien trop passée sous silence.

Ce film respire le travail en amont. On sent que le réalisateur tient à son sujet, à ses thèmes, tout comme il tient aussi à sa grande histoire d’amour, qui va défier les massacres, la guerre ou du moins l’évacuation, comme l’état le dit. D’ailleurs, cette histoire est touchante et belle malgré le fait qu’elle barbotte un peu dans les clichés. Mais bon, qu’importe les clichés puisque ça fonctionne bien.

La promesse” est l’un des premiers films qui ose parler du génocide arménien avec de grandes stars en tête d’affiche. Oscar Isaacs est encore une fois incroyable et il trouve là l’un de ses plus beaux rôles. Christian Bale trouve un rôle émouvant, aussi bien pour l’amour qu’il éprouve, que pour son métier de journaliste. Les deux comédiens ont terriblement été castés et finalement, les seuls doutes qu’on pouvait avoir, c’est sur Charlotte Le Bon qui incarne une Arménienne, mais là encore, Terry George fait des miracles. Dans ce film, Charlotte Le Bon n’a rien d’une arménienne et pourtant, grâce à son naturel et son talent, la comédienne s’en sort à la perfection et on adore la suivre. On est tout autant touché par elle que les autres personnages.

Émouvant, intelligent, riche, détaillé et instructif. Film à grand spectacle, tout en sachant rester pudique. Mis en scène de manière somptueuse, malgré un côté amoindri. Dénonçant et appuyant là où ça fait mal, pointant du doigt la Turquie, et enfin, tenu par des acteurs excellents, dans les deux camps, “La promesse” de Terry George est un bon et grand film qui témoigne à la place des victimes d’une d’horreur.

Note : 17/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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