Tsuro

Fiche technique :

Auteur : Tom McMurchie

Joueurs : 2 à 8

Durée : 15 min

Première parution : 2005

But du jeu :

Soyez le dernier à rester sur le plateau de jeu !

Règles :

Le plateau de jeu est découpé en 36 cases, celles de l’extérieur comportant deux petits traits chevauchant le bord. Chaque joueur choisit un pion Dragon, le pose sur un de ces traits, et pioche 3 tuiles Chemin. Celles-ci comportent quatre chemins entrelacés partant d’un bord et arrivant soit sur un autre bord, soit sur le même.

La tuile Dragon est placée au dessous de la pioche de tuiles Chemin.

Le premier joueur pose une tuile Chemin devant son propre pion, dans la case, orienté dans le sens qu’il désire. Ensuite, tous les joueurs adjacents à cette tuile (lui compris) suivent le parcours qui se dessine devant eux, jusqu’à arriver au bord de celle-ci. Puis le joueur pioche une nouvelle tuile Chemin pour en avoir 3.

Le joueur suivant procède de même, il place une tuile sur la case adjacente à son pion, fait suivre à celui-ci et à d’autres pions, le cas échéant, le parcours qui se dessine. Enfin il pioche pour remplacer sa tuile.

Si jamais un pion sort du plateau suite à son déplacement, le joueur qui le contrôlait est éliminé. Il remet ses tuiles Chemin sous la pioche, au dessus du Dragon.

Lorsque la pioche est vide, le prochain joueur à tirer une tuile prend celle avec le Dragon. Elle indique que si un autre joueur est éliminé, il sera le prochain à recevoir une tuile de la part de celui qui vient de perdre.

La partie se termine lorsqu’un joueur est seul à ne pas être sorti du plateau, il est donc déclaré vainqueur.

Avis :

Les règles de Tsuro tiennent en deux lignes et  s’apprennent tout aussi rapidement. Est-ce là un gage de qualité ou le jeu est-il trop simple pour être intéressant ?

Justement, sa simplicité est ce qui fait sa force et le rend accessible au plus grand nombre. A mi-chemin entre le jeu d’ambiance et le jeu familial, les règles peuvent être rapidement assimilées. Un enfant de 6-7 ans peut déjà faire quelques parties avec ses parents sans le moindre souci.

Ce titre ne cache pas de grande profondeur mais c’est principalement ce qu’on lui demande. De 2 à 8 joueurs, les parties ont sensiblement la même durée, c’est en général une sorte d’en-cas avant de se lancer dans un jeu plus costaud et plus dense ou au contraire lorsque l’on souhaite privilégier la bonne humeur et ne pas trop se creuser la tête, sans pour autant verser dans le jeu d’ambiance pur. Pour cette raison, il est plutôt déconseillé d’y jouer en dessous de 4 joueurs. En effet, tout le principe du jeu réside dans le fait de tenir sur le plateau le plus longtemps possible, en essayant de créer des chemins que les adversaires finiront par emprunter et qui les mèneront à leur perte. De ce fait, les joueurs ont tendance à rester dans leur coin quand ils sont peu nombreux, et les interactions sont très peu nombreuses alors. A partir de 5 joueurs, les confrontations sont plus rapides. Même si les règles n’autorisent qu’à poser une tuile devant notre propre pion, il est possible d’éliminer un joueur s’il est devant la même case que nous. Il s’agira alors de trouver le passage qui nous laissera en vie tout en mettant notre opposant dans une fâcheuse posture.

Le point négatif réside donc dans la part de hasard car ce que l’on joue dépend exclusivement des tuiles que l’on pioche. Il arrive souvent, lors d’une partie avancée, qu’aucune des tuiles à notre disposition ne nous sauve. L’élimination est donc notre seule option, et la seule chose que l’on peut choisir est le chemin que nous allons parcourir avant de perdre. Pour autant, avec 35 tuiles toutes différentes et 48 emplacements de départ possibles, la rejouabilité est au rendez-vous. Aucune partie n’est identique à une autre et la courte durée donne souvent l’envie de recommencer, encore et encore. De plus, la seule et unique action consistant à poser une tuile devant soit, les tours sont fluides et l’on attend très peu avant de rejouer, même au nombre maximal de joueurs.

Le plateau est très joli avec un phénix en plein milieu, les pions sont en plastique, agréables au toucher, avec un dragon gravé au milieu du plus bel effet. Les tuiles sont très épurées avec un rendu en terre. Simple mais efficace.

Il a été nominé pour un prix en 2006, et dispose d’une version alternative appelée Tsuro of the Sea, qui reprend exactement la même mécanique de jeu, à ceci près que l’on incarne des bateaux et qu’une autre mécanique amène des tuiles Dragon qui détruisent les sillages que l’on créé au fil de la partie.

Un jeu élégant, disposant d’un design plutôt japonisant, avec des règles simples qui sont parfaites lorsque l’on souhaite jouer à beaucoup sans trop réfléchir. Et il remplit parfaitement son contrat.

Note: 16/20

Par Flippy Who

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