janvier 19, 2021

The Finest Hours

De : Craig Gillespie

Avec Chris Pine, Casey Affleck, Ben Foster, Eric Bana

Année: 2016

Pays: Etats-Unis

Genre: Historique, Drame, Action

Résumé :

Le 18 février 1952, l’une des pires tempêtes qu’ait jamais connues la côte Est des États-Unis s’abat sur la Nouvelle-Angleterre. Elle ravage les villes du littoral et détruit tout sur son passage, y compris deux pétroliers de 150 mètres. Le SS Pendleton et le SS Fort Mercer, en route respectivement pour Boston (Massachusetts) et Portland (Maine), sont littéralement brisés en deux. Les équipages restent piégés à l’intérieur des navires voués à sombrer rapidement. Le premier assistant mécanicien Ray Sybert, officier responsable à la poupe du Pendleton, réalise très vite qu’il lui appartient de prendre en charge des marins terrifiés et de les amener à travailler ensemble pour maintenir le navire à flot le plus longtemps possible.

Alors que les garde-côtes de Chatham (Massachusetts) font de leur mieux pour aider les pêcheurs à protéger leurs bateaux de la tempête, ils apprennent que les deux pétroliers en détresse dérivent au large du cap Cod. Le premier maître Daniel Cluff, récemment nommé à la tête du poste de secours, envoie immédiatement à la rescousse le bateau de sauvetage CG 36500, sous le commandement du capitaine Bernie Webber. Ce dernier et son équipage de trois hommes se lancent dans une périlleuse mission à bord de leur embarcation sous-dimensionnée au regard des éléments déchaînés, un canot de bois de 11 mètres. Avant même qu’ils soient sortis du port, ils perdent le pare-brise et le compas de navigation.
Pourtant, les quatre hommes persévèrent, et malgré des vents de la force d’un ouragan, des vagues de 20 mètres de haut, des températures glaciales et une visibilité quasi nulle, ils parviennent miraculeusement à localiser le Pendleton. Au prix d’efforts inouïs, ils vont réussir à sauver 32 hommes sur les 33 que compte l’équipage.

Affrontant la colère destructrice de l’océan, 36 hommes, réfugiés sur un bateau prévu pour 12, vont tout faire pour rentrer chez eux.

Avis :

Craig Gillespie est un réalisateur américain qui a commencé dans le cinéma indépendant. On retiendra particulièrement son « Une fiancée pas comme les autres » avec un Ryan Gosling génial en amoureux d’une poupée gonflable. Puis en 2011, le réalisateur fait un petit tournant avec le remake de « Fright Night« . Un tournant qui depuis l’a amené à réaliser de films à plus gros budget pour Disney, comme « Million Dollar Arm » ou dernièrement « The finest hours« , sorti en 2016 et passé relativement inaperçu.

Revenant sur une histoire aussi incroyable qu’elle est vraie, Craig Gillespie, avec « The finest hours« , nous offre un film sympa à découvrir, mais qui n’ira jamais plus loin. Bon moment de cinéma à découvrir en famille, « The finest hours » assure un certain spectacle, mais ne marquera malheureusement pas les esprits, car entre ses personnages stéréotypés, son manque d’émotion et les bons sentiments qui parcourent tout le métrage, le dernier film en date de Craig Gillespie avait de quoi être bien plus prenant et sombre… Mais bon, comme on est chez Disney, on se retrouve devant un petit film d’aventure qui, malgré ses défauts, s’avère sympathique.

Le 18 février 1952, l’une des pires tempêtes sévit au large des côtes de l’est des États-Unis. Cette nuit-là, deux pétroliers naviguent dans l’océan déchaîné. Le pétrolier SS Pendleton qui se rend à la ville de Boston fait face à la force des vagues. Le bateau se brise en deux, mais si l’avant du navire sombre dans les abysses, l’arrière du paquebot, coupé là où il le fallait, reste à flots. À son bord, trente-trois hommes à la dérive avec aucun moyen de communication.

Ayant eu vent du naufrage du pétrolier, c’est le commandant Bernie Webber qui est en charge d’aller secourir les marins. Mais comment les retrouver sans position ? Et surtout comment sortir du port, piégé par la violence des vagues qui viennent s’écraser sur les bancs de sable et fracassent tout navire essayant de sortie de la baie ?

« The finest hours« , c’est donc l’histoire d’un moment de courage et de bravoure à travers plusieurs personnages qui vont tout mettre en œuvre, malgré les dangers, afin de sauver l’autre. Avec ce film, Craig Gillespie nous offre donc un film à spectacle qu’on suit avec un certain intérêt, même si peu de suspense est à prévoir et que le final est évident.

« The finest hours« , c’est une intrigue qui fait son taf. S’il y a aura bien quelques petites longueurs dues à des passages obligés, le tout se laisse regarder. On appréciera le scénario qui s’aventure aussi bien en mer que sur terre, et développe le courage des sauveteurs, comme la longue et pénible attente de ceux restés sur la terre ferme. On appréciera aussi que malgré le fait qu’il ne se passe pas grand-chose, Craig Gillespie arrive à nous entraîner dans un petit film d’aventure sympa, nous offrant ce que l’on est venu chercher. La scène du naufrage a de la gueule, tout comme le film nous réserve plusieurs bons moments dans ce qui reste du pétrolier. Solutions incroyables, débrouillardises intéressantes et surtout crédibilité de l’évènement assurent le spectacle. D’ailleurs, on appréciera beaucoup le personnage de Casey Affleck qui demeurera comme le moins stéréotypé du film. Puis comme toujours, Casey Affleck est juste.

Mais voilà, si le film est intéressant et plaisant, on ne peut aussi s’empêcher d’être un peu déçu, car finalement, alors qu’il détient une histoire incroyable, rien de bien marquant ne se passe, si ce n’est l’idée de base qui est de raconter la dérive d’un paquebot coupé en deux. On se souviendra surtout de cet élément dans le film. Pour le reste, le film manque d’émotion, de suspens, et n’arrive jamais à nous passionner. Certes, il pique notre intérêt et on le suit sans déplaisir, mais « The finest hours » mérite d’être tellement plus dur et prenant comme traitement que c’est quelque peu dommage. Après, comme je le disais, on est aussi dans de la production Disney et de ce côté-là, le film fait son taf et s’avère comme on pouvait s’y attendre.

Bon, on notera quand même qu’esthétiquement, le film a tendance à faire fond vert et que certains effets spéciaux, notamment dans la sortie du port, sont assez moches, ce qui est étrange quand on voit la qualité de la scène du naufrage.

« The finest hours » est donc un petit film catastrophe sympa et divertissant qui se regarde au moins une fois, surtout pour cette incroyable histoire vraie qui est mise en images. Craig Gillespie a donc fait un film qu’on qualifiera de simpliste et commun, mais efficace.

Note : 13,5/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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