Geostorm – Les Météorologues de l’Extrême

De : Dean Devlin

Avec Gerard Butler, Jim Sturgess, Abbie Cornish, Alexandra Maria Lara

Année: 2017

Pays: Etats-Unis

Genre: Science-Fiction, Catastrophe

Résumé :

Grâce à une coopération sans précédent entre États, un réseau de satellites contrôle désormais le climat et protège les populations. Jusqu’à ce que le dispositif se dérègle… S’agit-il d’un complot ou d’une faille dans le système ? S’engage alors une véritable course contre la montre…

Avis :

Dean Devlin, c’est le complice de toujours d’un certain Roland Emmerich. Présent aux côtés du réalisateur allemand depuis le début des années 90, Dean Devlin a travaillé sur presque tous les scénarios de Roland Emmerich. Après avoir travaillé des années pour Emmerich et après s’être fait la main sur quelques épisodes de séries, Dean Devlin peut enfin rejoindre son « maître » dans le domaine du film à tendance catastrophe climatique.

Les films catastrophe, le cinéma en a toujours connu, et quelques-unes des plus impressionnantes destructions de villes ou de la planète, on les doit à Roland Emmerich. Mais si le spectacle est toujours au rendez-vous, il est vrai que les scénarios de ses films laissent bien souvent à désirer, au point qu’aujourd’hui plus le scénario est vide et improbable, plus le film est « nanardement » cool et avec « Goestorm » on tient là un vainqueur hors concours. Un vainqueur dont la bêtise en fait un véritable plaisir coupable.

La terre, 2019. Le monde est ravagé pour des phénomènes météorologiques de plus en plus puissants, au point que le monde court à sa destruction. Mais pour une fois dans le monde, les peuples ont décidé de s’unir et chercher ensemble pour réparer, ou du moins tenir, la planète. C’est là qu’un homme a trouvé la solution, et ainsi, par un savant moyen, il a sauvé le monde grâce à des satellites intelligents qui gèrent eux-mêmes la météo. Ça, c’était il y a trois ans. Depuis, cet homme a été renvoyé et aujourd’hui son système buggue et il pourrait bien détruire le monde…

Après « Le jour d’après« , après « 2012« , après « San Andreas » voici venu l’heure de « Geostorm« , la géniale connerie de cette fin octobre.

Avec « Geostorm« , Dean Devlin a l’air d’avoir tout compris à ce qu’il faut faire pour livrer un film à la catastrophe assurée. Avec « Geostorm« , le réalisateur ne nous épargne rien et franchement, c’est tripant de connerie devant lesquelles on se surprend à sourire, tant le film ne peut être pris au sérieux et que le tout est con.

Si l’on devait bâtir une charte, un règlement ou un cahier des charges, qui relèverait les obligations d’un bon film catastrophe raté, alors « Geostorm » remplirait toutes les cases haut la main, et même celles qui n’existent pas encore.

Le scénario n’est que connerie, bêtise, improbabilité et incohérence que c’en est tordant. L’histoire, que ce soit dans la solution pour préserver le monde ou dans ses complots politiques, est convenue, et même si elle se regarde, elle est loin d’être vraiment intéressante. En plus de ça, souvent elle apparaît comme incompréhensible. On ajoutera à cela que la dite histoire est un ramassis de clichés tous plus cons les uns que les autres. Et que la toujours même histoire est prévisible au possible, c’est même ça qui est bon. Aucun suspens n’est donc à prévoir tant ceux qui ont une tête de méchant et une tête de gentil sont identifiables dès le départ et c’est peut-être ça qui est génial avec le film.

De plus, on pourra se tordre de rire devant un film qui, dans sa première partie, se prend vraiment trop au sérieux. Tête grave, regard lourd, théorie et météorologie sont de la partie et les acteurs y croient à deux cent pour cent.

Ensuite, toujours dans cette prise de sérieux, on constatera avant plaisir que le film envoie des messages, parlant d’écologie à fond, défendant de belles valeurs, comme la paix dans le monde ou encore l’amour de la famille, le tout souligné d’une belle morale mielleuse à souhait. Bref, le scénario ne nous épargne rien, allant même jusqu’à envoyer des piques à ce bon vieux Donald Trump (ça, c’est la cerise sur le gâteau).

On ajoutera aussi que le spectacle est bien entendu assuré. Se voulant spectaculaire et démesuré « Geostorm« , même s’il est un peu long à se mettre en place, est loin d’être radin. C’est même tout le contraire, puisque le film en fait bien trop, sombrant parfois dans l’improbabilité la plus folle. On notera que pour le spectacle, le film se paye parfois des séquences démentes, mais pas toujours puisqu’on aura aussi le droit à des séquences d’une grande ringardise qui piquent les yeux pour notre plus grand plaisir. La séquence du kidnapping du président vaut son pesant d’or !

La catastrophe s’aventure aussi dans la musique. Et là, on peut dire que le film nous a sorti tout ce qu’il pouvait avoir en stock. Insistante, ça joue la sensibilité, ça sort les violons à outrance, thème qui rappelle « Armageddon » de Michael Bay. Bref, là encore, c’est un petit best of à lui seul.

Enfin, il nous reste des acteurs. Comble du génial, avec un Gerard Butler engagé à fond, un Jim Sturgess qui est censé assurer le coté émotionnel du film, une Abbie Cornish en agent secret, un Ed Harris qui fait du Ed Harris et en bonus, Dean Devlin nous a ressorti de son chapeau Andy Garcia pour lui refiler le rôle du président des Etats-Unis. Bref, un casting qui fait plaisir à voir, et qui assume complètement la connerie du film et c’est ça qui est bon.

Alors c’est vrai que si l’on prend le film au sérieux, c’est une belle purge qui n’apporte rien de neuf, qui est mal faite et mal écrite. Mais côté nanar de luxe, franchement tout y est, Dean Devlin ne nous épargne rien, et c’est aussi con que c’est cool finalement.

Note : 06/20

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Par Cinéted

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