Sniper Special Ops

De : Fred Olen Ray

Avec Steven Seagal, Tim Abell, Dale Dye, Rob Van Dam

Année: 2016

Pays: Etats-Unis

Genre: Guerre

Résumé:

Une unité spéciale, menée par le sniper Jake Chandler, est envoyée dans un village afghan pour y extraire un politicien américain retenu en otage par les Talibans. La mission de sauvetage est un succès, mais Jake , est séparé de son groupe après une fusillade. Le sergent Vic Mosby tente désespérément de convaincre le major Jackson de le laisser retourner sur le terrain pour sauver ces hommes, mais il est envoyé en mission pour récupérer des munitions vitales pour la base militaire. Violant les ordres, Vic et l’unité spéciale décide de retourner au village pour sauver ces hommes. En sous-nombre et sous-armé, Vic et ses hommes s’engagent dans une fusillade massive contre l’ennemi, pendant que Jake utilise ses compétences pour sauver ceux qui viennent à son secours.

Avis :

En termes de films d’action ou de guerre, la thématique du sniper solitaire a connu des jours plus ou moins glorieux. Du premier opus de Sniper avec Tom Berenger et Billy Zane et leurs suites plus ou moins inutiles à American Sniper, les États-Unis ne sont pas les derniers quand il s’agit de hisser haut l’étendard du patriotisme. Sous couvert de leur indéfectible sens du devoir et de leur manière à s’imposer « défenseurs de la liberté », les guerres au Moyen-Orient se suivent et se ressemblent. Un peu comme ce film qui possède tous les ingrédients d’un DTV fauché et oubliable à plus d’un titre. Et cela vaut autant par la très dispensable collaboration entre Fred Olen Ray et Steven Seagal que par une intrigue anémique.

D’ailleurs, ôtons-nous d’un doute d’emblée. Le titre est trompeur, pour ne pas dire mensonger. Hormis une séquence d’introduction où Steven et son comparse ciblent et flinguent à tout-va, il n’est nulle question de snipers. Les méthodes de professionnels, les conditions à prendre en compte avant un tir ? Ne rêvons pas. Si l’absence de données techniques, à tout le moins réalistes, n’est pas une surprise, on attend néanmoins un prétexte propice à l’usage de ce type d’arme. Même Steven Seagal se déleste très rapidement de son fusil ; le remplaçant par une bonne vieille mitrailleuse pour taquiner du taliban. Et ce n’est pas la suite qui infirmera cet état de fait.

Autre point sur lequel on peut parler d’une démarche marketing douteuse : l’affiche. Car, c’est bien entendu Steven Seagal qui l’occupe dans toute sa grandeur (et sa largesse, diront les mauvaises langues). Sauf qu’il n’a qu’un rôle secondaire, à la limite de la participation en tant que guest-star. L’homme se contente d’apparaître dans des séquences sporadiques où ses aptitudes physiques se réduisent à s’asseoir sur une chaise. Le regard vitreux posé sur son équipier blessé. Pour le reste, il arpente quelques rues terriblement désertes (un peu comme le cadre environnant), tire avec un arsenal qui ne provoque aucune étincelle et, cerise sur le gâteau, il n’use à aucun moment de ses compétences en arts martiaux.

Mais alors, que pouvons-nous attendre d’un tel métrage ? De l’action non-stop, un rythme décérébré et néanmoins effréné ? Même sur le b.a.-ba de ce genre de productions, Sniper Special Ops brille par son indigence et sa propension à fourvoyer son unité d’« élite » dans des situations misérables. Une embuscade sur une route déserte où l’escouade est complètement à découvert. La venue inopinée d’un élément perturbateur qui voudrait complexifier inutilement une histoire prévisible au possible. Le tout est desservi par des réactions improbables et des réparties ridicules. Malgré sa courte durée, la trame est aussi longue que bavarde. On oublie les règles de sécurité en territoire hostile pour mieux tailler le bout de gras en attendant de pouvoir dézinguer du taliban.

À ce titre, le peu de fusillades présentes à l’écran est d’une pauvreté affligeante. Les spécificités des terrains ne sont guère prises en compte et joue d’incohérences quand il s’agit de faire évoluer une situation en apparence inextricable. Leur progression téléphonée se révèle peu probante, tandis que la tension et la violence de pareils affrontements pointent aux abonnés absents. En revanche, les seconds couteaux qui parsèment le casting sont aussi crédibles qu’un assortiment de sardines en randonnées sur la Côte d’Azur. Mention spéciale à Charlene Amoia qui tient un pistolet comme peu d’actrices savent le faire. Elle brandirait une baguette rassis au nez et à la barbe des ennemis que cela ne changerait pas grand-chose.

Au final, Sniper Special Ops manque à tous ses devoirs. On ne peut guère s’attarder sur la qualité de l’intrigue dans ce genre de productions. Pour autant, les éléments de base ne sont même pas présents, tandis que le non-respect des critères en termes d’action est permanent. Steven Seagal se fatigue et paraît bien seul sur sa chaise dans un bâtiment désaffecté, tandis que ses comparses pavoisent sur une route déserte. Ils ne se seraient pas mieux pris pour attirer la curiosité du chaland local. En dépit de cet aspect mensonger, on s’ennuie et, pour un film d’action sur fond de guerre, c’est peut-être la pire chose qui puisse se produire. Quand on rate un film, on ne le fait pas à moitié chez Fred Olen Ray.

Note : 03/20

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Par Dante

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