décembre 2, 2020

Sweet Virginia

De : Jamie M. Dagg

Avec Jon Bernthal, Christopher Abbott, Imogen Poots, Rosemarie DeWitt

Année: 2017

Pays: Etats-Unis

Genre : Thriller

Résumé :

Le gérant d’un motel côtoie sans le savoir un dangereux tueur responsable d’un récent massacre dans une ville voisine…

Avis :

Réalisateur canadien, Jamie M. Dagg fait partie de cette nouvelle vague de réalisateur qui commence leur carrière depuis les années 2010. Jamie M. Dagg n’a pas une grande carrière et pour la plupart, elle est quasi-invisible chez nous, puisque son premier long, « River« , est encore inédit et trouvable simplement sur le net.

Donc, après un premier film dans le Laos en compagnie d’un médecin qui s’est retrouvé lié à une affaire de meurtre, le tout sur fond de dictature, Jamie M. Dagg change de style et de région et nous revient cette fois avec un film dramatique très sombre. Un drame âpre, violent, intense, surplombé d’une intrigue qui ne fait aucun compris. Une intrigue qui n’est qu’une énorme montagne de dominos qui ne demande qu’à se casser la gueule… Bref, un drame qui résonne comme une claque, dont l’écho n’est qu’un coup de cœur !

Sam est une ancienne star du rodéo. Aujourd’hui, il tient un petit motel et fait de son mieux pour avoir une vie simple. Parmi ses clients, Sam se lie quelque peu d’amitié avec Elwood, un jeune homme d’à peine la trentaine. Elwood, mis à part le fait qu’il est insomniaque, a l’air d’être monsieur tout le monde. Mais ce que Sam ne sait pas, c’est qu’Elwood est un tueur et qu’il est l’auteur du massacre commis dans la ville d’à côté…

« Sweet Virginia« , avant même son excellente intrigue, c’est avant tout une ambiance qui frappe immédiatement. C’est une ambiance qui annonce un film et une intrigue sombres et violents. Dès les premières images, on sait où l’on met les pieds, le réalisateur ne cache rien ouvrant son film sur un triple meurtre d’une grande froideur. Avec cette ambiance et cette ouverture, on a très bien compris que l’intrigue que va nous raconter Jamie M. Dagg va être lourde, dure et peut-être même injuste.

Le réalisateur a énormément travaillé l’ambiance de son film. La photographie est à tomber par terre plongeant bien souvent ses personnages dans la pleine ombre et les contre-jours. La BO est surprenante et particulièrement prenante, et le travail sur le son est impeccable. Avec cette ambiance, Jamie M. Dagg nous captive instantanément et on reste attentif à tout, car le film donne une impression d’imprévisibilité, comme si à tout instant l’histoire pouvait basculer encore plus qu’elle ne l’a déjà fait.

Ensuite, « Sweet Virginia« , c’est un scénario en béton armé qui n’est que surprise. C’est un scénario dont l’intrigue est de plus en plus sombre et dure au fur et à mesure qu’elle se dévoile. Surprenante, meurtrière, implacable, Jamie M. Dagg a parfaitement su tenir l’intrigue de son scénario et si les rouages peuvent parfois se laisser deviner, c’est vraiment à la dernière minute, et même comme ça, le film sait surprendre. Bref, Jamie M. Dagg a vraiment su trouver le ton, comme l’originalité et l’esthétisme, pour raconter son histoire.

Pour son second film, Jamie M. Dagg a réuni un joli casting qui donne envie de découvrir d’emblée son film. Ainsi, à l’affiche et dans de bons rôles, on trouvera Jon Bernthal et Imogen Poots (on regrettera simplement que le personnage de Poots ne soit pas plus développé dans sa psychologie). Mais les deux comédiens sont quelque peu éclipsés par Christopher Abbott qui est une véritable révélation. Terrifiant, mettant mal à l’aise, d’une froideur absolue et en même temps cachant certaines fêlures, le comédien incarne un tueur à gages impressionnant. C’est bien simple, malgré les talents qu’il y a derrière, on ne voit que lui et il ne fait aucun doute que le petit et terrifiant Abbott risque fort bien de faire couler de l’encre dans les années à venir.

« Sweet Virginia » est donc un excellent film. Brutal, dur, sec, imprévisible, doté d’une intrigue géniale et de comédiens bluffants, ce deuxième film de Jamie M. Dagg mérite amplement une sortie sur grand écran !

Note : 17/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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