Kamelot – Silverthorn

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Avis :

Il est étonnant de découvrir que Kamelot est un groupe américain alors que leur son est typiquement nordiste et européen. D’ailleurs, c’est dans le vieux continent que le groupe a le plus de succès et cela depuis les années 90. Parce que Kamelot n’est pas un nouveau groupe sur la scène power métal. Fondé en 1991 à Tampa en Floride, le groupe se forme autour de Thomas Youngblood le guitariste et Richard Warner le batteur. Rapidement le groupe signe avec Noise Records et sorte l’album Eternity. En 2010 sortait leur neuvième album, Poetry for the Poisoned qui a déçu énormément de fans. Durant leur tournée en 2012, le chanteur, qui était présent depuis 1997 annonce son départ. Le choix se porte donc sur Tommy Karevik, chanteur du groupe Seventh Wonder et qui essuie les planches avec Silverthorn le dixième et dernier album du groupe. Les fans étaient craintifs, mais assurant le remplacement du chanteur sur la tournée en 2012 et ayant reçu un accueil très chaleureux, le premier album avec Tommy va vite rassurer tout le monde. En effet, Silverthorn semble être un retour aux sources pour le groupe et Thomas Youngblood reprend le groupe en main. Alors pourquoi cet album est si réussi ? Qu’est-ce qui fait l’adhésion du public pour ce skeud ? Jetons une oreille avisée sur cet album.

L’album débute avec une introduction comme on coutume de faire les groupes de power métal à consonance fantasy. Manus Dei n’échappe pas à la règle de l’intro symphonique et avec une ambiance gothique et lugubre. On enchaine ensuite avec l’un des tubes de l’album, le très bon Sacrimony (Angel of Afterlife). Nerveux et très bien construit, la pièce comporte un refrain entêtant et surtout, un duel de solo entre guitare et clavier qui est vraiment impressionnant. L’apport féminin dans le refrain est un plus, rendant la chanson plus poétique encore et plus addictive. La suite sera toujours du même acabit, que ce soit Ashes to Ashes et son solo de guitare hallucinant ou encore Torn avec son refrain et ses claviers aux sonorités orientales. On prendra une jolie pause avec la ballade Song for Jolee et son piano, qui met en avant tout le talent de son chanteur Tommy Karevik. Veritas s’impose plus comme un morceau plus classique de power métal entre moment brutaux et refrain épique avec des chœurs. Mais pour moi, la meilleure pièce est incontestablement My Confession, avec une introduction aux violons sublimes et des riffs ravageurs avec un léger son irlandais de la part des claviers. Bref, le morceau est excellent et maîtrisé d’un bout à l’autre. La suite sera toujours aussi jouissante, signant véritablement le retour aux sources pour le groupe. A l’image du morceau Solitaire, autre plage sublime avec un refrain qui reste dans la tête et une double pédale très bien dosée. Bref, tout respire le travail bien fait et l’envie de revenir vers des fans qui attendaient grandement ce moment. Néanmoins l’album n’est pas forcément exempt de défauts comme le morceau Silverthorn qui marque moins malgré quelques bonnes idées ou Veritas et sa touche féminine. Par contre, la longue pièce Prodigal Son est un modèle du genre de plus de 8 minutes, avec une introduction d’une douceur absolu et des riffs assassins alternés avec des moments de calme planant et agréable. Bref, un album complet et superbement produit.

Kamelot+++Silverthorn+promo+pho

Au niveau de la voix, le groupe a-t-il eu raison de changer ? Y-a-t-il une grande différence entre Tommy Karevik et Roy Khan ? La réponse est assez difficile car si les deux sont différentes, elles correspondent bien au thème du mélodique power métal. Le nouveau chanteur possède surement une voix un peu plus douce, mettant plus d’émotion et de sensibilité dans les pièces, comme l’en atteste l’introduction de Prodigal Son par exemple. Il sait aussi envoyer la patate lors des moments plus rudes sans pour autant beugler comme un âne. Sa voix correspond idéalement à ce que l’on peut faire dans le domaine du power métal. Torn semble être le meilleur morceau pour entendre toute l’étendue de l’organe du monsieur. Les chœurs féminins ou encore l’apport sur quelques morceaux de chants féminins apportent une autre dimension aux plages, comme une douce mélancolie qui nous emporte.

Au final, Silverthorn, le dixième et dernier album en date de Kamelot est un excellent skeud. Alternant les moments doux comme sur Song for Jolee et les moments purement métal, le groupe signe un retour aux sources et rassure les fans qui avaient peur d’une autre déception. Bref, les plus européens des américains assurent et livrent un album à l’image de leur ligne de conduite, à la fois gothique, parfois grandiloquent mais jamais prétentieux !

  1. Manus Dei
  2. Sacrimony (Angel of Afterlife)
  3. Ashes to Ashes
  4. Torn
  5. Song for Jolee
  6. Veritas
  7. My Confession
  8. Silverthorn
  9. Falling Like the Fahrenheit
  10. Solitaire
  11. Prodigal Son
  12. Continuum

Note : 16/20

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Par AqME

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