octobre 26, 2020

Assassin’s Creed Brotherhood

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Avis :

Les jeux vidéo, c’est un peu comme le cinéma. Dès qu’un jeu marche, connait un grand succès et se révèle être un excellent autant du point de vue de la critique que des joueurs, il en sort une pléthore et parfois, ils nous arrivent d’être déçus. Seulement, la saga des Assassin’s Creed n’a pour l’instant pas encore déçu et montre même que des suites peuvent être meilleures que les épisodes précédents. La preuve en atteste, avec un deuxième volet bien plus intéressant et mieux construit que le premier. Mais Brotherhood, c’est une peu comme le spin-off d’une série, c’est la suite direct du deuxième volet sans pour autant avoir un profond lien avec le premier. Il s’agit donc de reprendre le contrôle d’Ezio Auditore Di Firenze sauf que cette fois, l’aventure ne se situe que dans une ville, mais quelle ville ! Rome, la grande et majestueuse capitale italienne. Alors on pourrait crier à la fainéantise, aux heures de jeu en moins, au dépaysement en moins, mais c’était sans compter sur les gars d’Ubisoft qui proposent un jeu vraiment bon, malgré le peu de nouveautés.

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Attends, fais voir ton cheval, il a l’air mieux que le mien !

Quand on sait que le jeu ne se situe que dans une seule ville, on pourrait croire que l’on va vite en faire le tour et que le jeu va être redondant. Mais il n’en est point, car la ville est immense et que les missions sont relativement nombreuses. Ce qui fait la force des Assassin’s Creed, c’est une durée de vie assez longue grâce aux missions annexes et aux quelques objets cachés disséminés dans toutes les villes. Dans le Brotherhood, rien ne change, on reste avec des quêtes annexes, notamment avec les voleurs, les courtisanes et les mercenaires, mais avec aussi une quête principale passionnante contre les Borgia et un homme à l’égo démesuré. Le scénario est d’ailleurs fort intéressant et la force des développeurs a été de présenter Rome avant puis après une restauration rapide. On déambule donc dans une cité antique magnifique et à la puissance architecturale incroyable. C’est un plaisir que de vagabonder au grès des toits ou des ruelles et de voir se dessiner quelques magnifiques bâtiments comme le colisée ou encore le palatin. Mais, le jeu n’est pas exempt de défauts, car il ne propose pas de véritables nouveautés et on peut finir par en avoir marre de jouer trois fois au même jeu. Si l’envoi de troupes en mission pour récolter des sous ainsi que des objets est amusant au début, il devient vite lassant, car c’est toujours la même chose.

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C’est la bonne hauteur pour une vigie.

Graphiquement parlant, le jeu est très réussi, même s’il subsiste quelques inégalités. On voit rapidement que l’accent a été mis sur les décors et les bâtiments. En effet ces derniers sont très beaux et très bien modélisés. Le Colisée est un exemple, magnifique structure que l’on voit de loin. Par contre, pour les personnages, les mouvements des habitants sont toujours aussi brusques et les bugs de collision sont très nombreux. Il n’est pas rare que la cape d’Ezio se fonde dans un personnage. Les visages, bien que bien faits, aurait pu être affinés et les expressions un peu plus travaillées. Par contre, la bataille finale dans le feu est excellente et vraiment prenante, une réelle réussite, tant au niveau du scénario que de l’intensité de la scène, qui ressemble à un procédé cinématographique. Le jeu possède aussi quelque chose d’assez pénible, c’est la taille de la carte, qui est immense mais il faut parfois du temps pour aller d’un point à un autre. Le système de tunnel dans les égouts n’est pas très pertinent, car il faut les restaurer, ce qui coute de l’argent et parfois, ils sont tout de même éloignés de là om l’on doit aller. Le cheval semble être une bonne chose, notamment en campagne, mais c’est un calvaire dans la ville. Au niveau de la jouabilité, on reste dans du classique pour les vieux routards des Assassin’s Creed, mais les néophytes se feront vite la main, car il suffit d’un touche pour courir et s’accrocher et le tout se fait avec une facilité déconcertante. Le seul problème, c’est que parfois Ezio court et saute là où il ne faut pas et meurt bêtement. Les combats sont assez dynamiques bien que redondants, les phases d’infiltration sont basiques et l’arbalète est très difficile à utiliser (personnellement, je ne l’ai jamais utilisée). A noter aussi des bonus si l’on réussit les missions avec une condition, mais cela ne sert à rien.

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Ne jamais tourner le dos à un assassin. Jamais !

Au final, Assassin’s Creed Brotherhood est un jeu d’aventure/action réussi. Le seul problème réside dans le manque de nouveauté, malgré la nouvelle ville et les missions dans lesquelles on envoie nos assassins. Le jeu tient bien la route graphiquement et c’est un réel bonheur de déambuler dans les rues de Rome. L’histoire est prenante et cette intrigue dans les hautes sphères de la papauté est de haut vol. Franchement, il faut être sacrément difficile pour ne pas apprécier un Assassin’s Creed, et celui-ci est vraiment très bon.

Note : 17/20

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AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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