Trivium – The Sin and the Sentence

Avis :

Si certains continuent allègrement de cracher à la gueule de Metallica suite à leurs derniers albums (et il faut être sacrément sourd pour dessouder Death Magnetic ou Hardwired… to Self-Destruct), le groupe constitue tout de même une inspiration de tous les instants. Et ce n’est pas pour rien que Matt Heafy, créateur et leader de Trivium, cite le groupe comme première référence à leur son. Et si Iron Maiden et Dream Theater vont aussi partie de leurs icônes, c’est avant tout le groupe de James Hetfield qui prévaut. Et on retrouve beaucoup de similitudes entre Trivium et Metallica. Un thrash métal puissant, une technique irréprochable et des compositions qui, malgré leur complexité, rentrent rapidement en tête. Cependant, Si trivium est né dans les années 2000 et qu’il n’a plus rien à prouver à personne, le groupe était attendu au tournant suite à deux albums très décevants que sont Vengeance Falls et Silence in the Snow. Avec The Sin and the Sentence, il fallait impérativement relever la barre et démontrer à tout le monde que l’inspiration et l’envie étaient revenues et c’est vraiment le cas avec ce huitième album studio puissant, qui renoue avec le metalcore des débuts (genre que le groupe renie, on ne sait pas trop pourquoi) et le thrash qu’ils affectionnent tant.

Le skeud débute avec le titre éponyme de l’album et autant dire que ça démarre sur les chapeaux de roue. Le morceau démarre avec des riffs très rapides, une batterie (avec un nouveau batteur en la présence d‘Alex Hernandez-Bent) qui va très vite et un chant clair qui va mettre tout le monde d’accord. Et ça va être là l’une des principales qualités de l’album, l’alternance du chant crié et du chant clair de Matt Heafy. Cette alternance se retrouve dans le refrain, bien évidemment, qui va reprendre les mots du titre, mais qui va fournir une énergie supplémentaire et l’envie de hurler en même temps que le chanteur. Et que dire du solo, d’une maîtrise totale. Bref, comme entrée en matière, le groupe frappe un grand coup. Et ce ne sera pas le seul morceau réellement puissant et prenant. Avec Beyond Oblivion, Trivium prouve une fois de plus que l’inspiration et l’énergie sont revenues avec notamment des moments vraiment lourds en pré-chorus et des moments plus doux, que ce soit dans le refrain ou dans les couplets. La force du morceau, outré sa rythmique parfaite et sa violence intrinsèque, c’est que ça reste un tube où le refrain rentre immédiatement en tête. Et cela malgré une double pédale qui tabasse et une composition longue et complexe. Et des morceaux de cet acabit, l’album en est rempli, comme avec The Heart From Your Hate, l’un des tubes choisis pour vendre l’album, mais qui s’avère puissant, un peu plus simple en matière de compo, mais qui défouraille bien, tout en jouant sur les émotions avec des couplets chantés avec une belle justesse. On peut aussi parler de Betrayer et son introduction dantesque et ultra rapide en plus de son refrain entêtant, ou encore de The Wretchedness Inside qui fait de suite penser à du Slipknot et c’est très surprenant. Bref, avec ce huitième album studio, le groupe revient à des fondamentaux plutôt plaisants.

Alors bien évidemment, tout n’est pas parfait dans cet album, même si les pistes les plus faibles restent aussi d’une qualité indéniable. On peut alors parler de titres qui rentrent moins dans la tête et que l’on peut avoir tendance à oublier avec le temps. Notamment Other Worlds malgré son ambiance de fin de monde au départ et son côté un peu désespéré. Non pas que le morceau soit mauvais, mais il reste en deçà des autres productions. On peut aussi citer Endless Night, un titre un peu plus « glamour » que les autres et qui aura bien du mal à convaincre sur scène, la faute à un mid-tempo un peu pénible et c’est vraiment le titre le moins fort de l’album. Alors pour autant, il n’est pas détestable, et pourrait presque faire office de ballade au sein de l’album, mais ça reste assez classique et sans surprise. Enfin, on peut aussi citer Beauty in the Sorrow et sa mignonne petite introduction, mais là aussi, le titre manque d’originalité, malgré sa violence et sa vitesse d’exécution. Il faut cependant savoir que malgré ces titres un peu en dessous des autres, tout l’album reste d’une grande qualité et même ces morceaux restent de très bons moments qui ne dénotent aucunement de l’entièreté de l’album. Et c’est plutôt rassurant quand on voit les deux albums précédents où le groupe se reposait un peu sur ses lauriers et ne proposait plus que des compositions en mid-tempo un peu feignasses sur les bords.

Au final, The Sin and the Sentence, le dernier album de Trivium, est une belle réussite et un retour aux sources salvateur pour le groupe. Après deux albums qui avaient déçu les fans, le groupe floridien revient avec de solides bases et un album qui est une synthèse de ce qui a fait leur succès, à savoir un thrash technique et metalcore puissant. Doté de titres entêtants et de morceaux qui fracassent bien, Trivium rassure et signe peut-être l’un des meilleurs albums métal de l’année.

  1. The Sin and the Sentence
  2. Beyond Oblivion
  3. Other Worlds
  4. The Heart From Your Hate
  5. Betrayer
  6. The Wretchedness Inside
  7. Endless Night
  8. Sever the Hand
  9. Beauty in the Sorrow
  10. The Revanchist
  11. Thrown Into the Fire

Note : 18/20

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Par AqME

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