2001, l’Odyssée de l’Espace

rueducine.com-2001-l-odyssee-de-l-espace-1968

Titre Original: 2001: A Space Odyssey

De : Stanley Kubrick

Avec Keir Dullea, Gary Lockwood, William Sylvester, Leonard Rossiter

Année: 1968

Pays: Etats-Unis

Genre: Science-Fiction

Résumé :

A l’aube de l’Humanité, dans le désert africain, une tribu de primates subit les assauts répétés d’une bande rivale, qui lui dispute un point d’eau. La découverte d’un monolithe noir inspire au chef des singes assiégés un geste inédit et décisif. Brandissant un os, il passe à l’attaque et massacre ses adversaires. Le premier instrument est né.
En 2001, quatre millions d’années plus tard, un vaisseau spatial évolue en orbite lunaire au rythme langoureux du « Beau Danube Bleu ». A son bord, le Dr. Heywood Floyd enquête secrètement sur la découverte d’un monolithe noir qui émet d’étranges signaux vers Jupiter.
Dix-huit mois plus tard, les astronautes David Bowman et Frank Poole font route vers Jupiter à bord du Discovery. Les deux hommes vaquent sereinement à leurs tâches quotidiennes sous le contrôle de HAL 9000, un ordinateur exceptionnel doué d’intelligence et de parole. Cependant, HAL, sans doute plus humain que ses maîtres, commence à donner des signes d’inquiétude : à quoi rime cette mission et que risque-t-on de découvrir sur Jupiter ?

Avis :

Quand on s’intéresse de près ou de loin à la science-fiction au cinéma, il y a certains incunables que l’on ne peut pas rater. Entre les premiers Star Trek ou les premiers Star Wars, il y en a un qui fait figure d’ovni du genre, préfigurant tous les thrillers interspatiaux, c’est 2001, L’Odyssée de l’Espace. Bien entendu, difficile de passer à côté de ce gros morceau qui a fait tant parler de lui et qui reste encore aujourd’hui, un film mythique. Rattrapant un retard honteux sur les films cultes du cinéma, c’est avec une certaine curiosité que je me suis lancé dans le visionnage de cette galette. Alors de quoi il en retourne ? Suis-je séduit par le space opéra made in Kubrick ? Une chose est sûre, c’est que l’on comprend très vite pourquoi ce film est devenu un chef d’œuvre, et pourtant, je n’ai pas été totalement convaincu. Allons donc rencontrer Hal 9000, le robot psychopathe de l’espace !

2001lodysseedelespace

La première batterie du monde !

Le film ne débute pas comme un film de science-fiction. On démarre à l’aube de l’humanité, où des hommes singes vivent en bandes et ce disputent les points d’eau. Une bande est lésée par rapport à l’autre, jusqu’à l’arrivée d’une espèce de monolithe rectangulaire noir. Les singes le touchent et commencent à le vénérer. C’est alors que l’un des singes découvre en rognant un ossement qu’il peut utiliser un os comme massue. Il va alors commettre le premier crime de l’humanité pour s’accaparer le plan d’eau. En jetant son os en l’air, on va faire un immense bon temporel pour aller en 2001, avec un vaisseau spatial. On va y croiser plusieurs personnages, des médecins et chercheurs qui vont sur la lune, où l’on a découvert un monolithe rectangulaire noir qui émet des signaux vers Jupiter. Par la suite, on va dans un autre vaisseau spatial où deux astronautes font voyage vers Jupiter pour voir de quoi il en retourne avec comme compagnon de bord HAL-9000, un ordinateur très puissant et très intelligent. Bien entendu, rien ne va se passer comme prévu. Oscillant entre la science-fiction, le drame et le thriller, 2001 L’Odyssée de l’Espace demeure un film très intéressant mais très peu énergique. Si la première partie est très forte et montre que finalement, l’homme est voué à s’entretuer, la suite, avec la bande son qui danse au rythme du Beau Danube Bleu, demeure assez ennuyante, car il ne se passe pas grand-chose. Alors certes, Stanley Kubrick livre des images fortes avec une réalisation hallucinante et très pointue, mais il faut dire que tout cela est assez long et lent. On prend son temps, on admire, c’est très contemplatif, mais il manque quelque chose pour accrocher le spectateur de maintenant. Privilégiant les plans spatiaux, tombant clairement dans le Space Opéra, Kubrick donne un sens à son film où les moments intérieurs demeurent plus forts et plus stressants. Mais encore une fois, tout cela reste lancinant, comme la mort du spationaute qui file dans le vide de l’espace. Mais plus on y repense, plus on a envie de le revoir, pour se refaire une opinion, pour découvrir surement quelque chose de caché, et c’est ça l’adage des films forts du cinéma.

Même si le film est terriblement lent, les acteurs sont formidables. Que ce soit les acteurs dans leur costume de singe, qui demeurent vraiment intéressant dans leur déplacement, ou encore les spationautes, tout ce petit monde joue très sérieusement et met une réelle tension dans le film. Mais le plus fou dans cette histoire, le meilleur acteur demeure l’ordinateur de bord, HAL-9000. Il s’agit d’un seul point rouge, d’un œil de cyclope, mais on ressent toute la puissance et l’intelligence dans ce faisceau rouge. D’ailleurs, le réalisateur s’amuse à le mettre en gros plan, ou alors en fond lorsque les deux spationautes parlent de le déconnecter. Il y a là une grande force dramatique dans ce rôle et dans sa mise en image. Mais ce qui est d’autant plus fort, c’est la voix de l’ordinateur qui est vraiment inhumaine et glaçante, rendant son omniprésence angoissante et étouffante. Néanmoins, tout n’est pas parfait, notamment la fin qui m’a laissé vraiment hermétique et dont je n’ai pas saisi l’allusion. Voulant rendre son œuvre encore plus poétique que ce qu’elle était déjà, J’ai eu l’impression de voir Stanley Kubrick se perdre dans un final un peu trop intello et un peu trop trip hallucinogène. Cela reste beau et intrigant mais franchement, cela m’a laissé de marbre, tout comme l’apparition du bébé.

hal-mort

Le disque dur de l’époque prenait de l’espace.

Au final, si à la première vision de 2001 L’Odyssée de l’Espace, j’ai été assez déconcerté et surpris, je me pose de plus en plus de questions sur le déroulement du métrage et l’envie de le revoir est très présente. Film exemplaire au niveau de la réalisation et de la photo, il possède plusieurs degrés de vision et c’est ça qui fait les grandes œuvres. Néanmoins, le rythme lancinant et les longs plans séquences dans l’espace m’ont laissés de marbre.

Note : 14/20

Image de prévisualisation YouTube

Par AqME

316356_10201093379436910_1464413393_nNote de Trasher: 20/20 Même si le film a beaucoup vieilli, il reste un must de la SF.

ServalNote de Serval: 20/20 Chef d’œuvre absolu.

Note de Mickey: 18/20

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Facebook : Lavisqteam.fr – Contact: lavisqteam@laposte.net