The Perfect Weapon

De : Titus Paar

Avec Johnny Messmer, Steven Seagal, Sasha Jackson, Richard Tyson

Année: 2016

Pays: Etats-Unis

Genre : Action, Science-Fiction

Résumé :

Dans un futur rapproché, un assassin d’élite échoue l’élimination de sa cible et doit fuir l’organisation secrète d’un état totalitaire qui l’emploie.

Avis :

Il y a une récurrente dans le cinéma d’action, c’est la déchéance de certaines stars qui ont eu du succès durant les années 80/90. On peut citer Dolph Lundgren, Chuck Norris ou encore Steven Seagal, des acteurs qui ont eu leur coup d’éclat, mais qui, à force de choix de carrière hasardeux, sont tombés dans les limbes des DTV bon marché et sans âme ni fond. Cependant, certains d’entre eux ont eu l’espoir fugace d’un retour sur le devant de la scène grâce à la franchise Expendables du copain Stallone, mais encore une fois, après ce succès, les trois acteurs précités n’ont pas su rebondir, et ce n’est pas le rôle minable de Dolph Lundgren dans la série Arrow qui va lui permettre de retourner pour de bons films au cinéma. Mais le pire de tous, c’est bien Steven Seagal. Pourtant, l’homme a quelques bons films, un bon background personnel avec quelques succès dans les arts martiaux, mais cela ne semble pas suffire et l’homme semble se contenter de tourner dans des nanars atrophiques insupportables, comme en atteste The Perfect Weapon, un remake d’un film de 1991 que tout le monde a oublié.

Dès le départ, il est très compliqué de rentrer dans ce métrage. La réalisation est d’une pauvreté hallucinante, notamment dès qu’il s’agit d’insuffler un peu de mouvement et de vie. Les faux raccords vont bon train, les ralentis ne servent à rien et le pire dans tout ça, c’est que l’on est plongé dans un monde où l’on ne comprend rien. Temporellement, on sait que l’on est dans le futur, puisque c’est indiqué par une date. Les nouvelles technologies sont présentes, mais les designs sont affreux et en plus de cela, tout semble moins bien marcher qu’aujourd’hui. Tout ce que l’on comprend, c’est qu’une société prend des anciens combattants, les lobotomise pour en faire des tueurs qui ne sont pas occultés par leurs souvenirs et leurs sentiments. On va donc voir un de ces tueurs lors d’une mission, mais il laisse une survivante, notamment parce que c’est son ex. On remet donc en doute le succès de la formation des tueurs et il va être traqué pour manquement à son exercice. S’ensuit des trucs incompréhensibles, des personnages que l’on n’avait jamais vus et des combats dans des toilettes. Et Steven Seagal qui déblatère des trucs métaphysiques dans un calme olympien. Bref…

Si la réalisation est aux fraises, The Perfect Weapon doit se voir comme un mélange low cost de Blade Runner pour le côté humaniste et Hitman pour l’aspect tueur à gages complètement manipulé. Malheureusement, tout est tellement appuyé et stupide dans son message final que le film reste et restera une daube infâme et puante. Titus Paar essaye de parler du libre-arbitre, de l’horreur de manipuler les hommes en leur retirant finalement ce qui fait d’eux des êtres humains, mais à chaque fois, on retombe dans les méandres du Z inutiles et qui ne va pas au bout de son concept. On va vers des combats appauvris, des monologues insupportables et de la psychologie de comptoir avec en plus de cela, du vulgaire et des scènes de sexe gratuites et sans intérêt. Enfin, des scènes de sexe, c’est vite dit, c’est juste trois bisous et tout est caché. Il y a aussi une profusion de personnages dont on ne sait pas grand-chose, notamment celui joué par Vernon Wells, qui est inutile, et dont on ne comprend pas bien les motivations. Hormis qu’il a du rouge dans les cheveux et qu’il prend un malin plaisir à torturer le héros. Pour le côté Hitman, on reste dans du conventionnel, même si pour un tueur, il n’est pas très efficace et la réalisation montre à quel point l’acteur est pataud.

En parlant du jeu des acteurs, il faut revenir sur ce point essentiel du film, qui lui fait passer un palier. Tout le monde, absolument tout le monde, est mauvais, et pas seulement sur leur façon de jouer, mais aussi sur leur design. Johnny Messmer, qui joue le héros du métrage, ressemble à un mauvais sosie de Vin Diesel. Tout aussi lourd, l’acteur est d’une froideur absolu et on lit dans ses yeux qu’il ne peut pas faire autrement. C’est un peu le regard du veau dans la luzerne. Ensuite, il y a la jolie blonde, Sasha Jackson, qui ne sert à rien et demeure d’une fadeur inégalable. En plus, on ne voit jamais ses boobs. Et enfin, que dire de Steven Seagal, égal à lui-même, mauvais, statique, dans un rôle qui tient plus du gourou que du dangereux chef d’entreprise. Le film surfe sur son nom, mais on le voit à peine et il est ridicule avec son bouc qui est aussi bien rasé qu’une chatte de féministe. Bref, rien n’est fait pour happer le spectateur, préférant se foutre de sa gueule en lui balançant des personnages fonctions et des séquences complètement ridicules, le combat dans les chiottes restant un moment fabuleux.

Au final, The Perfect Weapon est une purge infâme qui vient compléter la collection de navets de Steven Seagal. Complètement à la ramasse que ce soit dans ses thèmes ou dans sa forme, ce film n’arrive jamais à trouver le ton adéquat pour pallier à son manque de budget. C’est mal filmé, mal joué et en plus de cela, c’est nauséabond dans son message. Bref, passez votre chemin, sinon il vous en coûtera de la santé mentale.

Note : 02/20

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Par AqME

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